Accès malvoyants

Malvoyant
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L'Amour

  1. item 1
    Ni toi ni moi
    Camille Laurens
    P.O.L Paris
    2006
  2. item 2
    Embrasez-moi
    Éric Holder
    Impr. Floch
    2011
  3. item 3
    Le Rouge et le Noir
    Stendhal
    Gallimard Paris
    2012
  4. item 4
    Six mois, six jours
    Karine Tuil
    B. Grasset Paris
    2010
  5. item 5
    Le Bleu est une couleur chaude
    Julie Maroh
    Glénat Grenoble
    2010
  6. item 6
    Anna Karénine
    Lev NikolaeviÏc Tolstoj
    Librairie générale française Paris
    1997
  7. item 8
    Franz et Clara
    Philippe Labro
    Albin Michel Paris
    2006
  8. item 10
    Un Long dimanche de fiancailles
    Sébastien Japrisot
    Ed. Livraphone Paris
    2004

Cinéma

  1. item 1
    The hunger games
    Divers
    Republic
    2012
  2. item 2
    Ernest et Celestine
    Vincent Courtois
    Umsm
    2012
  3. item 5
    Music of Charlie Chaplin (The)
    Charlie Chaplin
    Traditional Line
  4. item 7
    Slumdog millionaire
    A.R. Rahman
    Interscope Records
    2008
  5. item 9
    Charlie et la chocolaterie
    Danny Elfman
    Warner Bross
    2005
  6. item 11
    Peau d'âne
    Michel Legrand
    Playtime
    1997
  7. item 12
    The Blues brothers
    Bob Tischler
    Atlantic
    1980
  8. item 13
    Pulp fiction : music from the motion picture
    Quentin Tarantino
    Miramax
    1994
  9. item 14
    Batman : Motion picture soundrack
    Tim Burton
    WEA Records
    1989

Musithèque

 

Comptoir des disques

Vous souhaitez partager vos coups de cœur du moment pour un album, un(e) artiste, un groupe ou un ensemble ?

Le club d'écoute est un moment privilégié d'échanges et de découvertes permettant à chacun d'élargir ses horizons musicaux.

N'hésitez pas à venir écouter et découvrir de nouvelles musiques autour d’un petit déjeuner.

Prochains rendez-vous :

  • Samedi 18 mars à 10h30 - Annulé
  • Samedi 20 mai à 10h30

Comptoir des disques du 14 janvier 2017

Adore life

par Savages (The )
Jusqu'ici on reprochait à Savages une certaine froideur, voire une distance. Pour son deuxième effort, le groupe londonien mené par Jehnny Beth change d'approche, sans rien perdre de la rage et de l'énergie qui ont fait sa marque. On nage toujours dans une atmosphère noire, poisseuse propre au post-punk mais cette fois, on célèbre la vie, l'amour, on scande haut et fort "love is the answer" ("The Answer"), on parle sentiment de manière crue ("When i take a man, at my command, my love will stand, the test of time" – "Mechanics"). De l'amour et de la noirceur. On pense forcément aussi aux grandes figures qui ont bercé les oreilles de Savages, notamment Patti Smith sur "T.I.W.Y.G." ou encore Ian Curtis sur "I Need Something New".(...) N'en déplaise à Mick Jagger qui estimait autrefois que les filles n'avaient pas leur place dans une salle de rock, elles l'ont. Mais qu'on ne s'y méprenne pas. Ce n'est pas parce que Savages est un groupe composé de quatre filles qu'elles marchent et attirent l'attention. D'ailleurs contrairement à d'autres groupes féminins cultes qui, pour exister et se faire une place dans ce monde si masculin, ont joué sur leurs attributs féminins, Savages efface tout et préfère miser sur un look neutre et androgyne. Pas de postures provocantes qui tiennent. Ici il n'y a que la musique qui parle. Savages n'est pas un groupe de filles qui font du rock mais simplement un groupe de rock. Et un bon.

Bates - oeuvres pour orchestre

par Mason Bates
« Compositeur DJ en pleine ascension, Mason Bates, le postmoderne, pourrait bien être le successeur de John Adams. Il sait faire sonner sa musique avec un rare talent. [...] Chantre de l’éclectisme décomplexé, il intègre ainsi à une palette orchestre chatoyante toutes sortes de sons extérieurs (clics, échantillons, boîtes à rythme, collages de voix et d’ambiances...) et d’influences populaires (le jazz symphonique des années 1950, le rock des années 1970, la techno des années 1990). On ne sait pas quel peut être le résultat sonore dans une salle de concert mais le disque mixte tout cela avec une maestria confondante. [...] Mieux qu’une découverte : un compositeur à suivre, indéniablement. » (Classica, mai 2016 )

Diwan of beauty and odd

par Dhafer Youssef
Il a beau jouer du oud, un instrument que certains esprits obtus n’imaginent que dans un contexte bien cadré, Dhafer Youssef est un vrai citoyen-musicien du monde qui se soucie guère des frontières, des barrières et des étiquettes. A 48 ans, le Tunisien a déjà travaillé avec des confrères aussi divers que Tigran Hamasyan, Zakir Hussain, Bugge Wesseltoft, Uri Caine, Jon Hassell, Paolo Fresu, Nguyên Lê, les ex-Tackhead, Doug Wimbish et Will Calhoun, Mino Cinelu, Markus Stockhausen ou bien encore Omar Sosa. Dédié à Damas, composé en Inde et enregistré à New York, son album Diwan Of Beauty And Odd porte l'empreinte de l’énergie propre à Big Apple. Avec son oud coloré et son chant habité (dans les aigus, il est stupéfiant !), Dhafer Youssef sculpte ici un jazz pluriel avec le pianiste Aaron Parks, le contrebassiste Ben Williams, le batteur Mark Guiliana et le trompettiste Ambrose Akinmusire. Quatre complices d’outre-Atlantique connus pour leur virtuosité, leur ouverture d’esprit et leur capacité à créer dans n’importe quel contexte. © MD/Qobuz

Habib Galbi

par A-Wa
Le voilà le son léger de l’été ! Orientalisante au possible, la musique des A-Wa vient puiser ce qu’il y a de meilleur dans le hip-hop, les chants traditionnels, la folk et l’électro. Sous ce nom se cachent trois soeurs israéliennes d’origines yéménites : Tagel, Tair et Liron. Habib Galbi est un album personnel, proche de ce qu’elles sont et en accord avec leur envie de mélanger les cultures. Entre musiques contestataires, esthétisme et mélodies dansantes, le résultat de cet opus est pimenté et très dansant. Ce folklore oriental séduit et transporte l’auditeur dans un vent de fraîcheur. D’ailleurs, Damien Marley s’est laissé prendre au jeu et a invité les A-Wa pour une première partie lors de sa tournée. © AR/Qobuz

Hors sol

par Gren Seme
Entre poésie rock, pulsations dub et rythmes ternaires, le groupe invente une chanson totalement inédite où le créole et le maloya de La Réunion donnent rendez-vous à Brel, Bashung et Noir Désir. Trois ans après un premier album remarqué, il trouve avec ce second opus le parfait équilibre entre puissance et fragilité, et s’affirme comme l’une des voix les plus originales de la nouvelle scène francophone. A l'écoute se dégage une impression paradoxale de classicisme et de singularité, comme s’il venait d’une tradition ancienne qui n’a jamais existée.

Ici le jour (A tout enseveli)

par Feu! Chatterton
D'où sort Feu! Chatterton ? C'est la question que l'on est en droit de se poser à l'écoute des douze morceaux de ce premier album à la tonalité originale, hors des sentiers rebattus du rock ou de l'electro à la française, nourri de poésie lyrique, avec un rien de désuétude qui ajoute au charme d'Ici Le Jour (A Tout Enseveli). Si ce n'était les titres distillés à discrétion sur deux ans, comme autant d'indices à creuser pour remonter la filiation à des figures tutélaires du rock ou de la chanson, le quintette parisien apparaîtrait comme un fruit isolé, poussé seul au milieu de la plantation. Or, fait inédit, la surprise n'en est que renforcée à la découverte du catalogue intégral, malgré la présence de pièces déjà instruites comme « La Mort dans la pinède », « La Malinche » ou encore « Côte Concorde ». (...) - music-story.com

Love supreme

par Koriass
(...) Le rappeur québécois Koriass sort un nouvel album, intitulé Love Suprême. La musique de Koriass allie une production léchée et des textes poétiques et profonds, avec un délicieux accent. Peu connu en France, il jouit au Québec d'une certaine notoriété, où il est reconnu comme l'un des meilleurs rappeurs actuels. Love is all you need, l’immortelle phrase de Lennon semble pourtant ici s’ériger en dogme. Une phrase doctrine, une obsession distendue jusqu’à sa conception absolument narcissique. D’un bout à l’autre de l’opus, c’est de cet amour, l’amour-propre dont il question avec Love Suprême, le quatrième album convoité de Koriass. Aussi grave qu’amusé, le rappeur aligne douze pièces originales solides et denses. Des textes forts qui, adroitement, avec puissance et sensibilité, mis en musique par lui et ses co-compositeurs Ruffsound et Philippe Brault. - franceinter.fr

Lullabies for insomniacs

par Al'tarba
Au coeur des nouvelles technologies, les beatmakers ont, malgré tout, un amour certain pour le support physique et particulièrement le vinyle. Ce troisième album, auto-produit en 2011, était d’abord uniquement disponible sur le Net. Il donna le « la » à la carrière d’Al’Tarba et le fit connaître du grand public. Réédité en 2013, avec un bonus tracks « Midnight Seance », il sort en 2016 en double CD et en vinyle gatefold édition limitée. Avec plus de deux heures de son et une quarantaine de morceaux, cet artiste nous prouve que sa production est d’une grande qualité depuis plusieurs années. Il a aussi le talent de savoir s’entourer. Des featuring de renom tels que le New Yorkais Q Unique, Lord Lhus, Nekfeu, Droogz Brigade, ou encore Swift Guad, en sont l’illustration parfaite. Un réel plaisir pour les oreilles ! On sent sa jeunesse consumée par les deux bouts dans ce long voyage, à l’image de son univers d’hyperactif... Vivre à tout prix et créer, encore et toujours. Passionné de cinéma de genre, il parsème des références dans son abstract hip-hop dont il est friand. Perfectionniste, connaisseur et exigent, il ne laisse rien au hasard. Sonorités et mélodies nous transmettent un sentiment étrange : passer du monde onirique au monde dantesque est naturel pour lui. C’est ce qui donne un ton tout particulier à cet opus : il sent la sueur des caves psychédéliques, tout autant que le voluptueux parfum de l’enfance.

O Mysterium : Motets et élévations pour la chapelle de Louis XIV

par Henry Du Mont
Pendant 20 ans (de 1663 à 1683), Henry Du Mont a dirigé la musique de la chapelle du Roi soleil ; il élabora pour la messe quotidienne du souverain un nouveau répertoire musical constitué de motels à grand choeur et de pièces plus intimes pour voix solistes. Les premiers visaient à transposer à l'ordinaire le format des grandes fresques conçues pour des cérémonies extraordinaires ; c'est à ces grands motets que Sébastien Daucé consacre une lecture renouvelée qui, tout en reliant particularités musicales et données historiques, en révèle toutes les beautés jusque dans leurs moindres détails.

The newest sound around

par Jeanne Lee
Sony Music publie vingt-cinq albums dans une nouvelle collection, Jazz Connoisseur, issue des catalogues Columbia, Epic, RCA.(...)Et surtout cette étrange merveille, le duo de la chanteuse Jeanne Lee et du pianiste Ran Blake dans The Newest Sound around, onze titres augmentés, pour cette édition, de quatre inédits. Quand le disque parut, en 1962, il produisit un effet de sidération qui, plus d'un demi-siècle plus tard, ne s'atténue pas. Cette musique, où la voix tantôt angélique, tantôt maternelle, toujours sensuelle, de Jeanne Lee se détache sur les accords minéraux de Ran Blake, a quelque chose d'improbable, d'immatériel, d'intemporellement moderne. En ouverture, Laura, l'air du film d'Otto Preminger, nous entraîne dans une poésie vivante, captivante, ravissante au sens fort. Blue Monk, réharmonisé sur un tempo très lent, plonge dans le blues avec une émotion poignante. En piano solo, Church on Russell Street revisite le gospel de façon très blanche, alors que le chant a cappella de Jeanne Lee sur Sometimes I feel like a motherless child donne en quelque sorte l'essence de la plainte noire, tout emplie de dignité. When Sunny gets blue nous met au bord des larmes, Season in the sun nous pénètre de joie. Bref, presque toutes les émotions humaines passent dans ce disque que l'on peut écouter sans cesse avec le même émerveillement. Ce qui s'appelle un chef-d'oeuvre. - Michel Contat - Télérama n°3460

Comptoir des disques du 12 novembre

#3 (Ce n'est pas perdu pour tout le monde)

par Diabologum
Ici d'ailleurs a la bonne idée de rééditer, 18 ans après sa première édition depuis longtemps épuisée, un album phare du rock français, #3 de Diabologum. Aussi appelé Ce n'est pas perdu pour tout le monde, #3 est le dernier album du groupe de rock noisy expérimental toulousain formé autour de Michel Cloup et Arnaud Michniak. Depuis la séparation de Diabologum en 1998, chacun a continué sa route en solo ou dans d’autres formations.

A la vie à la mort

par Nicolas Michaux
Sur les dix morceaux d’A la vie, à la mort, fruits des errances de Nicolas Michaux entre sa Belgique natale, le Danemark et le Congo, on retrouve ainsi un ton qui tente des rapprochements inédits, allant d’Albin de la Simone à Mac DeMarco en passant par Frànçois & The Atlas Mountains (oui oui). Comme ce dernier, Nicolas Michaux chante d’ailleurs aussi bien en français qu’en anglais, et joue tranquillement avec la fluidité entre les genres : influencé à la fois par le folk (Nouveau départ), le rock (Si tu me laisses), la chanson française (A la vie, à la mort), la musique africaine (Part of No Part) et Dieu sait quoi d’autre (Les Iles désertes), Nicolas Michaux signe un bel album pop et populaire, sans fausse note ni faute de goût. Bien joué. - Maxime de Abreu - lesinrocks.com

Anna-Liz

par Liz Van Deuq
Ex-apprentie joueuse de sonates. Marquée à vie par ses années d'études musicales, tant sur le plan des compositions que sur le plan psychologique, Liz Van Deuq n'en n'oublie pas le verbe. Des mots enchantés et pianofortés de Liz Van Deuq sort une vérité. D’humeur pince sans rire, Liz Van Deuq est une fausse sage. Parfois rock, avec un Brahms folk, parfois calme, Liz Van Deuq se présente en solo ou en trio piano / violoncelle / guitare.

Avalanche

par La Maison Tellier
Il y a ceux qui font beaucoup de bruit une fois, puis disparaissent. Et puis il y en a d'autres, moins nombreux, qui avancent dans le calme sans jamais perdre en qualité ; ainsi va la carrière de la Maison Tellier. Depuis dix ans, ces cinq Normands allergiques au tumulte parisien tricotent une musique folk hors du temps et des modes. La Maison Tellier, c'est un peu comme si cinq copains s'étaient un jour retrouvés à faire de la musique ensemble, sans plan ni grands espoirs mais avec simplement en commun cet amour de la mélodie. Dans ce cinquième album, Avalanche, on retrouve encore leur patte, les trompettes latinisantes et le banjo, qui les rapprochent de cette incongruité qu'est la country sur des textes en français mais cette fois les directions sont plus variées, avec en commun un certain détachement, dans la voix et dans les textes. La Maison Tellier prouve une chose : pas besoin de faire du bruit pour mériter d'être entendu. - Yann Bertrand - franceinfo.fr

Bois et charbon

par Midget!
Deux ans après Lumière d’en bas, premier album d’une clarté joliment insolite, Midget ! - duo formé par Claire Vailler et Mocke (ex-membre de Holden) - est de retour. Avec un album au contenu plus que bienvenu, le duo laisse les auditeurs fureteurs rugir de joie à l’écoute de ces dix chansons élégamment buissonnières. Consolidant ses liens de parenté avec Arlt, autre duo atypique (avec lequel Mocke a d’ailleurs frayé), Midget ! maintient les oreilles et l’esprit en éveil au fil de ces comptines mutines qui, bien que chantées en français, s’avèrent farouchement apatrides. A la fois graciles et indociles, elles ne se cantonnent à aucun territoire particulier, pour batifoler en toute liberté entre chanson française, échappée folk et rêverie jazzy - loin, très loin du vieux schéma couplet/refrain et près, tout près, d’une source de pétillante fraîcheur.C'est un album raffiné qui inscrit définitivement le groupe dans la grande tradition des artistes indépendants qui empèchent la chanson française de tourner en rond, tels que DOMINQUE A, FRANÇOIZ BREUT, HOLDEN...

Brune

par Brune
Et oui, Brune est une ancienne institurice. Mais qui a dit que l'on ne pouvait pas enseigner, et faire de la musique? Brune le fait, et elle le fait bien. Dans son style propre, alliant variété et pop française, elle nous fait partager ses histoires et son univers. Parfois drôle parfois moins, mais tout aussi génial.

Eléor

par Dominique A
Dixième album d'un auteur et compositeur majeur de la chanson et du rock alternatif hexagonal, Éléor est le premier à paraître depuis la consécration apportée par la Victoire de la musique du « meilleur interprète masculin » pour son opus précédent, Vers Les Lueurs. Auréolé d'une récompense tardive en forme de reconnaissance dix-sept ans après ses frasques lors de la même cérémonie, Dominique A n'en a pas pour autant changé ses habitudes, ni son écriture. Fidèle à un style qu'il a construit de toutes pièces, devant à Gérard Manset pour la concision, la rigueur, et au rock sous-terrain pour les climats plus ou moins électriques, cet artisan de la chanson ne connaît pas la médiocrité. Malgré un unique succès populaire au compteur (« Le Twenty-Two bar »), les futurs classiques abondent dans un parcours exemplaire dont Êléor est un nouveau reflet parmi les plus brillants.(...) - Loïc Picaud - music-story.com

En tachycardie

par Benoît Dorémus
Cet album a connu tant d'étapes et de rebondissements que je pourrais en parler de bien des façons... Je pourrais commencer par son titre, En Tachycardie. Il ne reprend pas l'une des chansons, pourtant il leur colle à toutes. Comme si cet état physique, ce symptôme de vigilance et de désarroi était un pays, un continent à part entière, où le coeur bat trop vite et trop fort, et qu'il m'a semblé traverser ces dernières années.

Fossile

par Jur
Il y a dans l'univers de JUR des chapiteaux où le cirque se fait contemporain, où les corps s'expriment. Il y a l'accent catalan d'une chanteuse à la voix chaude et des chansons folk à la Léonard Cohen. Il y a des photographies qui ont capturé des cris d'enfants. Et il y a l'ombre bienveillante d'un Tony Gatlif qui a choisi une de leur chanson pour son prochain film. L'univers de JUR ne ressemble à aucun autre, on part pour un voyage dans un monde inexploré. Aujourd'hui JUR revient avec un troisième album, "Fossile". Un album touchant, empreint d'une mélancolie tendre, où les mélodies nous agrippent, nous tirent par la manche, un album où l'on déambule dans l'univers lointain de Jur et de ses acolytes, dans leurs songes, dans leurs têtes, dans leurs frissons.

Graeme Allwright

par Graeme Allwright
Né en 1926, Graeme Allwright est passionné de théâtre dès sa jeunesse et embarque, en 1948, de sa Nouvelle Zélande natale pour l'Angleterre afin d'y apprendre le métier de comédien. Ce n'est qu'à la quarantaine qu'il débute dans la chanson sous l'impulsion de Colette Magny qui lui présente Mouloudji. Graeme Allwright est parmi les premiers,en France a introduire le folk américain, dans sa veine protest-song. Graeme Allwright se revendique chanteur, il écrit assez peu, préférant « se glisser dans les mots d'un autre » quand il ressent que le message est commun. Graeme Allwright s'inscrit dans la lignée de Woody Guthrie et de Pete Seeger. Il a adapté de nombreux textes de Woody Guthrie, parmi lesquelles sa première chanson Le Trimardeur (Hard Travelin' ), Le Clochard américain, La Femme du mineur, La Mouche bleue, etc. Il a également adapté des chansons de Tom Paxton (Sacrée bouteille), Pete Seeger (Jusqu'à la ceinture), Malvina Reynolds (Petites Boîtes) ainsi que de Bob Dylan (Qui a tué Davy Moore ?). Il a également largement contribué, par ses adaptations très fidèles de Leonard Cohen, à faire découvrir ce dernier au public français (Suzanne, L'Etranger, Demain sera bien, etc.) Cependant, ses propres textes ont également une grande puissance (Les Retrouvailles (Il faut que je m'en aille), Johnny, Joue joue joue). Politiquement engagé pour la non-violence, contre les essais nucléaires, contre la société de consommation, il écrit ou adapte de nombreux textes de protest-song (le Jour de clarté, la Ligne Hollworth, Jusqu'à la ceinture, etc.)

Hypernuit

par Bertrand Belin

Ici le jour (A tout enseveli)

par Feu! Chatterton
D'où sort Feu! Chatterton ? C'est la question que l'on est en droit de se poser à l'écoute des douze morceaux de ce premier album à la tonalité originale, hors des sentiers rebattus du rock ou de l'electro à la française, nourri de poésie lyrique, avec un rien de désuétude qui ajoute au charme d'Ici Le Jour (A Tout Enseveli). Si ce n'était les titres distillés à discrétion sur deux ans, comme autant d'indices à creuser pour remonter la filiation à des figures tutélaires du rock ou de la chanson, le quintette parisien apparaîtrait comme un fruit isolé, poussé seul au milieu de la plantation. Or, fait inédit, la surprise n'en est que renforcée à la découverte du catalogue intégral, malgré la présence de pièces déjà instruites comme « La Mort dans la pinède », « La Malinche » ou encore « Côte Concorde ». (...) - music-story.com

Idéal (L')

par Barbara Carlotti
Elle est classique et audacieuse, émouvante et perfide, drôle et sophistiquée, détachée et passionnée mais surtout elle s'entoure des esthètes français les plus exigeants. Ici on retrouve Jean-Philippe Verdin (Aka Readymade chez F Communications) à la production ainsi que les participations de Bertrand Belin et Patrick Watson.

Initiale

par L
Elle est auteur, compositrice, interprète et ose un chant très personnel. Chansons à textes, ancrées dans la grande tradition française, mais dont l'habillage musical s'ouvre vers d'autres horizons, rock, trip hop ou tango. C'est cet alliage qui fait la singularité de cette artiste au chant puissant.

La Jeanne

par Jeanne (La )
Sous une apparente légèreté, il y a chez La Jeanne toute l’élégance de mélodies finement ciselées, toute l’exigence de mots choisis, intimes et qui font sens. Un pied dans l’acoustique, l’autre dans la chanson et le coeur latin, il y a ce style sans cesse oscillant entre une certaine tradition et une modernité évidente, à la fois sensible et direct, touchant et entrainant. Un contraste saisissant entre la nostalgie des textes et le soleil des rythmes, entre un univers coloré, souriant, et une voix profonde. Il y a chez La Jeanne, toutes ces choses qui rendent la chanson française belle et vivante.

La maison haute

par Bastien Lallemant
Originaire de Dijon, l'auteur, compositeur et interprète Bastien Lallemant déclame sa poésie avec sa voix grave et son chant nonchalant. Découvert en 2003 avec "Les Premiers Instants" il avait poursuivi brillamment sa fresque avec "Les érotiques" (2005) et Le verger (2010). Depuis Bastien Lallemant propose aux quatre coins de la France et à l’étranger une expérience singulière : la sieste musicale. Moments d’autant plus riches qu'avec ses complices d'abandon dans l'obscurité il a testé en live ce formidable recueil de nouvelles chantées qu'est "La Maison Haute". C'est donc fort logiquement que Bastien Bastien Lallemant a réuni ce même petit monde en studio : JP Nataf et Seb Martel (les « réalisateurs »), Maëva Le Berre, Jean Thevenin, Pascal Colomb, Pierre-Olivier Fernandez, mais aussi Albin de la Simone, Maissiat, Françoiz Breut, Katel, Diane Sorel, les Innocents... Sans oublier Charles Berberian pour « dessiner » l’enregistrement et illustrer le journal de création. Douze chansons intimes et récits ciselés autour de l'amour et du désamour, dont la richesse des arrangements n'a d'égal que la sobriété et l'élégance de l'interprétation. - .fipradio.fr

Largue la peau

par Sages Comme Des Sauvages
Sur ce disque, le duo franco-américano-greco-corso-bruxellois récolte et transforme des chansons et des instruments glanés au cours de leurs voyages, de l’Île de la Réunion à celle de Cythère. Il reprend notamment des chansons du poète et musicien réunionnais Alain Péters, décédé en 1995, et de son condisciple Danyèl Waro. Ils y mêlent leurs propres compositions et inventent un folklore du monde poétique. A coups de bouzouki, cavaquinho brésilien, defi grec (tambourin), violon, guitare et Kayamb (percussion), Ava et Ismaël jonglent entre maloya, calypso, rebetiko (musique populaire grecque) ou country pour invoquer le quartier de Belleville, le tabac des Guaranis, les montagnes, les jeunes de villes, l’esprit créole…et même la politique. Sages comme des sauvages n’aime pas le tape à l’œil et travaille une sorte de dépouillement dans les compositions et les arrangements. Leur approche de la scène révèle aussi une simplicité choisie qui instaure un rapport dense avec le public.

Le chant des murmures

par Fredda
Elle nous avait laissé sur une "Ancolie" au visage évanescent, dont on avait gardé la douceur en mémoire. Un peu plus de deux ans après, voilà Fredda de retour avec "Le chant des murmures", son quatrième album solo. Là où les titres de l'"Ancolie" nous étaient apparus comme des cartes postales aux couleurs pastel, ceux du "Chant des murmures" portent en bagages autant de souvenirs que d'étapes significatives de la vie de la chanteuse. De sensations en paysages, on y retrouve ses Vosges d'origine, le Marseille de son adolescence "Les barres", mais aussi les réminiscences du "voyage initiatique" qu'elle effectuait sac au dos aux Etats-Unis à l'âge de 18 ans. Et quand elle confie "aborder la chanson de manière picturale depuis toujours, comme des clichés, des photographies musicales", cela n'étonne guère, tant elle livre avec "Le chant des murmures" un album qui lui ressemble.

Les conquêtes

par Radio Elvis
(...) Radio Elvis, c'est d'abord l'histoire du Poitevin Pierre Guénard, chanteur-auteur qui bousculait ses mots en solo dans une veine expérimentale proche du slam. C'est aussi l'histoire d'une greffe artistique avec son ex-camarade de lycée Colin Russeil (batteur-claviériste) et Manu Ralambo (guitariste-bassiste). C'est enfin l'histoire d'une alchimie artistique rock, à la fois frondeuse, décidée, entière et qui fait des confettis avec les étiquettes. Aucune intention crâneuse chez Radio Elvis. Aucune approche vaine ou stérile. Strictement au service des chansons de son premier album, Les Conquêtes, le trio brasse dans une même étreinte romantisme borderline, souffle épique, fougue impérieuse et eldorado mélancolique. Cette vitalité règne jusque dans les textes. Ecriture aventureuse et à tiroirs, impulsée par la fascination de son chanteur pour la littérature voyageuse et la quête intérieure. Peu importe que tout ne soit pas immédiatement lisible. Ici, on joue à saute-mouton avec les ressorts imaginaires de l'auditeur. « La force est à ceux qui restent maîtres d'eux », chantent-ils en choeur. Force poétique et maîtrise primesautière confirment ce que bon nombre pressentaient : Radio Elvis est bel et bien parti pour durer. - Patrice Demailly -Télérama

L'insouciance

par Baptiste W. Hamon
Un signe qui ne trompe pas à l'écoute du tout premier morceau : après l'intro, au joli trot country des guitares, au bourdon du violon, on s'attend à ce que sonne une voix ad hoc, américaine. Et puis non, voici le candide et crâne Baptiste : « Moi j'aime une fille, son nom c'est Joséphine. » Le Grand Meaulnes est à Nashville et il apprend vite. Impatient de nous présenter ses nouveaux amis, il lâche des « take it, Billy » comme on fait là-bas - comme le faisait si bien feu Gram Parsons chantant les « cowboy angels » dans une autre vie. Depuis le début du nouveau siècle, on a vu bien des gratteurs de nos villes et campagnes contempler d'un air plus ou moins baba leur fantasme d'americana. Baptiste W. Hamon, après quelques essais touchants semés en EP, a sauté le pas et l'Atlantique, il vit son rêve éveillé dans le studio de Mark Nevers, l'une des âmes de Lambchop. Il duettise avec Will Oldham en personne, le fait harmoniser dans la langue de Dominique A. Il chante à l'aise dans cet écart de langage et - quoi qu'on en pense et dise - de civilisation. La distance entre France et Etats-Unis n'est pas abolie mais assumée, creusée, elle devient la matière même des chansons de ce Pierrot en chemise à carreaux. Certain « guindé » vocal s'assouplit au son des valses à la pedal steel. La finesse d'écriture fait le reste, et la ­camaraderie contagieuse d'un jamboree que chauffent les musicos du cru. Pas grand-chose d'affecté ici - sinon la ­coquetterie de l'initiale « W. » ? Ce premier long sans complexe, manifeste américain d'une belle franchise, dépasse déjà les hommages (un morceau dédié à Townes Van Zandt) et les promesses. - François Gorin - Télérama n°3451

Mathieu Boogaerts

par Mathieu Boogaerts
Le cas typique du gars qu'on suit depuis longtemps (seize ans !), qu'on respecte vraiment, qu'on aime entendre régulièrement... sans pour autant se pâmer devant ses chansons teintées de reggae archi feutrées, trop planes, ou plutôt trop détachées pour nous passionner tout à fait. Si ce n'est que cette fois, sous la dentelle de la voix et les arrangements cristallins, Mathieu Boogaerts montre des sentiments plus brûlants qu'avant. Chansons certes minimalistes, à la simplicité sophistiquée, mais aux émotions étonnamment denses et incarnées. Boogaerts chante le désir, qui naît ou qui meurt ; la beauté, qu'on a ou qu'on rêve d'avoir ; les secrets, qu'on devine ou qu'on suppose. L'attente et le manque. On ne s'attendait pas chez lui à une telle sensualité, à un humour si généreux, débarrassé de tout cynisme. Ironie des destins : on avait presque oublié qu'il débuta la musique à 16 ans, au côté de son copain d'alors, Mathieu Chedid. L'un est devenu une star en jouant de toutes les facettes de son image, jusqu'à la caricature. L'autre suit sa route sans les paillettes, mais avec une impeccable rigueur. Il est mûr aujourd'hui pour imposer à tous son délicieux petit chant. - Valérie Lehoux - Telerama n° 3273

Minuit dans tes bras

par Michel Cloup Duo
Après un premier album sorti en 2011 (Notre silence), après deux années de tournées intenses, après deux 45 Tours sortis coup sur coup en juin et en octobre 2013, Michel Cloup (ex-Diabologum et Expérience) et Patrice Cartier (ex-Expérience) reviennent enfin avec un second album. Notre silence était un disque introspectif autour de la perte et de l'absence. Minuit dans tes bras est un album de rock bouillonnant et atypique, bien ancré dans la vie, avec pour thématique un voyage sinueux autour de l'amour. Il y est question de départ, de retour, de doutes, de certitudes, de manque, de fuite en avant, de blessures. Entre douceur et fureur, bruit et mélodie, on devine dans ce voyage la recherche d'un apaisement.

My wilderness

par Piers Faccini
Musicien cultivant un jardin éminemment personnel, à l'abri des vents tournants de la mode et à bonne distance des productions standardisées du folk, du blues ou du rock, Piers Faccini vit sur une terre que, par la grâce de l'expérience, il a su rendre encore plus féconde et généreuse. Textes des chansons

Ombres

par Luciole
Des flots de mots qui dévalent à la première personne et des refrains qui collent à la mémoire, des cascades poétiques et des envols romantiques, des chansons aux sentiments doux et des phrases slamées qui vont chercher très loin dans la conscience, le premier album de cette jeune artiste est un disque d'aujourd'hui. On y entend une fille libre, une fille qui aime et qui se rebelle, une fille qui aime croire au prince charmant mais qui sait tout de la guérilla des coeurs. Et on y voit se rencontrer des univers que les critiques opposent souvent : la chanson et le slam, unis et même dépassés dans le très singulier parlé-chanté de Luciole.

Palermo Hollywood

par Benjamin Biolay
Son singulier et bel hommage à Charles Trenet est encore sur la platine de ses fans que Benjamin Biolay embraye, dix mois plus tard, avec ce Palermo Hollywood dont le titre évoque une partie du quartier Palermo de Buenos Aires où sont concentrées plusieurs sociétés de productions de cinéma et de télévision... Commencé à Paris et achevé de l’autre côté de l’Atlantique dans la capitale argentine donc, ce dixième opus studio, Biolay dit l’avoir pensé entre « deux villes et deux hémisphères, pour mieux raconter en seize nouveaux titres une audio pelicula où se croisent Ennio Morricone, ballade française, néo cumbia, lyrisme et grand orchestre, percussions latines, rock nacional et bandonéon électrique ». La passion du chanteur pour Buenos Aires n’est pas nouvelle. Il lui avait consacrée une chanson sur La Superbe en 2009. Mais cette fois, le coup de zoom est total ; et surtout assez magistral. Contrairement à pas mal de ses contemporains, Biolay est un artiste complet, maîtrisant chaque étape d’un disque, de l’écriture à la production. Et le moindre recoin de Palermo Hollywood respire cet artisanat millimétré et léché. Dans les oreilles, il n’y a pas tromperie sur la marchandise et la feuille de route que Biolay détaille ci-dessus est en phase avec le résultat. Des références musicales qu’il réussit surtout à mêler sans ambages et avec beaucoup de virtuosité. L’instrumentarium est lui aussi riche et délicieux. Une section de cordes argentines ici, une guitare baryton sixties là, des trompettes façon Tijuana Brass un peu plus loin, le régal est total. © MZ/Qobuz

Paon d'or

par Ludéal
(...)Composé de onze titres, Paon d'Or s'avère un album racé dont le mélange de sonorités synthétiques et acoustiques, fruit d'un travail fait main et à la maison, trace les contours de mélodies toujours plaisantes. À la belle envolée country de « Cheveaux sauvages » (quelque part entre « Osez Joséphine » et le générique de Get Carter), en parfaite introduction, suit la rêverie en apesanteur de « Allons nous coucher », où l'imagination de l'auteur glisse dans une lazy afternoon accompagnée ou non. Premier extrait de l'album, « Le Jardinier japonais » monte en puissance dans un rock très années quatre-vingt. D'embardées folk open tuning façon « L'Appétit » à l'évocation sombre et poétique de « Après l'obus », en passant par les arpèges élégiaques de « Au large » et la ballade western « L'enfant du tipi d'à côté », Ludéal montre une habileté de compositeur doublée d'une belle maîtrise instrumentale, faisant de Pan d'Or un ouvrage à l'éventail varié, souvent léger et agréable. - Loïc Picaud - music-story.com

Plaine inondable

par François and the Atlas Mountains
Exilé un temps à Bristol en Angleterre, où il a partagé la scène avec des groupes tels que Camera Obscura, Electrane ou encore Gravenhurst, François est un jeune et talentueux musicien originaire de Saintes en Charente Maritime. Enregistré entre Saintes et Espelette, au Pays Basque, cet opus présente une richesse mélodique hors du commun, une pop onirique chantée à la fois en français et en anglais mais gorgée de trésors d'émotion.

Poids du superflu (Le)

par Batlik
Depuis huit ans et son premier album éponyme, l'artiste Batlik fait preuve d'une réelle constance tant dans la qualité de sa musique et de ses textes que dans sa volonté d'indépendance. Ayant plusieurs fois repoussé l'appel des Majors c'est sur son propre label "A Brûle Pourpoint" qu'il sort ses albums. Artiste de scène par excellence, et par choix, le chanteur vient de sortir son huitième album "Le poids du superflu" enregistré et mixé dans son studio d'Aubervilliers. Douze titres aux textes et au jeu de guitare percutant, aux mélodies subtiles et entêtantes et aux envolées du trompettiste. Si la rythmique s'est accélérée, la poésie et l'émotion demeurent chez cet artisan de la chanson française. Batlik fait de ses propos justes et fougueux des ballades à écouter en boucle. - fipradio.fr

Tout fout l'camp : Cabaret Electro Rétro

par Agnés Bihl
Dans ce Cabaret barré, burlesque, baroque, blagueur, border line, boosté aux vitamines de la révolte féminine, il fallait bien traiter le sujet avec le regard décalé de Yanowski pour ne pas sombrer dans le pathos déprimant. Parce que ces chansons reflets de la société du début du XX ème siècle ne sont pas spécialement réconfortantes pour les femmes. Et même si les temps ont un peu changé sous nos latitudes, le chemin est encore long. Ce Cabaret rétro prélude à un spectacle, et compte tenu des acteurs qui l’ont conçu et réalisé, ça promet des moments plutôt jouissifs. L’album est coloré d’arrangements résolument modernes avec tous ces trucs et bidules électroniques, sous la houlette de Dorothée Daniel l’excellente complice de scène depuis plusieurs années, et pour la tournée à venir, ce sera la pétulante Marilou Nézeys qui sera aux instruments avec Frédéric Feugas, à découvrir lors de la première, ce qui ne manquera pas d’être fait. - leblogdudoigtdansloeil.

Velo va

par Dick Annegarn
(...)En dix chansons toutes rondes traversées par son familier accent à couper au couteau, sa langue verte comme l'herbe fraîche et un décor rustique planté par son fidèle associé, multi-instrumentiste, arrangeur et producteur Freddy Koella, celui qui n'a pas son pareil revient tel qu'en lui-même, le Dick Annegarn culte, marginal et maudit.(...)De tout cela et bien plus encore il est question dans Vélo Va qui collectionne les miniatures country, blues, jazzy, classiques (« Karlsbad ») ou minimalistes (« Prune »), musiques d'essence terrestre et mélodies aériennes, histoires légères ou douloureuses (« Un enfant »).(...)Comment, dès lors, ignorer que Dick Annegarn est l'un des artisans les plus attachants de la chanson. - Loïc Picaud - music-story.com

comptoir des disques du 10 septembre

...All this time

par Sting

Alma

par Paolo Fresu

Big blue ball

par Peter Gabriel
L'origine de l'album remonte à trois séries de sessions légendaires qui ont eu lieu aux studios Real World en 1991, 1992 et 1995, et au cours desquelles les artistes du label mais aussi beaucoup d'autres se rencontrèrent pour des collaborations qui allaient s'avérer surprenantes. C'est ainsi que Sinead O'Connor chante avec le percussionniste japonais Joji Hirota, que Natacha Atlas mêle son chant à une section de cordes égyptienne épaulée par Billy Cobham à la batterie, et que Papa Wemba se lance dans un somptueux flirt musical avec le guitariste flamenco Juan Canizares. Au total, 75 artistes de vingt pays différents contribuent à l'ensemble.

Desertico

par Paolo Fresu Devil Quartet
C'est vrai qu'il diablement génial ce Paolo Fresu Devil Quartet ! Quatre amis réunis à la scène et souvent dans la vie. Une amitié qui transparait dans chacunes des compositions qui compose ce nouvel album Desertico. Avec ce Devil quartet, Paolo Fresu, accompagné de la fine-fleur du jazz transalpin, explore un univers lyrique et électrique tout d'énergie contrôlée et d'élégance discrète.

Eggun

par Omar Sosa
Album moderne qui tire sa force du passé et sous-tendu par une spiritualité ancestrale, Eggun est un hommage à Kind of Blue. Omar Sosa, jazzman mondialiste parmi les plus novateurs, y transcende l'influence de Miles Davis avec son style métissé d'improvisation et de rythmes afro-caribéens. Le résultat est un voyage unique et intemporel.

Eros

par Paolo Fresu
Paru en 2012, Alma restera comme le sublime instantané de la rencontre entre Paolo Fresu et Omar Sosa. Le trompettiste sarde et le pianiste cubain récidivent avec cet Eros, concept-album dédié à l’amour né de leur complicité artistique développée lors de leurs nombreux concerts. Fresu et Sosa ont choisi ici de composer des pièces originales inspirées par le totem « sacré » de l’émotion qui pousse la beauté vers le divin. Un travail profond et cohérent enrichi par la participation précieuse du violoncelliste brésilien Jaques Morelenbaum (déjà présent sur Alma), du quatuor à cordes Alborada et de la chanteuse belge d'origine anglo-égyptienne Natacha Atlas qui signe une version renversante en arabe du Teardrop de Massive Attack ! Un sommet de raffinement et de complicité pour souligner, sans sonner cliché, l’universalité de la langue musicale. © CM/Qobuz

Expressions : live in Toulouse

par Natacha Atlas
Cet album fait la démonstration de la magnificence de la voix de Natacha Atlas, l'une des plus remarquables et envoûtantes qu'il soit, avec cette incomparable capacité à faire tomber les barrières les genres musicaux et les cultures. Natacha Atlas fait appel à un savant aréopage de musiciens issus de la scène jazz, de musiciens folkloriques arabes et d'un orchestre classique complet, avec lequel elle offre un incomparable voyage musical, entre harmonies occidentales et sonorités traditionnelles moyen-orientales.

Gracias

par Omara Portuondo
Cet opus, réalisé à la Havane pour les soixante ans de carrière de la chanteuse, est produit par les Brésiliens Alê Siquiera et Swami Jr., et on y trouve un casting imparable : le pianiste Roberto Fonseca, le percussionniste Andres Coayo, le contrebassiste Avishai Cohen et le percussionniste Trilok Gurtu. Les thèmes rassemblés sont ceux qui l'ont le plus bouleversée, et elle a aussi demandé de l'aide à plusieurs musiciens qu'elle admire comme Silvio Rodriguez, Pablo Milanes ou Jorge Drexler, compositeur du morceau-titre qui lui est spécialement dédié.

Halim

par Natacha Atlas

Lost chords find Paolo Fresu (The)

par Carla Bley
Avec cette formule en quintet, le groupe conserve son art du décalage, de l'humour plutôt que du pathos et son groove ravageur.

comptoir des disque du 28 mai

Be good

par Gregory Porter
N'y allons pas par quatre chemins, l'évidence s'impose d'elle même si l'on apprécie un tant soit peu le jazz vocal masculin : Be good, le deuxième album de Gregory Porter est bien parti pour concourir cette année au titre de la meilleure production du genre. En effet, cet album, très classique mais néanmoins somptueux, en impose tout au long de ses 62 minutes en déroulant 12 chansons divinement belles. Il confirme de plus l'immense talent de son interprète à la voix chaude et soul qui évoque aussi bien Danny Hathaway que Bill Withers. - jazzbluesandco.over-blog.com Textes des chansons

Changes

par Charles Bradley
Il n’est jamais trop tard pour démarrer sa carrière, comme le montre Charles Bradley. Ce joyau de la Soul qui fut le sosie de James Brown jusqu’à ses 62 ans, a sorti deux albums depuis 2011, qui lui permettent d’obtenir aujourd’hui la reconnaissance qu’il mérite. Son troisième album CHANGES ne fera que confirmer son talent. L’album porte le nom du titre « Changes », qui est en réalité une reprise de Black Sabbath. Charles Bradley avoue ne même pas connaître Black Sabbath, mais cela ne l’empêche en rien de réussir sa reprise. Pour cet album, Charles Bradley s’est entouré de nombreux musiciens de groupes issus de Daptone Records, tels que Budos Band, ou encore The Extraordinaires, le groupe qui tourne avec Charles Bradley. Des émotions en veux-tu en voilà, accroche-toi, l’album va commencer...

La beauté du geste

par Gérald De Palmas
Pour ce retour, De Palmas a voulu revenir aux fondamentaux. La majorité des textes ont été écrits avant les mélodies, et c’est la caractéristique la plus flagrante de l’album. Cette volonté de démarrer par les textes allait être son nouvel angle. D’attaque. Des vers forts, des couplets bruts, des refrains vivants, jetés comme du charbon sur la neige, dès l’aube. Dix chansons, écrites et composées par De Palmas, captées pour la plupart en studio dans les conditions du live. Les voix notamment.

Lafayette

par Charlélie Couture
C’est au fin fond d’une chaude et humide Louisiane que s’est écrite l’histoire de cet album. Dans la ville de Lafayette, ou un illustre général français a combattu au nom d’une Amérique libre. Ce pont entre les deux continents a servi de base à l’inspiration du bi-national Charlelie Couture. Enfermé dans le studio de Dockside avec des musiciens de la scène locale, l’artiste a fait des instruments vintage à sa portée des armes pour délivrer sa musique. Pour son 20ème album, Charlelie revient aux racines du blues, du jazz et de tout ce qui a fait de la Nouvelle-Orléans la capitale musicale que l’on connait. Les notes s’échappent du bayou, entre la végétation étouffante et les prédateurs à peau d’écailles. Les marécages oppressants, les odeurs épicées des plats cajuns ou les festivités du carnaval éternel... Lafayette nous envoie directement dans ce que les Etats-Unis ont de plus mystique, de plus envoûtant. De plus, avec la dernière piste de l’album Blues Forever, Qobuz dispose d’une piste totalement exclusive dont vous ne pourrez profiter que sur notre plateforme. Un album à posséder, à écouter et réécouter. © AR/Qobuz

Liquid spirit

par Gregory Porter
"Liquid Spirit", le premier album de Gregory Porter pour Blue Note, succède à deux disques, sortis sur des labels indépendants, qui ont été salués par la critique et lui ont très rapidement permis de devenir l'un des chanteurs de jazz actuels les plus reconnus, tout en lui valant deux nominations aux Grammy Awards. Gregory Porter voit dans "Liquid Spirit" une progression logique au sein de sa production discographique naissante et est en partie issu de la rencontre de ses nouveaux fans. Il est indéniable que Porter possède un don pour écrire, en partant de sa propre expérience, des chansons poignantes auxquelles les auditeurs s'identifient immédiatement. Ajoutons à cela des mélodies accrocheuses qui entrent instantanément dans vos oreilles pour ne plus en sortir Gregory Porter est assurément la révélation Jazz des deux années passées. Il sera à coup sûr la révélation musicale (tous genres confondus) de cette rentrée automnale.

No time for dreaming

par Charles Bradley
Sa voix est nourrie d'une vie qui en a vu. En effet, il a traversé les Etats-Unis du Maine à l'Alaska, enchainant les petits boulots, chantant et se produisant pendant son temps libre sur plusieurs décennies. Ce n'est qu'en revenant récemment à Brooklyn qu'il trouva sa nouvelle 'maison musicale'. Son timbre se distingue par son côté rugueux et sincère, celui d'un grand bluesman. Enregistré aux studios Dunham et mixé aux fameux studios Daptone, ce disque annonce l'aube d'une carrière à surveiller.

Santana IV

par Santana
45. C’est le nombre d’années qu’il aura fallu patienter pour voir une suite à Santana III. Que l’attente fût longue pour les amateurs du lyrisme guitaristique de Santana. C’est l’autre guitariste, Neal Schon qui est à l’origine du projet. Il souffle l’idée d’une collaboration avec Santana en 2013, et les deux musiciens décident finalement de rappeler toute la bande présente en 1971 : Greg Rollie (piano / chant), Michael Carabello (percussions), Michael Shrieve (percussions)... tous ont répondu présents. Les artistes se mettent au travail dès 2013 et enregistrent pas moins de ... 50 chansons. Les 16 plus abouties sont conservées et constituent Santana IV. La recette épicée est merveilleusement cuisinée et on retrouve tout ce qui fait l’identité du groupe : de la musique latine au jazz, des rythmes caribéens aux notes du blues, du psychédélisme au soleil de l’afro... L’ensemble est très groovy et Santana s’efforce de faire danser dans une valse sensuelle la rythmique et la mélodie. Les musiciens avouent même n’avoir éprouvé aucune difficulté à retrouver leur complicité après tant d’années et se sont permis d’enregistrer une partie du morceau Shake It sous forme de jam. Invité de marque, le chanteur des Isley Brothers, Roman Isley, est lui aussi de la partie et pose sa voix sur deux morceaux. Cherchant toujours à toucher les gens à travers sa musique, Santana livre encore un contenu qui fera vibrer à la moindre écoute. © AR/Qobuz

Take me to the alley

par Gregory Porter
Son entrée en 2013 chez Blue Note avec Liquid Spirit en a fait l’une des voix soul’n’jazz les plus impressionnantes de ces dernières années. Gregory Porter possède surtout une âme soul bien plus riche et complexe que celle de ses confrères. Jazz, soul, gospel, blues, le Californien quadragénaire connait chaque recoin de la Great Black Music mais c’est sa capacité à les fusionner qui n’en fait pas un simple et énième héritier de Donny Hathaway comme les autres... Avec Take Me To The Alley qui parait lui aussi sur le label Blue Note, Porter transcende encore un peu plus les genres. Le disque prouve également que, loin de lui avoir été fatal, le succès lui a permis de murir, aussi bien humainement qu’artistiquement. Le chanteur a ainsi choisi de quitter l’euphorie de Brooklyn avec sa femme et son fils pour retourner à Bakersfield en Californie afin de se rapprocher de ses frères et soeurs. Sur Take Me To The Alley, Gregory Porter est épaulé par le noyau dur de son groupe. Le pianiste et directeur musical Chip Crawford, le bassiste Aaron James, le batteur Emmanuel Harrold, le saxophoniste alto Yosuke Sato et le saxophoniste ténor Tivon Pennicott lui offrent ici un écrin plus que royal, au fond duquel il dépose cette voix chaude et profonde qu’il a su rendre identifiable en moins de deux. Dans les ballades (Take Me To The Alley), l’émotion est totale, et dans les compositions nettement plus up-tempo (French African Queen), il dompte le groove à mains nues ! A noter que ce superbe Take Me To The Alley accueille la chanteuse Alicia Olatuja, le trompettiste Keyon Harrold et l’organiste Ondrel Pivec. © MD/Qobuz

They moved in shadow all together

par Emily Jane White
Emily Jane White est une experte en folk onirique. La musique rêveuse de son album They Moved In Shadow All Together, la Californienne l’a enregistrée fin 2015 au studio Tiny Telephone de San Francisco puis au New And Improved Studio d’Oakland. Elle a elle-même assuré l’ensemble des choeurs, arrangés essentiellement dans une chambre d’écho. Un son chamanique qui se retrouve magnifié par la Qualité Hi-Res 24-Bit. Marquant un certain retour aux fondamentaux qui ont défini le son et l’univers d’Emily Jane White- son chant d’une beauté éthérée, sombre et souvent hypnotique comme instrument premier de son écriture - They Moved In Shadow All Together tire son nom d’une phrase inaugurale du second roman de Cormac Mc Carthy, L’Obscurité du dehors, décrivant la descente lancinante et mystérieuse d’étranges voyageurs en provenance des Appalaches. Un superbe 5e album qui confirme le talent de cette artiste à part. © MZ/Qobuz

Victim of love

par Charles Bradley
"J'ai assez chanté mes difficultés, maintenant je veux passer à l'étape supérieure. Maintenant que les gens connaissent mon parcours chaotique, je veux qu'ils sachent à quel point ils m'ont aidé à grandir". Un message évident sur Victim of Love, quel que soit l'endroit où vous poserez le saphir. L'opus précédent s'ouvrait sur le message apocalyptique "The World (is Going Up in Flames)", mais cette fois l'ouverture se fait sur un Bradley amoureux qui saute dans une voiture avec sa petite amie pour un roadtrip romantique. Tout comme pour l'éventail large d'émotions proposées au fil des onze titres de l'album, la musique elle aussi évolue et vient toucher différents styles, entre les cuivres dignes d'un tube des Four Tops sur "You put the flame on it" et une guitare acoustique tout droit sortie d'un des classiques de Neil Young (sur le morceau-titre "Victim of Love"), on y entend surtout une évolution comme dans la soul psyché qu'offraient les Temptations au début des années 70. Si on doit retenir un morceau qui résume à la fois l'esprit, l'émotion et le son de cet album, ce sera peut-être "Through The Storm" qui voit Charles exprimer, dans un style proche du Gospel, toute sa gratitude à ses fans, ses amis et à Dieu. "When the world gives you love, it frees your soul", chante-t-il. Voilà son message, son retour d'amour à ceux qui l'ont soutenu à travers les années, et dans le succès de sa nouvelle vie, de sa jeune carrière.

comptoir des disques du 5 mars

Adore life

par Savages (The )
Jusqu'ici on reprochait à Savages une certaine froideur, voire une distance. Pour son deuxième effort, le groupe londonien mené par Jehnny Beth change d'approche, sans rien perdre de la rage et de l'énergie qui ont fait sa marque. On nage toujours dans une atmosphère noire, poisseuse propre au post-punk mais cette fois, on célèbre la vie, l'amour, on scande haut et fort "love is the answer" ("The Answer"), on parle sentiment de manière crue ("When i take a man, at my command, my love will stand, the test of time" – "Mechanics"). De l'amour et de la noirceur. On pense forcément aussi aux grandes figures qui ont bercé les oreilles de Savages, notamment Patti Smith sur "T.I.W.Y.G." ou encore Ian Curtis sur "I Need Something New".(...) N'en déplaise à Mick Jagger qui estimait autrefois que les filles n'avaient pas leur place dans une salle de rock, elles l'ont. Mais qu'on ne s'y méprenne pas. Ce n'est pas parce que Savages est un groupe composé de quatre filles qu'elles marchent et attirent l'attention. D'ailleurs contrairement à d'autres groupes féminins cultes qui, pour exister et se faire une place dans ce monde si masculin, ont joué sur leurs attributs féminins, Savages efface tout et préfère miser sur un look neutre et androgyne. Pas de postures provocantes qui tiennent. Ici il n'y a que la musique qui parle. Savages n'est pas un groupe de filles qui font du rock mais simplement un groupe de rock. Et un bon.

Arkhangelsk

par Erik Truffaz
Cet album, c'est la rencontre entre le Quartet d'Eric Truffaz, la voix du rapper Nya, celle du crooner anglais Ed Harcourt et le cultissime chanteur Christophe. C'est peut être à ce jour l'expérience la plus poussée et la plus maîtrisée d'Erik Truffaz.

Belle époque

par Vincent Peirani
Accordéon et sax soprano : tout sauf évident... et rien que d’évident. Le risque, une proximité aussi piégeuse que piano-guitare ; l’atout, le souffle et la « pulse » en commun et un même sens de la fulgurance, de l’éblouissement. L’an passé, le premier album en leader de Vincent Peirani (également chez ACT) « Thrill Box », séduisant, cédait en cohérence ce qu’il gagnait en ouverture de possibles. Ce coup-ci, unité de lieu, de temps et d’action. Les deux frères d’âme ont choisi de se concentrer sur un effet miroir lumineusement pensé. En cinq occasions un répertoire vintage (Sidney Bechet, Duke Ellington , un ragtime, un classique de New Orleans...) qu’ils propulsent dans le temps présent en mettant en avant son chant profond, une sorte de lyrisme universel. Ils complètent avec quatre compositions personnelles enracinées dans leur goût pour les mélodies populaires.(...) - Alex Dutilh - francemusique.fr

Bending new corners

par Erik Truffaz
Lauréat du Concours national de la défense en 1993, Erik Truffaz est le premier musicien français à avoir été signé par le prestigieux label Blue Note. Portée par son quintette, la construction des thèmes d'Out Of A Dream se révèle fortement influencée par l'architecture que sut autrefois imposer Miles Davis. Les climats sont variés et le jeu du leader persuasif. Toutefois, le meilleur reste à venir avec la drum'n'bass acoustique des albums suivants, The Dawn et Bending New Corners. L'ajout du clavier électrique Fender Rhodes à la panoplie de Patrick Muller et l'arrivée du rappeur Nya y seront pour quelque chose. Voilà un premier opus annonciateur de lendemains qui chantent.--Philippe Robert

Churning strides

par Stranded Horse
Voici le projet acoustique solo de Yann Tambour / Encre (chant, kora, guitare). Ce premier long format jette des ponts entre les compositions folk de T Rex, les productions amples de Lee Hazelwood et la poésie de Léo Ferré, en une musique décharnée et universelle, qui s'étend du fleuve Niger jusqu'au Delta du Mississipi. Un folk lumineux, des mélodies d'une grâce infinie.

El tiempo de la revolucion

par Erik Truffaz
Après le succès de l'album "In Betweens" écoulé à plus de 25 000 exemplaires, le Erik Truffaz Quartet est de retour !! Signé sur le mythique label Blue Note Records, le géant du Jazz signe son 10e album studio en compagnie de son Quartet d'origine, le Erik Truffaz Quartet. Avec 9 albums vendus à plus d'un demi-million d'exemplaires dans le monde, Erik Truffaz compte parmi les valeurs sûres du Jazz. Comme s'il s'agissait d'un second volet ou chapitre d'une histoire qui a débuté en 2010, ce nouvel album s'inscrit dans la continuité de son précédent opus "In Betweens". Au fil du temps et des concerts, la musique s'est imposée, le son du groupe a pris de l'ampleur et de la densité. Pour ce disque le Quartet a composé essentiellement en studio. Un travail commun fait de propositions, de déstructurations, de reconstructions. Un titre par jour naitra ainsi de celle lente et longue introspection. Avec "El Tiempo de la Revolucion", le groupe Erik Truffaz Quartet nous livre un album Jazz-pop au son unique sur lequel ils invitent la prometteuse chanteuse pop Anna Aaron(déjà présente sur l'album précédent ).

Humbling tides

par Stranded Horse
Au travers d'un jeu de kora qu'il s'approprie de manière très personnelle, Yann Tambour dévoile un univers envoûtant à la douceur cristalline, mêlant le folk anglo-saxon et la majesté harmonique des horizons mandingues.

In between

par Erik Truffaz
Après des expériences pop, word ou hip hop, c'est un retour aux sources qu'il effectue ici en quartet jazz, dans l'esprit avant gardiste et groove.

Is a woman

par Lambchop
Autant Nixon, cinquième album élaboré aux croisements de la country et de la soul, débordait d’instruments et d’emphase, autant Is a Woman voit Kurt Wagner et son orchestre Lambchop revenir à une quiétude et une simplicité qui caractérisaient leurs premiers albums : Depuis longtemps déjà, j’avais envie de faire un album qui commencerait avec quelques notes de piano et qui s’achèverait dans une atmosphère similaire“. Pas de chichi donc : un piano, une guitare, quelques percussions et cette voix, cette même voix grave qui nous avait séduits il y a huit ans déjà sur Jack s Tulip, mais ayant pris un peu de bouteille. Une patine d’homme mûr évoquant parfois Randy Newman ou le Tom Waits des débuts. Epaulées par un nouveau pianiste, Tony Crow, qui marque de son empreinte l’univers maniéré de Lambchop, les ballades de Kurt lorgnent dorénavant vers le jazz (The Daily Growl). Le reggae (le superbe Is a Woman) et la soul (D. Scott Parsley) sont aussi convoqués à ce festin bucolique par légères touches impressionnistes. Comme d’habitude avec Kurt Wagner, plusieurs écoutes sont nécessaires pour apprécier au mieux ces digressions mélodiques. Mais ici plus qu’ailleurs, il faudra laisser mûrir ces doux anachronismes pour en mieux en saisir la substance vivifiante. Mis en son par Mark Nevers (déjà présent sur Nixon), Is a Woman a définitivement une sacrée classe. Un raffinement sonore pour tous les palais délicats, un délice pour les oreilles fatiguées par trop de bruit et de fureur. Ici, tout est aérien, calme et volubile comme une fin d’après-midi automnale. N’insistons pas, tout était déjà dit dans le titre : Lambchop est une femme, une très belle femme. -les inrocks.com

Living Being

par Vincent Peirani
Il faut remonter l'histoire de quelques années pour assister à la naissance du quintette Living Being, qui publie son premier album homonyme en 2015. Aux alentours de 2011, l'accordéoniste Vincent Peirani réunit une brochette de musiciens tous aussi talentueux les uns que les autres, à commencer par le saxophoniste qui allait peu de temps après crever l'écran, Émile Parisien, et l'accompagner dans l'album Belle Époque (2014) du Peirani & Parisien Duo Art. Épaulés par Julien Herné (basse), Tony Paeleman (claviers) et Yoann Serra (batterie), les deux complices cités comme révélations de la scène jazz hexagonale s'en donnent à coeur joie dans un recueil en majorité composé de matériel inédit, et de deux reprises de choix. Aux « Suites en V » (4 & 1) parés d'accents mystérieux dignes d'un polar succèdent une relecture du « Dream Brother » aux lignes harmoniques fluides de feu Jeff Buckley, entre tendresse et tempête fusion, et la complexe « Mutinerie » de Michel Portal, enveloppée dans un récit labyrinthique. Deux musiciens exigeants dans leur art, dont les compositions s'enrichissent de couleurs inédites - la profondeur de l'accordéon, la suavité du saxophone, les claviers miroitants, la frappe souple et énergique du batteur.

Luxe

par Stranded Horse
Fusion, musique(s) du monde, folk ethnique, chanson sans frontière, l’étiquette importe peu. La certitude est que Yann Tambour alias Stranded Horse (et même Thee, Stranded Horse) est un troubadour dont les sublimes errances musicales ne ressemblent guère à celles des autres. D’origine normande, et ayant débuté sa carrière en 2001 avec le projet Encre qui alliait samples d’instruments à cordes, piano et voix, Tambour y privilégie une approche personnelle de la kora, cette harpe-luth mandingue dont il est devenu au fil des ans un vrai virtuose : il fabrique ses propres instruments, compacts, plus légers, et dernièrement une kora chromatique à leviers de harpe en kéno, érable et formica : la formikora. Après Churning Strides 2007, un EP avec Ballaké Sissoko en 2008 et Humbling Tides en 2012, le Coutançais signe ce Luxe, album aux arrangements contrastés et aux mariages inattendus qui se nourrit de ces diverses collaborations et de ces multiples voyages : sessions dakaroises, parisiennes et nantaises avec le trio Vacarme, Boubacar Cisssokho, Eloïse Decazes du duo Arlt, la contrebassiste Sarah Murcia, ou encore Amaury Ranger du groupe François And The Atlas Mountains et Papis Morin Mbaye. Album nomade, cet opus puise également ses sources dans les différentes tournées effectuées au cours de ces dernières années (Europe de l’Ouest et Centrale, Russie, Japon, Chine, Etats-Unis ou Afrique du Nord), et dans les disques glanés au fil de celles-ci. Album métissé enfin que ce Luxe qui marie subtilement folk anglo-saxon, horizons mandingues et chanson française. Surtout, une oeuvre qui fait s’entrecroiser avec une grande finesse les multiples passions de son auteur. La belle reprise du My Name Is Carnival de Jackson C. Franck reflète d’ailleurs à la perfection cette rencontre entre folk occidental et sonorités africaines. Un grand disque. © MD/Qobuz

Mr M

par Lambchop
Produit par Mark Nevers (Andrew Bird, Will Oldham), ce onzième album du groupe est sans artifice et intemporel, il est sombre comme la peine et lumineux comme l'amour et la guérison. Textes des chansons

No border

par Fat Bastard Gang Band
Avec The Fat Bastard Gang Band, impossible de rester immobile. Ces 6 musiciens déploie une impressionnante énergie sur scène, une recette qui emprunte aux rythmes des Balkans autant qu'au punk musette. Folklores de différentes parties du monde, apports électroniques, cuivres (tuba, saxophone et trompette), accordéon et humour débridé, sont les principaux ingrédients de cette cuisine du monde pour les oreilles. Un groupe ultra festif, qui jongle avec les traditions comme avec les langues, conviant le public à un voyage sonore éblouissant. Une belle découverte !

OH (ohio)

par Lambchop
Le charpentier de Nashville nous fait voyager plus que jamais au coeur de l'Amérique éternelle. Un nouvel album qui signe un retour en grâce, langoureux et toujours aussi délicatement ouvragé.

Paris

par Erik Truffaz
(...)Durant une gestation de près de deux ans, le musicien a donc croisé en France Sly Johnson, ex beat boxer de Saïan Supa Crew, et articulé un répertoire – nourri d’une voix à rapprocher des pyrotechnies de Bobby McFerrin – autour d’un hommage à Robert Wyatt (« J’aime tout de lui, même ses derniers albums ») et de reprises des Beatles (Come Together), ou de Bryan Ferry.(...) - les inrocks.com

Saloua

par Erik Truffaz
Sollicité par divers artistes contemporains de tous horizons (chanteur, écrivain, metteur en scène) et de tous pays, Erik Truffaz s’accorde tout de même du temps pour ses propres créations. Ce trompettiste et son LadyLand Quartet reviennent avec l’album « Saloua ». Un album de 12 titres réunissant les éléments qui ont fait la base de son travail depuis quelques années. Avec ses compagnons Michel Benita (basse), Manu Codja (guitare), Philippe Garcia (batterie), et deux invités Mounir Troudi (trompette) et Nya, il sait mêler avec subtilité, des rythmes urbains aux musiques du monde, des éléments acoustiques et électriques, des compositions écrites à des improvisations. « Saloua » est un très bel album à consommer sans modération.- fipradio.fr

The Walk of the giant turtle

par Erik Truffaz
(...) C'est le mini The Dawn qui révèle Erik Truffaz au grand public. Son style évoque souvent celui de Miles Davis. Cependant la musique d'Erik Truffaz est un métissage des genres. S'appuyant sur une rythmique drum and bass, les morceaux oscillent entre la sonorité feutrée de la trompette de Truffaz et le rap anglophone du chanteur Nya invité sur l'album. La formule sera reprise sur l'album suivant Bending new corners et confirmera son succès. The walk of the giant turtle montre une orientation plus rock, avec notamment un rôle plus important laissé à la basse électrique nerveuse de Marcello Giuliani et à la puissance du toucher de Marc Erbetta. (...) - .jazzauxfrontieres.com

Thrill box

par Vincent Peirani
Voici donc le musicien que l'on attendait sur l'accordéon. A la suprématie de Richard Galliano, Daniel Mille avait répondu par la douceur veloutée du son et la caresse de la mélodie. Vincent Peirani, lui, choisit de renouveler et le son et le style. Youn Sun Nah, Daniel Humair ou Michel Portal ont déjà fait appel à lui. Pour son premier disque en leader, il se présente en trio avec un pianiste cordial, Michael Wollny, et le contrebassiste Michel Benita, à l'écoute chaleureuse. Et c'est par le répertoire qu'il affirme son originalité, puisant tour à tour dans les folk songs de l'Ouest américain, les thèmes de jazz,, la jazz ballad, la mélodie classique, la tsarda. A quoi il ajoute quatre compositions à lui, dont l'une, Choral, est poignante, et une autre, 3 temps pour Michel P, franchouillarde avec humour. Avec deux invités exubérants, Michel Portal et Emile Parisien, Vincent Peirani se livre à des inspirations multicolores, au gré d'humeurs variées qui vont de la tendresse éperdue à la joie dansante. Vous qui croyez ne pas aimer l'accordéon, des surprises vous attendent... Michel Contat - Telerama n° 3302

Comptoir des disques du 23 janvier

In colour

par Jamie Xx
Tenues sombres et mines blafardes d'ados gothiques, quand Romy Mad­ley Croft, Oliver Sim et Jamie Smith, alias xx, sont apparus en 2009, à la faveur du premier album de The xx, on les avait associés à ces gamins qui, nés trop tard dans un monde trop vieux, singent les « jeunes gens modernes » du passé. Mais si l'ombre de la new wave planait sur ses chansons minimales et distanciées, le trio faisait bien plus que regarder dans le rétro : il propulsait Young Marble Giants à l'âge des rave parties. Aux machines, sans tapage ni ostentation, Jamie expérimentait avec beaucoup de finesse quelques « trucs » de production popularisés par la nouvelle scène dub­step : peu de samples, des beats électroniques parcimonieux, donnant beaucoup d'espace au son. Sur Coexist (2012), le producteur livrait un indice de son ouverture musicale avec un unique sample piqué aux Crusaders, le groupe de jazz-soul. Avec son premier album solo, on mesure à quel point il est un garçon funky. Sommet du disque, Loud Places, avec Romy au micro, n'a pas grand-chose à envier au We are family de Sister Sledge ou à ces standards de la soul qui mêlaient si bien tristesse, détermination et joie d'être en vie malgré tout. « Je vais dans les lieux bruyants pour rencontrer quelqu'un avec qui je me sentirai au calme », feule Romy. Un couplet qui résume l'esprit de cet In colour, essentiellement instrumental, dans l'air du temps électro — de Lone à James Blake, de Martyn à Four Tet —, où résonnent caisses claires, klaxons, steel drum, claquements de doigts et échantillons de voix doo-wop ou ska... L'oeuvre d'un surdoué qui démontre sa science de l'arrangement et des atmosphères. Il ne l'a sans doute pas pensé ainsi, mais il donne furieusement envie de danser. — Erwan Perron - Télérama n°3413

St Germain

par St Germain
Quinze années séparent Tourist, la dernière apparition discographique de Ludovic Navarre alias St Germain, de la sortie de ce nouvel album. Le retour inespéré d'une légende de l'electro est déjà un évènement en soi, découvrir ce qui anime encore ce pilier de la French Touch suscite forcément de l'intérêt. Les albums précédents (Boulevard en 1995 et Tourist en 2000) fusionnaient les influences deep house avec un jazz lumineux. Il est aussi question de métissage sur ce dernier opus mais l'artiste contourne la redite pour explorer d'autres domaines.(...)Des samples de Lightnin' Hopkins et de R.L Burnside incarnent ce blues futuriste, les rythmes enracinés dansl'afrobeat du Nigéria et la tradition malienne, les mélodies puisées dans le répertoire de l'Amérique contemporaine. Le jazz est toujours présent en filigrane sur des titres comme « Family Tree », « Hanky Panky » ou le piano électrique de « Mary L. », mais ce sont les phrasés de musique mandingue et les rythmes complexes comme ceux de « Forget Me Not » et « How Dare You » qui dominent l'ensemble. Étonnant de maîtrise, puissant et énergique, cet album réunit sur une session des musiciens africains et occidentaux invitant à la danse, si ce n'est à la transe. -

Who's gonna get the ball from behind

par Bachar Mar Khalife
Bachar Mar-Khalifé est un homme libre. Tout d'abord il insiste : être né dans un Liban en guerre n'autorise pas de se réclamer du martyre pour se faire valoir. Dans sa relecture de "Ya Nas", chanson traditionnelle koweitienne, Bachar chante un hymne à la liberté anarchiste. Puis il adapte avec "Marea Negra" un chant emblématique du printemps arabe du poète syrien Ibrahim Qashoush, qui chantait contre le régime "il est temps que tu dégages Bachar", et qui fut retrouvé mort les cordes vocales arrachées. Bachar universalise le texte et le martèle telle une marche insurrectionnelle de pianos, de basses et de percussions. "Xerîbî" aussi est une reprise, du chanteur kurde Ciwan Haco, qui exprime la douleur de l'exil et l'espoir d'un pays. Là encore Bachar l'ajuste à son idéal universaliste et remplace le Kurdistan par Utopia, "mon pays", précise-t-il. Sur "Requiem", il entremêle un thème de son frère Rami (fondateur du projet Aufgang avec Francesco Tristano) avec l'extrait d'une chanson de son prère Marcel (chanteur et joueur d'oud, légende en son pays). Puis vient "Machins Choses", rareté de Gainsbourg interprétée en duo avec Kid A, rencontrée via Agoria et Infiné. A la désinvolture de la version originelle, se substitue l'incertitude et le doute de leur génération. Chaque morceau est une déclaration d'amour à ses racines, une synthèse de son parcours musical, une révolutionnaire vision multi-culturelle.

Comptoir des disques du 21 novembre

Arat Kilo : et l'éthiopian Jazz

par Patrice Pegeault
L'Ethiopie fascine depuis longtemps les monde de la musique. Arat Kilo (Kilomètre 4, le nom d'un faubourg d'Addis - Abeba) s'aventure sur le terrain de l'Ethiopian-Jazz, mix de jazz, funk, fanfares et musiques traditionnelles éthiopiennes, autre grand courant avec l'afro beat, de la musique africaine contemporaine.Ces musiciens attachants en font le coeur de leur répertoire. Pour ce concert exceptionnel, ils sont accompagnés par deux invités éthiopiens, la chanteuse "Nardos" et le percussioniste "Wondé". Avec la participation de Soro Solo et Vladimir Cagnolari.

Chef : Bande originale du film de Jon Favreau

par Divers
Une B.O. décoiffante, à la Tarantino, allant de la salsa au rock en passant par le hip-hop et le reggae. La bande son du film, compilée par Mathieu Schreyer souligne parfaitement le côté road trip du film. Chaque ville possède son identité culinaire et musicale : - Miami et sa sauce salsa (Que Se Sepa, Homenaje A Beny More), - New Orleans et son inévitable groove de fanfare (Bustin Loose, Sexual Healing), - Austin et son "Texas blues" (Gary Clark Jr.), et enfin Los Angeles et son buffet hip-hop (C.R.E.A.M, West Coast Poplock).

Contrepoint

par Nicolas Godin
Huit oeuvres de musique classique Allemande du 18e siècle ont ainsi servi de point de départ et d'inspiration pour les compositions contemporaines, parfois futuristes de Nicolas Godin. Il fallait à tout prix éviter le piège d’une relecture de Bach avec des sons modernes. Nicolas Godin a donc eu envie de se réinventer et de créer une musique totalement originale en partant d’une grammaire classique. Celle du contrepoint que l’on peut comprendre comme une technique de composition suivant laquelle on développe simultanément plusieurs lignes mélodiques. Avec Glenn Gould, pour guide spirituel, qui joue le rôle d’éclaireur dans ce travail de transformation. Puisqu’il fallait un fervent admirateur de Bach et un grand ordonnateur du contrepoint pour l’aider à s’émanciper. Se libérer. Il peut ainsi partir d’un sample de la voix de Gould qui exprime la réalité du musicien qui peut parfois ressentir qu’il a atteint ses limites, qu’il peut être coincé, mais que la lumière n’est jamais loin. Ainsi tel un pointilliste, Nicolas Godin nous offre un disque lumineux.

Fête de la musique 2006 : La BO de Lyon

par Acte Public

Fête de la musique 2007 : La BO de Lyon

par Acte Public

Fête de la musique 2008 : 300 heures de musique la BO de Lyon 2008

par Acte Public

Get some

par Malted Milk
Grooves imparables, choeurs massifs et cuivres rutilants, le groupe livre ici un album au son désormais plus soul-funk mais qui laisse toujours une place de choix à la guitare bluesy d'Arnaud Fradin, désormais véritable marque de fabrique du Malted sound. Textes des chansons

Hope

par Mountain Men
(...)Après avoir frappé d’un grand coup de Santiag le monde du blues il y a trois ans avec un premier album, le duo le plus Mississipien de France, j’ai nommé les Mountain Men reviennent avec un deuxième disque studio, et y’a rien à dire, c’est toujours autant la classe. Un disque un tout petit peu moins purement bluesy que le premier et qui s’offre des escapades plus folk ou plus rock, on a même le droit à une reprise de Smells Like Teen Spirit, mais que les puristes se rassurent, ça sent toujours le fait main, et pas avec les pieds. Une voix qui n’est pas sans rappeler celle de Jack Black avec Tenacious D, une guitare et un harmonica, et on se rappelle que même en 2012, il n’y a pas forcément besoin de grand-chose pour faire une grande chanson. - radioneo.org

Hubert Mounier : Entre Rock et BD

par Patrice Pegeault
Hubert Mounier fascine par bien des aspects de son aura artistique. Voilà bien un individu dont on a envie de se rapprocher pour creuser avec lui cette apparente "légèreté de l'être".

Kent : Profession Artiste !

par Yves Bénitah
Un film pour mieux connaître l'homme public, ses engagements, saisir un peu de l'homme intime : celui qui se penche sur sa jeunesse ; cette jeunesse qui le fit entrer pour la postérité dans l'histoire du Rock, de la Chanson Française et de la Bande Dessinée.

Les plus belles berceuses jazz

par Valérie Rouzeau

Madina N'Diaye : De son monde à l'autre

par Jérôme Biarrat
Ce documentaire dévoile la femme malienne qui habite l'artiste. Avec une détermination rare, grâce à la musique, elle brise les barrières culturelles et sociales de son pays...Tout en composant une musique ancrée dans les traditions, elle s'inscrit dans la phase de mutation des musiques du monde...Madina N'Diaye joue de la Kora alors que la tradition exclus les femmes de cette transmission instrumentale.

Mango Gadzi : ou portrait de famille avec cousins éloignés

par Jérôme Biarrat

Milk & Green

par Malted Milk
La diva de Memphis Toni Green et Malted Milk, le groupe français le plus groove du moment, unissent leurs forces dans une collaboration détonante pour délivrer un album aux couleurs bluesy-funky imparables. Originaire de Memphis, Toni Green a commencé la musique très jeune. Elle rejoint l'écurie du producteur de légende Willie Mitchell (Al Green, Ann Peebles, Otis Clay, Syl Johnson) où elle enregistre ses propres chansons mais devient également une choriste recherchée pour sa maîtrise des harmonies vocales. De l'autre côté, on retrouve Malted Milk une machine de guerre dotée d'un sens du funk incomparable et son leader Arnaud Fradin, guitariste explosif et chanteur au falsetto dévastateur, qui a écumé la scène soul-blues depuis le Tennessee jusqu'en Floride, de Paris à Amsterdam en passant par Londres. Après plusieurs mois de préparation, Toni et Malted Milk entrent en studio en mars 2014. Au programme, quelques reprises : Mary J Blige, Syl Johnson et Ann Peebles... Le reste de l'album est constitué de compositions originales, écrites et arrangées par Toni Green & Malted Milk.

No deal

par Melanie De Biasio
Avec ce deuxième album, la France s’apprête à découvrir Mélanie de Biasio, jeune musicienne et chanteuse belge au succès fulgurant dans son pays. Rarement un disque n’avait de récente mémoire déployé autant de beautés sombres et de luminescences cachées, parlant mille langues musicales tout en demeurant parfaitement accessible, à la fois séduisant et déroutant. C’est une invitation à l’apesanteur et à la rêverie qui arrive sans prévenir de là où on l’attendait le moins, de cette Belgique qui ne cessera jamais de nous surprendre.

On stage tonight !

par Malted Milk
Malted Milk revient en ce début d'année avec son tout premier album Live. Enregistré en octobre à Stereolux à Nantes cet album marque l'épilogue de 3 années de tournée intense à travers la France et l'Europe. Au programme, quelques uns des meilleurs titres du groupe (Touch You, Brand New Thing, Sweet Baby) ainsi que des reprises jamais encore enregistrées par Malted Milk (Down The Road de C2C, That Wiggle de Syl Johnson.). Pour l'occasion, le groupe se voit augmenté d'une section cuivre et de choristes. Quelques invités spéciaux se sont également joints à l'equipe: Le DJ et producteur 20syl et l'harmoniciste Kevin Doublé participent à une version revisitée du tube de C2C Down The Road. La jeune chanteuse Nina Attal offre une interprétation très sensuelle du titre Sweet Baby. Le Soulman américain Karl W. Davis ami de longue date de Malted Milk présente l'une de ses dernières compositions Sunshine. Incontournable !

Past present future

par Dafuniks
Trois ans après un premier opus, Dafuniks est de retour avec l'album "Past Present Future...", un nouvel hymne joyeux à la fusion entre samples brillants et groove acoustique sensuel, entre breakbeats ravageurs et voix soul et hip hop. Une nouvelle collection exaltante de titres auxquels participent Afrika Baby Bam membre du mythique groupe américain Jungle Brothers, les bouillonnants ASM , le soul man Elias (voix historique du groupe), l’élégant rapper Mattic, la diva Danoise Barbara Moleko, et le nouveau rookie, Blacc El.

Sefsaf : Comédien, poète, chanteur

par Yves Bénitah
Après l'épopée Dézoriental, Sefsaf prend confiance en sa valeur d'artiste solo et assume pleinement aujourd'hui sa vocation de compositeur, chanteur et musicien.

Soul power

par Curtis Harding
Il faut avoir le sens de la mission ou une âme de crâneur (ou les deux) pour baptiser son premier album Soul Power en 2015. Mais rien ne semble pouvoir intimider Curtis Harding, jeune Black du Michigan qui a grandi sur les routes d'Amérique, dans le sillage d'une mère affairée à la propagation des transes des évangélistes, et qui joue de la Stratocaster comme s'il voulait ranimer la flamme de Buddy Guy et des guitaristes de blues qui ont électrisé les quartiers sud de Chicago. Le pedigree soul, Curtis Harding l'a décroché avec l'ardeur rituelle sur les bancs de la chorale, et il se sent prêt à défendre, sur tous les terrains, sa part de l'héritage de Sam Cooke et de James Brown (« La soul, dit-il, n'est ni un feeling, ni un son, ni un mouvement, c'est une connexion. ») Pour ne rien gâcher dans l'apparition de cette étoile filante, le feu sacré et l'ambition dévorante sont mis en scène par Hedi Slimane, créateur en chef chez Saint Laurent, qui photographie le beau Curtis torse nu et cigarette au bec, dans un ténébreux noir et blanc. Ces affinités mode pourraient rebuter, mais Slimane est connu pour sa passion du rock'n'roll, et c'est sur ce versant que Curtis Harding nous emporte. Sa soul rétro est plus frénétique qu'extatique, montée sur un rythme bouillonnant et traversée de gimmicks aussi simples que jouissifs. Quelques grandes chansons déjà (Next Time, Freedom...), de la gueule, et de l'élan. Beaucoup d'élan. - Laurent Rigoulet - Telerama n° 3397

Tomorrow will be beautiful

par Flo Morrissey
Si son patronyme évoque par homonymie les grandes heures du rock britannique, c'est vers la communauté de Laurel Canyon, de l'autre côté de l'Atlantique, que se fixe le regard de la frêle chanteuse londonienne d'origine irlandaise. Le pôle d'attraction du folk de la fin des années 1960, animé par Crosby, Stills & Nash, Joni Mitchell, Jackson Browne ou encore The Byrds, est au coeur de la recette musicale de cette jeune chanteuse, guitariste et pianiste. Cette surdouée précoce, encouragée par ses huit frères et soeurs, s'est nourrie de ce glorieux passé pour alimenter dix titres ensorceleurs aux couleurs sépia et au charme suranné, appelés à constituer son premier album. Loin de se contenter du charme brûlant de sa voix mélancolique, elle y présente des arrangements très riches, conçus avec le producteur Noah Georgeson (Vetiver, Devendra Banhart, Joanna Newsom) et des textes intemporels d'une maturité étonnante. - music-story.com

Comptoir des disques du 19 septembre

Genius

par C2C

Akö

par Blick Bassy
Avec ce troisième album, Blick Bassy bascule dans une autre ­dimension, quelque part du côté du Mississippi, hantée par le fantôme de Skip James. De ce bluesman, disparu en 1969, le songwriter camerounais, métamorphosé, adopte la modernité dépouillée et l'émouvant falsetto. On reconnaît, dans ces ballades intimistes aux mélodies somptueuses, la patte No Format : un mélange très organique de minimalisme et d'élégance, à la fois ancré dans la tradition (africaine, du Delta) et sublimé par un ­halo classique. Avec, pour épouser ses complaintes graciles et sa langue si musicale, le picking du violoncelle, qui fait écho à celui du défunt guitariste, et les samples de Nicolas Repac. Le son est soigné et l'album, parfaitement construit. Le disque s'ouvre ainsi sur les rêveries oniriques d'Aké et se ferme sur les climats délicatement dramatiques de Ndjèl. Entre ces titres à l'épure envoûtante, on navigue entre swing New Orleans, rhythm'n'blues et berceuse murmurante. L'harmonica s'étire, le banjo cultive une douceur plus roots et le trombone soupire, tendre à fendre le coeur. - Anne Berthod - Telerama n° 3404

Barbara - Fairouz

par Dorsaf Hamdani
Libres et mystérieuses, romantiques et frondeuses, adulées de part et d'autre de la Méditerranée, Barbara et Fairouz hantent l'imaginaire des chansons française et arabe : dans cet hommage croisé, la Tunisienne Dorsaf Hamdani imagine le dialogue entre les deux divas. Alternant les chansons de chacune, elle leur prête sa voix ourlée tout en nuances, épousant notamment les accents primesautiers de Barbara avec un mimétisme saisissant. Résultat : ces relectures ravissantes se démarquent peu de la version originale, d'autant plus que Daniel Mille en cultive le classicisme à l'accordéon. Ailleurs (La Solitude, Dis, quand reviendras-tu ?...), oud et violon ajoutent une pointe de luxuriance orientale bienvenue. Mais c'est l'arabe qui sied le mieux à Dorsaf Hamdani. L'orchestration dépouillée, avec guitare et percussions, fait entendre Fairouz autrement : elle est la Barbara libanaise, à la fois douce, poignante et sensuelle dans son infinie mélancolie. - Anne Berthod - Telerama n° 3388

Black box

par Nicolas Repac
Homme de l'ombre et alter ego d'Arthur H depuis près de 15 ans, Nicolas Repac n'est à son aise que seul, face à ses machines dans l'espace calfeutré de son studio des hauteurs de Montmartre. Passé maître dans l'art subtil des samples et de leurs associations libres, son travail consiste ensuite à leur redonner comme une seconde vie poétique et musicale en les réintroduisant dans la rumeur vibrante du grand métissage contemporain. A travers un éventail de voix profondément émouvantes, enregistrées spécifiquement pour l'occasion ou issues de documents sonores samplés, cet album s'apparente en effet à une sorte d'inventaire saisissant de cette plainte joyeusement désabusée, qui partout dans le monde ne cesse de chanter la nostalgie du paradis perdu. Sélection FIP - 20/20 Coup de coeur France Musique - 20/20 France Inter : Encore un matin - 20/20

Blues for the lost days

par John Mayall

Camino (El)

par Black Keys (The)
"La véritable magie des Black Keys se situe là : comme jadis les Rolling Stones ou Led Zeppelin, Carney et Auerbach ont su s'ancrer dans un blues sans fard pour avancer en incorporant à leur son le meilleur des pionniers. El Camino serait même à cet égard un fabuleux concentré de leurs multiples influences. Passé donc le tonitruant Lonely Boy, on bascule dans le joyeusement plaintif Dead and gone, rhythm'n'blues au refrain obsédant, avec son petit chorus addictif de guitare. Derrière, le boogie de Gold on the ceiling est un jubilatoire clin d'oeil au heavy glam mélodique à paillettes de Sweet ou de Chicory Tip. Little Black Submarines, dans la foulée, attaque tout en douceur acoustique, pour se métamorphoser, à mi-parcours, en déflagration nirvanesque, et ainsi de suite... Aucun sentiment de patchwork inconséquent là-dedans, plutôt une admirable synthèse, la mise au jour d'une racine commune, d'un esprit unique qui coule de source depuis l'origine." - Hugo Cassavetti - Telerama n° 3230

Darling arithmetic

par Villagers
On avait fait la connaissance de Conor O’Brien il y a cinq ans via le superbe premier recueil de son projet Villagers, Becoming a Jackal. Le jeune homme, en quelques comptines folk à tiroirs, s’était d’emblée ouvert les portes de notre petit panthéon irlandais, non loin de Neil Hannon (et Gilbert O’ Sullivan ?). Plus complexe, son successeur Awayland avait un peu dérouté. Bonne nouvelle : Darling Arithmetic, troisième volet de l’aventure, perce immédiatement le coeur. Dès la première écoute, dès, même, le tout premier couplet, la magie opère. Sur un bouleversant Courage, le musicien raconte le temps et l’audace qu’il lui a fallu pour devenir lui-même. Beau programme universel. Dans le cas du jeune O’Brien, cela signifia, notamment, le courage d’assumer son homosexualité, mission rendue difficile par l’étroitesse d’esprit de certains abrutis croisés en chemin. (...) Seul, le songwriter n’a pas pour autant choisi de faire un disque épuré, lui offrant au contraire une belle enveloppe sonore - piano, mellotrons et batteries frôlées au balai. Les plus attentifs remarqueront aussi des cris de mouettes... L’ensemble est un enchantement. Parce que ses deux prédécesseurs avaient été nominés pour le Mercury Prize, on avancerait même que ce Darling Arithmetic mérite de l’emporter. - Johanna Seban - lesinrocks.com

Gospel : Vol 3 : Guitar evangelists & Bluesmen

par Jean Buzelin
Frémeaux et Associés - avec le précieux concours de Jean Buzelin en ce domaine - apportent une suite logique aux deux coffrets précédents et ce troisième volume est tout aussi indispensable que les autres ; même les puristes du blues ne pourront se retrancher derrière leur intransigeance puisque un des deux CD propose seize faces des plus grands noms du pré-war blues (on peut tiquer sur la présence de Rosetta Tharpe et Utah Smith, mais on n’y perd rien au plaisir d’écoute). La sélection est fort judicieuse et le repiquage très soigné. Plaisir garanti ! Les « complétistes » (comme moi) ne peuvent se passer des intégrales que Johnny Parth publie sur Document Records mais il faut bien reconnaître que l’écoute de recueils comme celui-ci procure un plaisir décuplé. » Robert SACRE - SOUL BAG

Identités

par Idir
Vingt-cinq ans après son premier succès « A Vava Inouva », le chanteur kabyle Idir enregistre son troisième album intitulé Identités (1999), en duo avec de nombreux artistes d’origines culturelles variées. (...)Un disque musicalement inégal donc, mais humainement généreux. - Sophie Lespiaux - music-story.com

Jetzt erst recht

par Lafee
LaFee s'impose en Allemagne dès 2006 et son premier album LaFee. Réponse locale aux jeunes rockeuses internationales, LaFee et son groupe ont un son plus dur et des influences proches du rock gothique. Jetzt Erst Recht est No 1 en Allemagne et Autriche en 2007. En 2008 les meilleurs titres des deux premiers albums sont chantés en anglais sur Shut Up, mais le marché internationale ne cède pas à la sirène rhénane. Début 2009 sort Ring Frei qui se classe immédiatement No 3 en Allemagne.

La langue de la bestiole

par Renaud Papillon Paravel
Entre introspection sans concession et chronique sociétale déprimée, la verve de Papillon Paravel vous percute autant qu'elle vous séduit, aidée en celà par une musique aussi créative qu'inspirée. Si l'ancien graphiste et photographe toulousain, installé sur les terres salées des Corbières maritimes, mène parfois sa course contre la bestiole à coup de beat hip hop ou électro, le ton est souvent rock et l'alchimie fonctionne une fois de plus à merveille avec son flow, sa litanie directe et sa poésie énervée. (...) - fipradio.fr

La vague

par Izia
On l'avait laissée au sortir de l'adolescence, puissante et rageuse, dans des refrains en anglais. On la retrouve plus adulte (24 ans), et surtout plus posée : d'une voix claire qui n'a plus rien d'énervé (mais qui garde tout d'énergique), Izia chante en français un rock électro mélodique et dansant, désormais plus proche de Claire Diterzi que de Janis Joplin. La mue est radicale, et endossée totalement, puisque Izia signe ou cosigne tous les titres de son troisième album. Il ose être bref - neuf titres - et doit sa production incisive à Johnny Hostile, moitié de l'ex-duo John and Jehn, qui avait officié avec Lescop. Ceux qui seraient tentés de faire un parallèle avec Christine and the Queens se raviseront vite : les chansons d'Izia sont bien plus incarnées, sexuées, sensuelles. La voix, très en avant et non fondue dans les arrangements, est sans doute son plus bel argument, en tout cas celui qui devrait mettre tout le monde d'accord : un instrument à part entière, à la chaleur rare, et dont la jeune femme use à sa guise dans les graves comme les aigus. On se plaît à l'écouter sans forcément se soucier des mots, en se laissant porter par l'onde charnelle de You, Silence radio, Bridges ou Tomber, les titres les plus inattendus et les plus attachants de ce disque. Il marque un virage à 90 degrés. Donc risqué. Et qu'Izia négocie sans déraper. - Valérie Lehoux - Telerama n° 3405

Moi en mieux

par Clarika
Co-réalisé par Florent Marchet et le très fidèle, Jean-Jacques Nyssen ce cinquième album de la chanteuse voit son écriture faussement naïve, joliment poétique et doucement enfantine décrire à merveille nos sentiments ordinaires ou flamboyants, en leur conférant une élégance pudique et rare.

Moon safari

par Jean-Benoit Dunkel
Si les premières bases de leur musique ont été posées avec leurs maxis, Air les officialise avec un premier album aux moyens contradictoires. Enregistré dans un petit studio de Saint-Nom La Bretèche, il bénéficie de l’apport sur deux titres de cordes composées par David Whitaker et captées au studio d'Abbey Road. (...)Les deux membres de Air manient plusieurs instruments, mais sont déjà ouverts aux autres musiciens avec Marlon à la batterie ou la chanteuse américaine Beth Hirsch sur deux morceaux. Malgré ces quelques voix, ce sont les mélodies qui restent en mémoire et le côté musical qui domine. Les dix titres au charme poétique seront plébiscités bien au delà de nos frontières, ainsi que par une victoire de la musique. - Raphaël Richard - music-story.com

Sacred Seed

par Pura Fé
Sur des arrangements de Mathis Haug, la chanteuse continue son aventure musicale métisse sur "Sacred Seed". Chanté en anglais, tuscarora et tutelo, les onze titres de l'album alternent compositions originales et reprises de standards comme "In a Sentimental Mood" de Duke Ellington et le boogie "Spirit in the Sky" de Norman Greenbaum. Pura Fé s'est enfermée dans un mas du sud de la France avec Mathis Haug (banjo, guitares, arrangements), Stéphan Notari (piano, percussions) et Eric Longsworth (violoncelle).Ici Pura Fé mêle ses choeurs traditionnels et ses harmonies à des sonorités celtiques ("River People"), plus rock ("Woman's Shuffle") et bien sûr folk, jazz ou blues. Dès le chant sacré d'ouverture "Mohomeneh" accompagné au banjo et rythmé par ce shuffle caractéristique, l'auditeur est envoûté par cette ôde à la beauté intemporelle. Taj Mahal dit qu'elle "chante comme les oiseaux"... - .fipradio.fr

Same girl

par Youn Sun Nah
La même, certes, mais toujours plus maligne, la chanteuse coréenne venue du lyrique pour s’acoquiner au jazz et à la chanson, est une femme libre qui à l’heure de publier son septième album a gagné le droit d’être là où on ne l’attend pas.(...) Si cet album propose un équilibre parfait entre audace et sérénité, c’est parce que la mezzo soprano possède une diction et une précision de technicienne. Pas de faiblesse, jusqu’au dernier souffle, sa voix est claire comme un rire d’enfant. C’est cela, Youn Sun Nah rend quinze années de carrière internationale simples comme un jeu d’enfant. Mais ne serait-ce pas là, finalement, le secret de tous les grands ? - Anne Yven - music-story.com

Tetra

par C2C
"A l'instar des très populaires Birdy Nam Nam ou Chinese Man, nos quatre terreurs des platines ont décidé d'aller plus loin que les simples jeux de mains en composant et gravant leurs propres morceaux. Ces derniers sont un téléscopage impressionnant d'échantillons sonores de toutes provenances - soul, rock, hip-hop, jazz, blues, musiques du monde, musique baroque, discours ou n'importe quelle source digne d'intérêt -, de grands huits énergiques et foisonnants qui retombent toujours miraculeusement sur leurs pattes.(...) - francetv.fr France Inter : Encore un matin de septembre 2012 - 20/20

Tourist

par St Germain
Avec son arrivée sur Blue Note, Ludovic Navarre a clairement choisi d'orienter sa musique vers le jazz, sans toutefois oublier sa touche électronique. De Boulevard, il a gardé les longs soli de claviers en améliorant la qualité du son et en enrichissant les rythmiques. (...) L'auteur de cet album démontre avec « Montego Bay Spleen » qu'il peut réaliser le même type de mariage heureux dans un style plus dub. Le Jamaïcain Ernest Ranglin y promène sa guitare avec aisance. Autre influence avec la flûte funky d'Edouard Labor sur le très dynamique « So Flute » qui vient donner un coup de fouet à l'ambiance apaisante du disque. En neuf titres, Saint-Germain réussit un coup de maître resté pourtant sans suite. Ce classique techno de la grand époque French Touch est réédité en 2012 dans une version remasterisée. - Raphaël Richard - music-story.com