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Juillet 2017

Enfant et les sortilèges (L')

par Maurice Ravel
Donnés en concert à La maison de Radio France en avril 2016 et présentés dans ce double album Erato : L'enfant prodigue d'un Debussy de 21 ans, sur le thème biblique du fils prodigue, fut honoré par un Prix de Rome puis L'enfant et les sortilèges de Ravel, sur un texte de Colette, met en scène un enfant avec des objets et des animaux qu'il malmène et qui soudain s'animent et deviennent des personnages, faisant prendre conscience à l'enfant de ses erreurs. Ces deux oeuvres sont interprétées par un casting de prestige : Roberto Alagna en Azaël du Fils prodigue, Karina Gauvin dans celui de sa mère Lia, et pour Ravel Sabine Devieilhe dans le feu, la princesse, et le rossignol, Nathalie Stutzmann en Maman, tasse chinoise et libellule. L'Orchestre Philharmonique de Radio France est emmené par son chef finlandais Mikko Franck.<p><iframe src='http://www.gamannecy.com/upload/htmls/0190295896928.html' width='100%' height='360px' frameborder='0' ></iframe></p>

Choses qu'on ne peut dire à personne (Les)

par Bertrand Burgalat
A chaque nouvel album, on se dit qu’il est bon d’oublier quinze secondes toute cette batterie d’adjectifs et d’étiquettes régulièrement collés aux mocassins de Bertrand Burgalat : rétro, kitch, dandy, décalé... Car l’homme est plus que ça. Il est déjà musicien. Et chanteur. Passionné, cultivé (l’éclectisme de ses goûts musicaux impressionne), raffiné et surtout incroyablement doué. Dans la chanson pure et dure, la partition pour le grand écran, la production ou les arrangements, Burgalat orchestre ses fantasmes pop, ses passions à tiroirs et ses constructions osées ou épurées, au choix... En 2012, pour Toutes directions, son quatrième album, il épurait un peu plus son art et optait pour le tout pop. Sur des textes que lui avaient écrits notamment Elisabeth Barillé, Barbara Carlotti, Laurent Chalumeau, Matthias Debureaux, Hélène Pince et quelques autres, Burgalat sautait d’atmosphères en univers, de mini-symphonies chiadées en vignettes sucrées. Cinq ans plus tard, avec Les Choses qu'on ne peut dire à personne, BB creuse un sillon similaire, passant de la pop pure au disco en un claquement de doigt, avant de revenir à la bossa puis à la pop psychédélique. Dans la qualité de ses arrangements comme la diversité stylistique qu’il balaie, le cerveau du label Tricatel signe une sorte de must de la chanson française. Qu’il soit léger ou plus profond, qu’il joue la carte de la langueur ou de l’up tempo, il peaufine chacune de ses compositions comme nul autre. Le ton - sombre ou optimiste, c’est là aussi au choix - est toujours juste. Et même lorsque sa plume (en fait tenue par Blandine Rinkel, Matthias Debureaux, Hélène Pince, Laurent Chalumeau, Philippe Vasset, Yattanoel Yansane, Maurice Gravaud Lestieux et Burgalat lui-même) s’ouvre en deux et laisse parler son coeur comme ses tripes, il est parfait et vise juste. Reste à dire à tout le monde que Les Choses qu'on ne peut dire à personne sont à partager au plus vite... © MZ/Qobuz<p><iframe src='http://www.gamannecy.com/upload/htmls/3770004998265.html' width='100%' height='360px' frameborder='0' ></iframe></p>

Concerto italien.

par Johann Sebastian Bach
Blechacz a été immergé dans l'univers bachien dès son enfance. Il cultive depuis une éloquence naturelle dans ses interprétations de Bach, déjà matures malgré son jeune âge (31 ans). Il exprime une fois de plus son talent à travers cet opus. Lauréat du Concours international de piano Frédéric Chopin en 2005, il est unanimement salué par la critique comme étant un artiste rare, de la trempe de ceux qui n'apparaissent que quelques fois par siècle. Ce premier disque consacré au compositeur chez DG s'ouvre sur l'un de ses morceaux caractéristiques, le Concerto italien BWV 971. Il comprend également d'autres oeuvres tout aussi célèbres telles que la Partita n?1 et "Wohl mir, dass ich Jesum habe".<p><iframe src='http://www.gamannecy.com/upload/htmls/0028947955344.html' width='100%' height='360px' frameborder='0' ></iframe></p>

Elle me plait bien comme ça la France !

par Enfantastiques (Les)
Alors que se posent comme jamais tant de questions concernant la citoyenneté, la laïcité, l'éducation, la liberté d'expression et d'une façon générale, l'avenir de notre cohésion sociale, Les Enfantastiques interprètent 16 chansons écrites dans le cadre de 'Chanson en création' par Monsieur Nô avec des élèves et des enseignants d'écoles élémentaires pour donner à tous, enfants, parents et enseignants, l'envie d'entretenir ou de retrouver le plaisir de chanter, comme une activité fédératrice qui crée avec le fil de nos voix le lien indispensable pour vivre ensemble en harmonie.<p><iframe src='http://www.gamannecy.com/upload/htmls/3521383434161.html' width='100%' height='360px' frameborder='0' ></iframe></p>

Fake sugar

par Beth Ditto
Après dix-sept ans à distiller un garage punk de plus en plus dansant au sein de Gossip, Beth Ditto se lance en solo. Elle a ici choisi comme principale collaboratrice Jennifer Decilveo (Andra Day, Ryn Weaver). La productrice a réussi à trouver l'équilibre parfait entre le parti pris punk de Ditto et une approche plus ouvertement pop. L'album n'hésite pas à mêler blues endiablé, pop jukebox, rock lascif et soul saupoudrée de country.<p><iframe src='http://www.gamannecy.com/upload/htmls/0889854348328.html' width='100%' height='360px' frameborder='0' ></iframe></p>

Kidayu

par Vaudou Game
Le chanteur et guitariste togolais Peter Solo et ses musiciens lyonnais ont donné naissance à Vaudou Game, groupe qui mélange l'afrofunk des années 70, le chant vaudou, le blues et le rock. Succès surprise porté par un single irrésistible, Pas contente, leur premier album permet au groupe d'emmener leur show afro et funky aux quatre coins du monde. Ils reviennent aujourd'hui avec un disque toujours aussi bouillonnant et un single à l'énergie communicative : La vie c'est bon. Toujours signé sur l'excellent label Hot Casa, Vaudou Game cultive la chaleur du son "à l'ancienne" en enregistrant sur du matériel vintage. Entre James Brown et Fela, transe rythmique et cocottes funky, Vaudou Game est sans doute le combo le plus funky et le plus excitant du moment.<p><iframe src='http://www.gamannecy.com/upload/htmls/3700187663087.html' width='100%' height='360px' frameborder='0' ></iframe></p>

Lazarus

par Henry Hey
Avec le coup d'envoi de Lazarus au Théâtre King Cross de Londres, les comédiens et le groupe de la production originale de New York sortent leurs versions des titres de David Bowie. La bande originale comprendra des interprétations des classiques de l'artiste par les comédiens de la pièce ainsi que ses derniers enregistrements studio.<p><iframe src='http://www.gamannecy.com/upload/htmls/0889853749126.html' width='100%' height='360px' frameborder='0' ></iframe></p>

Passage

par Ottilie [B]
Passeuse atypique de frontières, de sons bruts et d'émotions à fleur de mots, Ottilie [B] revient avec 12 paysages multipistes, world et electro, poétiques et foisonnants. Toujours armée de ses crayons de colère, elle peint ces paysages sensoriels avec les couleurs vives de ses cartes plurivocales, fabriquées aux quatre coins d'un globe qu'elle sillonne en 2015, micro en main. C'est dans le sensible et dans le réel que l'interprète, compositrice et réalisatrice de ces "passages", cueille la matière première et primaire de ses créations : rumeurs de la nature, souffles et voix humaines, instruments traditionnels dépoussiérés par un jeu minimaliste et actuel, du bendir marocain au roulèr réunionais, en passant par l'anatar indien ou la kora malienne. Alors elle travaille, pétrit, façonne, sculpte en studio, des pulsations de vie, des mélodies éclatées, des sons chaleureux et hybrides, à mi-chemin de l'electro et de l'organique, du rudimentaire et du sophistiqué.<p><iframe src='http://www.gamannecy.com/upload/htmls/3521383430774.html' width='100%' height='360px' frameborder='0' ></iframe></p>

Patients : bande originale du film de Grand Corps Malade et Mehdi Idir

par Grand Corps Malade
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Special night

par Lee Fields
Produit par Leon Michels et Thomas Brenneck, et joué par le groupe The Expressions, l'album fut écrit, enregistré, mixé et masterisé en trois semaines à New York. On y sent l'urgence, l'inspiration, le fun et le Jack Daniels. Pour la première fois chaque chanson fut co-écrite par Lee Fields et The Expressions. Lee ne fait pas semblant, il chante ce qu'il est, ce qu'il ressent. Faire de la musique, sortir des disques toujours meilleurs, c'est toute sa vie.<p><iframe src='http://www.gamannecy.com/upload/htmls/0349223002126.html' width='100%' height='360px' frameborder='0' ></iframe></p>

Tajmo

par Taj Mahal
Pour la première fois de leur carrière, ces deux géants du blues ont uni leurs forces afin d'enregistrer cet album. Mêlant reprises et compositions originales, il bénéficie de la participation d'artistes tels que Bonnie Raitt, Joe Walsh, Sheila E., Lizz Wright. Ici les deux artistes sont au sommet de leur art, leurs styles s'entremêlant pour donner naissance à une musique irrésistible, à la fois fermement ancrée dans la tradition et profondément novatrice. Avec Don't leave me here, ils adressent une véritable déclaration d'amour au Sud des Etats-Unis qui sonne d'emblée comme un classique. Le morceau Soul est quant à lui un subtil mélange de world music et de blues dont seul Taj Mahal a le secret.<p><iframe src='http://www.gamannecy.com/upload/htmls/0888072024649.html' width='100%' height='360px' frameborder='0' ></iframe></p>

Vraie vie (La)

par Bigflo Et Oli
Avec ce deuxième album le duo cesse d'être le plus jeune groupe du rap français mais devient l'un des meilleurs !<p><iframe src='http://www.gamannecy.com/upload/htmls/0602557663679.html' width='100%' height='360px' frameborder='0' ></iframe></p>

MAI/JUIN 2017

11.08.73

par Canaille (La)
11 août 1973. DJ Kool Herc, organise une block party au pied de son immeuble au 1520 avenue Sedgwick dans le Bronx à New York. L'histoire retiendra ce jour comme la date de naissance de la culture hip-hop. 11.08.73, ces six chiffres s'imposent à Marc Nammour pour baptiser son quatrième album et marquer le retour aux sources de La Canaille. Entouré de Jérôme Boivin (bassiste du groupe Java), du batteur Alexis Bossard (batteur de De la Soul en Europe) et Valentin Durup (guitariste pour Brigitte et Joseph Chedid) il garde le poing levé et le verbe haut. On retrouve ici des morceaux revendicatifs, du storytelling et des titres plus légers ou lumineux. La Canaille redonne sa vraie définition aux deux premières lettres de Maître de Cérémonie.<p><iframe src='http://www.gamannecy.com/upload/htmls/3770004330027.html' width='100%' height='360px' frameborder='0' ></iframe></p>

An ancient observer

par Tigran Hamasyan
A 29 ans seulement, Tigran Hamasyan semble avoir déjà la carrière d’un vieux routier. Ebouriffant et rythmiquement hallucinant, le pianiste arménien n’est pas un singe savant qui pianotait vainement à seulement 3 ans. Aussi à l’aise chez Thelonious Monk que Led Zeppelin, il conçoit aujourd’hui un jazz - parfois rock - inspiré et furibard qui n’empêche jamais le lyrisme de sa poésie pointer le bout de son nez. Juste fou ! Son arme ? L’armurerie complète ! Tout ce qui lui passe sous la main. Le piano solo, en quartet où résonnent un duduk et une zurna, avec son groupe ARatta Rebirth où les sonorités néo-métalliques peuvent agripper violemment les oreilles et la voix sensuelles de la chanteuse Areni les caresse avec grâce, Tigran est bluffant quoi qu’il fasse... Six ans après "A Fable", il repasse l’épreuve du feu du piano solo. Avec "An Ancient Observer" qu’il publie chez Nonesuch, l’Arménien volant revient à ses fondamentaux. A l’essence même de son art pluriel. Au coeur de tous les sons qui nourrissent son jazz atypique. Mais il se plonge aussi dans une réflexion personnelle sur son temps. « Ces morceaux sont pour moi le résultat d’une observation du monde qui nous entoure, une traduction musicale de ça. Un monde dans lequel chacun d’entre nous porte le poids de l’Histoire sur ses épaules. » Dix compositions qui poussent plus loin encore la conception unique de l’utilisation du piano, de son corps et de sa voix. Ainsi, An Ancient Observer oscille entre thèmes entièrement écrits et ceux laissant une large place à l’improvisation pour être à l’arrivée une oeuvre protéiforme virtuose mais surtout empreinte d’une grande poésie. © MD/Qobuz<p><iframe src='http://www.gamannecy.com/upload/htmls/0075597938852.html' width='100%' height='360px' frameborder='0' ></iframe></p>

Ascensions

par Babx
L'impulsion de cet album lui a été donnée par une série de documentaires de Werner Herzog : Les ascensions. Toute la musique ici a été nourrie par les disques des grands musiciens de jazz des années 1950-1960, qui furent au coeur de la lutte pour les droits civiques aux États-Unis tout en inventant le free-jazz. Musique de liberté pour la liberté : Max Roach, John Coltrane, Charles Mingus, Nina Simone et bien entendu Archie Shepp. C'est une musique de prière et de cri, sacrée et profane à la fois.<p><iframe src='http://www.gamannecy.com/upload/htmls/3521383437605.html' width='100%' height='360px' frameborder='0' ></iframe></p>

Caravelle

par Polo & Pan
Une demi-décennie après leur rencontre derrière les platines du Baron, Polo & Pan, dans la vie Alexandre Grynszpan et Paul Armand-Delille, parachutent enfin leur premier long format. Aboutissement de leurs échappées à travers le monde, Caravelle dessine ici le parcours de deux passionnés de musique qui, comme bien d'autres auparavant, ont souhaité concilier l'hédonisme des musiques de danse à la saveur d'une variété de qualité, solaire et intemporelle. En y apposant leur française touche mélodique, une singularité douce et juvénile dans l'écriture de leurs textes, et d'audacieux motifs de percussions, le duo a réussi à embarquer une véritable peuplade à bord de leur vaisseau. Ancrée dans son époque en restant élégante, la traversée en musique de nos deux capitaines est un manifeste apolitique en forme d'éloge du voyage.<p><iframe src='http://www.gamannecy.com/upload/htmls/0602557588026.html' width='100%' height='360px' frameborder='0' ></iframe></p>

Gospel according to the other Mary (The)

par John Adams
Un enregistrement en première mondiale sous la direction explosive de Gustavo Dudamel. The gospel according to the other Mary est une réinvention complète de l'Oratorio de Bach par le compositeur John Adams et le scénariste iconoclaste Peter Sellars. L'enregistrement en première mondiale, avec la distribution originale, a été réalisé au Disney Hall de Los Angeles. Cet album marque le 5e anniversaire de la nomination de Gustavo Dudamel à la tête de l'Orchestre philharmonique de Los Angeles. Gustavo Dudamel, qui est d'ores et déjà considéré comme un grand maître de la musique contemporaine et de l'engagement social à travers l'art, retrouve ainsi sa relation créative de longue date avec John Adams et Peter Sellars.<p><iframe src='http://www.gamannecy.com/upload/htmls/0028947922438.html' width='100%' height='360px' frameborder='0' ></iframe></p>

Inna de yard : the soul of Jamaica

par Divers
Inna de Yard refait vivre la ferveur unique des voix et de la musique acoustique jamaïquaine. Plusieurs figures mythiques de l'île de Marley et de jeunes musiciens fougueux se sont rassemblées sur la terrasse d'une maison, dans les collines de Kingston, pour exhumer l'essence de leur culture musicale. Unité de lieu, unité de temps aussi, car ils ont enregistré un album original en quatre jours seulement. Ils se nomment Ken Boothe, Cedric Myton des Congos, Lloyd Parks, Derajah, Var, Kiddus I, Steve Newland, Bo Pee, Kush & Winston McAnuff...<p><iframe src='http://www.gamannecy.com/upload/htmls/3596973427229.html' width='100%' height='360px' frameborder='0' ></iframe></p>

Let me be gone

par Slow Joe
En décembre 2009, alors qu'il n'avait jamais chanté que pour lui seul, Slow Joe quittait l'Inde pour donner le premier concert de sa vie aux Transmusicales de Rennes. Il y rencontrait sa nouvelle famille : The Ginger Accident, quatre rockeurs dévoués à sa cause, qui porteront haut et fort la poésie de ce clochard céleste. C'est le début d'une grande aventure marquée par plus de 300 concerts et deux albums magistraux, largement relayés par la presse. Slow Joe nous a quittés en mai 2016, alors que se finalisait Let me be gone, son troisième album, sombre, qui sort de façon posthume.<p><iframe src='http://www.gamannecy.com/upload/htmls/5051083115001.html' width='100%' height='360px' frameborder='0' ></iframe></p>

Lior Shoov

par Lior Shoov
Seule sur scène, elle enchaîne les concerts en France et bien au delà. Une démarche profonde guide chacun de ses pas : le besoin de faire de chaque concert un moment unique, partagé, ensemble. Il aura suffi d'une rencontre : Grégoire Gensse (Cirque Plume, Luïc Lantuine... ), sa folie créatrice ainsi que sa connaissance parfaite et passionnée de tous les instruments et de toutes les musiques. Entre 2015 et 2016, Lior et Grégoire réunissent au sein du Studio Supadope, des musiciens qui les ont marqués dans leurs innombrables voyages respectifs. Plus de limite : certaines chansons voient le ukulélé de Lior accompagnées par 18 musiciens...<p><iframe src='http://www.gamannecy.com/upload/htmls/5051083118842.html' width='100%' height='360px' frameborder='0' ></iframe></p>

Loin l'ouest

par Fahro
La légende dit que Discowboy dansait un peu trop à l'ouest lorsqu'il eut une vision. Saguaro, l'esprit grand sage et farceur, lui apparut sous les traits d'un cactus et lui dit "Le cactus ne maîtrise pas comme toi l'art du mouvement, mais son réseau de racines très élaboré et son écorce en forme de radiateur, lui ont permis de s'adapter à l'enfer du désert. Il agit sur les épreuves et les faux pas comme avec son environnement ; les enseignements sont captés par ses racines pendant que les frustrations et les regrets sont dissipés par son écorce. Utilise-le pour aider ton peuple à groover en équilibre avec le grand BEAT !"<p><iframe src='http://www.gamannecy.com/upload/htmls/3760231760926.html' width='100%' height='360px' frameborder='0' ></iframe></p>

Malibu

par Anderson .Paak
Après sa participation à six titres sur l'album Compton de Dr Dre et ses collaborations avec des artistes aussi divers que Goldlink, the Game et Tokimonsta, le jeune prodige de Los Angeles présente ici son second opus réalisé avec le très recherché Pomo, producteur de Vancouver.<p><iframe src='http://www.gamannecy.com/upload/htmls/0885150341414.html' width='100%' height='360px' frameborder='0' ></iframe></p>

Petite amie

par Juliette Armanet
Une voix, un piano, des textes : voilà l'équation de celle qui s'impose ici comme la "Petite amie" la plus trendy de la chanson française. Auteur-compositeur-interprète, la musicienne s'inscrit dans l'héritage de la "variété chic". Ses refrains entêtants, ses paroles fines et ciselées, font d'elle la digne fille des grands de la chanson, de Sheller à Christophe, de Sanson à Tellier. Avec un vrai sens de la scène, la jeune femme marque profondément les esprits et assure de beaux moments musicaux, intimes et drôles à la fois, aux côtés de Julien Doré, Philippe Katerine, Sebastien Tellier, Catherine Ringer, Juliette Gréco, Paradis, Lescop...<p><iframe src='http://www.gamannecy.com/upload/htmls/0602557484014.html' width='100%' height='360px' frameborder='0' ></iframe></p>

Pleasure

par Feist
Elle a toujours rappelé qu’elle n’était pas qu’une voix ou une faiseuse pop, loin de là... Avec Metals publié à l’automne 2011, Leslie Feist soulignait un peu plus la qualité de son écriture, ce sens précis de la composition. Cette capacité surtout qu’elle a de projeter ses émotions, parfois sombres, dans des architectures osées. Des cordes ici, de la saturation là, Metals osaient beaucoup de choses. Une oeuvre forte qui livrait ses secrets, écoute après écoute, et imposait un peu plus la Canadienne comme une anti-pop star lice et juste jolie... Six ans plus tard, elle fait de Pleasure un nouveau sommet de sa complexité artistique. Ce cinquième album suit les traces de Metals et positionne Feist sur les brisées de PJ Harvey. Sur la chanson éponyme Pleasure qui ouvre l’album, elle ressemble d’ailleurs à s’y méprendre à la Britannique. Ce disque est en fait une sorte de périple blues contemporain. Un blues des villes plutôt que des champs. Sans fioriture ni enluminure côté production (Renaud Letang a fait du bon boulot) et avec de la tripe à revendre. Gonzales vient lâcher quelques notes de piano ici, ou d’orgue là. Colin Stetson fait souffler l’étrange et l’angoissant sur The Wind. Et Jarvis Cocker se fait récitant sur Century. On sort assez chamboulé par ce Pleasure, oeuvre intense d’une artiste au sommet de son art. © MD/Qobuz<p><iframe src='http://www.gamannecy.com/upload/htmls/0602557397826.html' width='100%' height='360px' frameborder='0' ></iframe></p>

Rust & gold

par Isaac Delusion
Trois ans après une impeccable entrée au disque, Isaac Delusion se lance dans le fameux difficile deuxième album. Dès ses débuts, le groupe parisien navigant entre pop et electro montrait qu’il affectionnait particulièrement les organes célestes. Ces voix à la Antony Hegarty d’Antony & The Johnsons ou Patrick Watson qu’il embarquait un peu partout. En terrain new wave 80’s, en pop presque dance et même sur des sentiers plus minimalistes d’un folk futuriste. Pour ce premier album éponyme, Isaac Delusion assemblait avec finesse ces influences qu’on aurait jurées antagonistes, pour accoucher d’un disque ouaté et envoûtant. L’effet de surprise passé, Rust & Gold impressionne pourtant toujours autant par cet éclectisme. La façon dont Loïc Fleury, Jules Pacotte, Bastien Dodard, Nicolas Bourrigan et Cédric Laban réussissent à assembler les genres reste assez unique. On se promène dans Rust & Gold comme on voyagerait aux quatre coins du monde avec comme fil conducteur ce chant toujours aussi magique de Loïc Fleury. © MD/Qobuz<p><iframe src='http://www.gamannecy.com/upload/htmls/3700551782055.html' width='100%' height='360px' frameborder='0' ></iframe></p>

Rythmes et botanique

par Gaël Faye
Le co-fondateur du groupe Milk, Coffee & Sugar nous propose 5 titres, entre rap, slam et chanson française, pour un résultat poétique, intense et unique.<p><iframe src='http://www.gamannecy.com/upload/htmls/0602557548167.html' width='100%' height='360px' frameborder='0' ></iframe></p>

Sonates pour violoncelle & piano

par Adam Laloum
Entre postromantisme et symbolisme, trois chefs-d'oeuvre pour violoncelle et piano, éclos entre 1865 et 1915 de part et d'autre du Rhin. Et deux jeunes talents du XXème siècle qui livrent une vision frémissante de ces trois facettes d'un "Art Nouveau".<p><iframe src='http://www.gamannecy.com/upload/htmls/3760127223108.html' width='100%' height='360px' frameborder='0' ></iframe></p>

Stay tuned

par Peuple de l'Herbe (Le)
Deux ans après Next level (2014), le gang lyonnais est de retour avec son huitième album. Entre production léchée, instrumentation subtile et textes percutants, entre electro, rap, rock, funk & co, le groupe confirme ici son goût pour le métissage des musiques et le groove qui chaloupe corps et âmes au-delà des frontières et du raisonnable. Parfois surf option Pulp fiction (Abuse), blues rock du Delta (Nameless victim et Le silence), voire carrément noisy rock (Who's got it), (Beautiful Swing) et même pop rock clairement mélodique (Only a few). Sûrement l'album le plus personnel et le plus abouti à ce jour.<p><iframe src='http://www.gamannecy.com/upload/htmls/3760220461537.html' width='100%' height='360px' frameborder='0' ></iframe></p>

This time

par They Call Me Rico
L'album représente un virage plus rock pour Rico, qui tout en gardant ses racines bien ancrées dans l'americana et le blues, s'est permis de tendre vers une esthétique plus moderne que sur les disques précédents. Artiste en constante évolution, cette démarche est née du souci de ne pas se répéter, cependant sans perdre son identité.<p><iframe src='http://www.gamannecy.com/upload/htmls/3760231760506.html' width='100%' height='360px' frameborder='0' ></iframe></p>

Septembre 2016

Aux antipodes

par Alain Schneider
Timbre velouté, paroles délicatement ciselées, musiques raffinées, musiciens soigneusement choisis : tel est Alain Schneider. Dans ce sixième opus en direction du jeune public, il offre de tendres portraits de femmes avec une maman "prête à décrocher la lune avec les dents", une mamie "qui a perdu la boule", une petite fille dont le rire rend tout simplement heureux, sans oublier un bel hommage à Joséphine Baker. Et s'il nous parle d'écologie, il est davantage dans la poésie que dans le message appuyé. Quand il nous invite dans sa datcha, on a envie de répondre présent, quel que soit l'âge parce ses chansons touchent autant les petits que les grands. - http://enfantsalecoute.blogspirit.com

Bien que l'amour...Airs sérieux et à boire

par Michel Lambert
Avec ce florilège d’Airs sérieux et à boire du Grand Siècle, Les Arts Florissants inaugurent une nouvelle collection chez harmonia mundi. On écoutera les plages de ce disque comme on tournait les pages de ces recueils à succès où alternaient invocations à Bacchus et invitations à l’amour. Autour de William Christie au clavecin et de ses musiciens, cinq chanteurs déclinent les multiples alliages de leurs voix complices. De l’intimisme des salons à la truculence des banquets de cour, ces airs, véritables modèles de raffinement savant, s’amusent des paradoxes de nos coeurs - car comme y invite cet air de Lambert : "Bien que l’Amour fasse toute ma peine, Je veux aimer et mourir en aimant ».

Blue nomada

par Sophia Charaï
La chanteuse Sophia Charaï est une citoyenne du monde qui aime autant le jazz que le flamenco, la pop, le rock et les musiques du monde découvertes au cours de ses incessants voyages. Chez elle, le Maroc est frontalier de Paris, Harlem, Rio ou Bombay. Bohème au plus profond de son être, Sophia Charaï a commencé à chanter dans les clubs de jazz de Paris avant de rencontrer le guitariste, compositeur et producteur Mathias Duplessy avec qui elle a sillonné la planète en quête de nouveaux sons. Dans leur musique se rencontrent le Brésil, le jazz, le flamenco, la musique indienne, arabe, la bossa, Ravel...(...)Sophia Charaï chante le monde et la vie. Elle invente dans ce nouvel opus exaltant, un blues sans frontières, en arabe, espagnol, français, portugais et anglais, issu d’un savant métissage dont elle a le secret. - fipradio.fr

Demain : Bande originale du film de Cyril Dion et Mélanie Laurent

par Fredrika Stahl
(...)Tout au long de cette bande originale, nous navigons avec grâce d'une chanson rytmée à un titre musical plus lent au piano. Par exemple le titre "Water" fait montre d'optimisme avec la légèreté d'un oiseau grâce à la flûte. Puis le titre "Machine" impose un style fort qui demande à ce qu'on le suive, que l'on écoute cette voix qui retentit pour nous réveiller, nous extirper de notre torpeur de spectateurs passifs. Nous devenons alors des acteurs, les acteurs de notre vie, de notre monde. Je pourrais vous citer tous ces autres titres qui m'ont touché, qui m'on donné le punch, qui m'ont simplement permis de découvrir une talentueuse chanteuse de pop (Qui bouge) mais aussi une compositrice qui sait, accompagnée de son piano, nous émouvoir avec de très beaux thèmes à l'image de "Wind and steam". (...) ces chansons qui donnent du peps, créent de l'émotion toujours à la limite du beau sans jamais basculer dans le triste. Une bande orginale optimiste malgré un sujet qui ne l'est, malheureusement, pas toujours mais où chaque note, chaque phrase nous fait croire (espérer) que, bientôt, tout ira bien mieux. - .lamusiquedefilm.net

God don't never change : The songs of Blind Willie Johnson

par Blind Willie Johnson
(...) La musique de Blind Willie Johnson est l’ancien testament, dont quelques héritiers contemporains viennent de feuilleter les pages. Reprendre ses chansons, stylées jusqu’à l’inimitable, n’est pas chose facile. Il ne fallait pas se rater. Et Tom Waits, Lucinda Williams, les Cowboy Junkies, Maria McKee, Rickie Lee Jones, Luther Dickinson avec le Rising Star Fife & Drum Band, Derek Trucks & Susan Tedeschi, ne se sont pas ratés. Les Blind Boys Of Alabama et Sinead O’Connor se sont un peu ratés.(...)Mais assez de ratiocinations : évoquons plutôt l’incommensurable, la joie de retrouver Tom Waits pour deux morceaux inédits dont un (The Soul of a Man) vaut son pesant de swing charbonneux. Saluons la classe totale des Cowboy Junkies et de Trucks & Tedeschi, qui se laissent emporter par les chansons comme s’ils sautaient dans un train en marche. Applaudissons aussi Rickie Lee Jones, qui s’attaque à Dark Was the Night..., et la chante avec la douceur éreintée d’une vieille squaw bronchitique qui pleure son enfant mort, pendant une marche funèbre à La Nouvelle-Orléans. La musique de Blind Willie Johnson fait voyager, et pas seulement dans les étoiles. - lesinrocks.com

Ithaque

par Silvain Vanot
« J'ignore comment le tri s'opère mais voyez, je suis toujours là. Loin du wagon de tête, avec les indécis, ça me va. » S'il le dit. En vingt-cinq ans, Silvain Vanot - apparu à peu près en même temps que Dominique A - a sorti six albums de chansons et signé plusieurs musiques de films, avec le soutien bienveillant de la critique et l'indifférence totale des radios. Le voici de retour, une fois encore, avec un disque « fait main » promis au même destin. Il l'a enregistré seul ou presque, à la maison, jonglant entre les instruments et l'ordinateur - d'où, sans doute, le son un peu bricolé qui le traverse. Si on a longtemps senti chez lui l'influence de Neil Young, c'est à Manset et Souchon qu'on songe cette fois. Pour la voix fragile et haut perchée, qui s'aventure aux franges de la rupture. Pour l'écriture gracile, au style plutôt littéraire. Et pour les douces complaintes amoureuses à la Souchon (« Je l'aimais, je l'aimais, pourtant elle porte le nom d'un autre qui l'aimait moins »), ou les bonheurs qui se savent fragiles (« Je m'interromps parce qu'il est temps. Une chanson heureuse... On n'est jamais trop prudent »). Rien n'est acquis, Silvain Vanot le sait, et surtout pas la sérénité. Mieux vaut d'ailleurs ne pas avoir le moral trop en berne pour aborder ce disque-là : sa mélancolie gagnera immanquablement celui qui l'écoute. - Valérie Lehoux - Télérama n°3467

Max Jury

par Max Jury
Pas d’effet. Pas de superflu. Pas d’invité. Pas de etc. Juste des chansons, rien que des chansons. Max Jury a beau ne pas avoir dépassé le quart de siècle, son obsession reste intemporelle pour ne pas dire celle des anciens : l’écriture. Et comme le jeune Américain est homme de goût et que ses lubies semblent réunir Neil Young, Townes Van Zandt, Gram Parsons, Randy Newman, Paul McCartney, Harry Nilsson et Tony Joe White, il s’applique à atteindre la compo ultime, la chanson qu’on fredonnera jusqu’au bout de la nuit. Son premier album en réunit justement beaucoup des chansons fredonnables jusqu’au bout de la nuit. D’un classicisme de façade quasiment revendiqué, il enquille les mélodies sublimes et les arrangements raffinés. Comme son confrère Tobias Jesso Jr. auteur du magnifique Goon en 2015, Jury a opté pour le piano plutôt que la guitare. Sa plume, il la trempe dans les habituels sujets (l’amour en tête) sans pour autant copier ses illustres ainés. Son âme, il la rattache à la soul comme à la country. Car Max Jury sait bien qu’il fut un temps où les deux genres étaient siamois. Savoir cela, c’est bien. S’en rappeler, c’est mieux. En faire le coeur de son art, c’est jubilatoire. © MZ/Qobuz

Méditation pleine conscience

par Natobi
Découvrez la magie de la relaxation guidée par un praticien experimenté. Retrouvez les chemins de la sérénité, grâce à cette méthode simple et efficace qui nourrit votre corps de message de bien être, pour une pacification en profondeur de votre organisme. La pratique de cette relaxation procure une grande sensation d'équilibre et de plénitudequi embellit durablement la vie.

O Mysterium : Motets et élévations pour la chapelle de Louis XIV

par Henry Du Mont
Pendant 20 ans (de 1663 à 1683), Henry Du Mont a dirigé la musique de la chapelle du Roi soleil ; il élabora pour la messe quotidienne du souverain un nouveau répertoire musical constitué de motels à grand choeur et de pièces plus intimes pour voix solistes. Les premiers visaient à transposer à l'ordinaire le format des grandes fresques conçues pour des cérémonies extraordinaires ; c'est à ces grands motets que Sébastien Daucé consacre une lecture renouvelée qui, tout en reliant particularités musicales et données historiques, en révèle toutes les beautés jusque dans leurs moindres détails.

Orchestrales

par Elise Caron
Affirmer qu’Elise Caron est une chanteuse inclassable est un doux euphémisme. Situation identique en précisant chanteuse jazz. C’est finalement l’union de ses deux passions qu’elle orchestre à chaque disque, à chaque prestation : après des études d’art dramatique au Conservatoire de Rouen d’où elle est originaire, Caron a entrepris des études de chant au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. « J’aime beaucoup la musique, mais je m’inscris dans la ligne des artistes qui ont privilégié le texte. J’aime musicalement ce qui n’est pas formaté ». L’ONJ de Denis Badault, le théâtre avec Jacques Rebotier, Denis Chouillet ou Jérôme Savary, une dizaine d’albums au compteur et tant d’autres choses… Avec Orchestrales, Andy Emler, Michel Musseau, Thomas de Pourquery, Denis Chouillet, Sarah Murcia et Leonardo Teruggi signent des pièces pour l’ensemble de cordes Las Malenas. Pièces en forme d’écrin dans lesquelles Elise Caron n’a plus qu’à déposer sa prose unique. Une poésie magnifique qui rappelle, à ceux qui en douteraient, le potentiel musical de la langue de Ronsard… © CM/Qobuz

Scarlatti - Chopin - Liszt - Ravel

par Lucas Debargue
En 2015, le pianiste français Lucas Debargue débarqua en trombe au Concours Tchaikovsky de Moscou et, s’il n’y remporta « que » le quatrième prix, il empocha le très convoité prix de l’Association des critiques musicaux de Moscou, toutes disciplines confondues. Remarquable performance pour un musicien venu très tard au piano - l’anti-enfant-prodige, en quelque sorte -, qui ne suivit aucun parcours habituel professionnalisant - l’anti-poulain-d’une-star, en quelque sorte -, et se présentait alors quasiment en autodidacte. « Depuis le passage de Gould à Moscou et la victoire de Van Cliburn au Concours Tchaikovsky en pleine Guerre froide, aucun pianiste étranger n’avait suscité de telle effervescence », écrivait le très critique Huffington Post. Le présent programme a été enregistré en concert public à la Salle Cortot de Paris en novembre 2015, car selon le pianiste il vaut bien mieux « faire le choix du risque et de la spontanéité, pour réunir les rigueurs de l’interprétation et la plus grande liberté d’exécution ». Et il est un fait que ses lectures de Scarlatti, Liszt, Chopin et Ravel bénéficient d’un magnifique phrasé, naturel et articulé, avec une palette dynamique et chromatique rare, une véritable déclamation musicale d’un intense naturel bien au-delà de toute considération seulement technique. L’auditeur qobuzien est invité à se faire sa propre opinion, à la suite de l’Association des critiques musicaux de Moscou ; quoi qu’il en soit, Lucas Debargue est un nouvel artiste sur qui l'on peut parier qu’il ne fait que commencer à défrayer la chronique. © SM/Qobuz

The dreaming room

par Laura Mvula
En se positionnant sur le devant de l’échiquier de la soul britannique dès son premier album paru en mars 2013, le brillant Sing To The Moon, Laura Mvula se doutait qu’une certaine forme de pression allait désormais la suivre. Raison sans doute pour avoir pris son temps et attendu trois années avant de donner une suite à son bel alliage de soul, R&B, gospel et jazz. Ajouter à cela un divorce, un passage à la trentaine et un fort potentiel à la dépression, The Dreaming Room n’arrive pas vraiment dans un contexte de sérénité absolue... Mais c’est sans doute ce qui a nourri le disque sombre et beau de la chanteuse de Birmingham. La soul que Laura Mvula déploie ici n’est pas sautillante et festive mais plutôt introspective. Elle sonne même comme une sorte de gospel moderne évoquant parfois l’onirisme d’une Julia Holter. Un sentiment de gravité évident comme la chanson Phenomenal Woman le prouve avec son titre emprunté à un poème de Maya Angelou. La grande poétesse américaine est d’ailleurs l’une des principales inspirations de cet album qui impressionne notamment lorsque le LSO (London Symphony Orchestra) est de la partie. Nile Rodgers de Chic et le guitariste de jazz John Scofield sont eux aussi venus épauler ça-et-là une Laura Mvula réellement bluffante tout au long d’un disque exigeant et qui, au fil des écoutes, livre la force de ses nombreux secrets. © MZ/Qobuz

Views

par Drake
Lorsque parait son quatrième album en mai 2016, Drake est l’un des artistes les plus populaires du moment. En grand fédérateur rusé, agile mais surtout doué, le Canadien a su trouver l’alliage parfait entre rap, soul, R&B et surtout pop. Sans jamais trancher entre ces styles, il a conçu le son de l’ère du temps en quelques sortes ; de son temps. Et View est un bon condensé de cet art. Quoi qu’avec plus d’une heure vingt de musique, condensé ne soit pas ici l’expression la plus adéquate... Drake a faim et chaque titre est une vraie pièce montée, dans ses paroles comme dans sa production. Urbain dans ses sons, épuré dans ses arrangements, volubiles dans ses rimes et productif dans ses beats, le rappeur de Toronto ne lésine pas sur les moyens. Sensuel ici, cynique un peu plus loin, caustique là ou habité, il fait défilé toutes ses humeurs. View se termine en beauté avec l’imparable single Hotline Bling dont il est bon de rappeler (aux plus jeunes) qu’il est une sorte de relecture du tubesque Why Can’t We Live Together enregistré en 1973 par Timmy Thomas... © MD/Qobuz

Juillet 2016

A la vie à la mort

par Nicolas Michaux
Sur les dix morceaux d’A la vie, à la mort, fruits des errances de Nicolas Michaux entre sa Belgique natale, le Danemark et le Congo, on retrouve ainsi un ton qui tente des rapprochements inédits, allant d’Albin de la Simone à Mac DeMarco en passant par Frànçois & The Atlas Mountains (oui oui). Comme ce dernier, Nicolas Michaux chante d’ailleurs aussi bien en français qu’en anglais, et joue tranquillement avec la fluidité entre les genres : influencé à la fois par le folk (Nouveau départ), le rock (Si tu me laisses), la chanson française (A la vie, à la mort), la musique africaine (Part of No Part) et Dieu sait quoi d’autre (Les Iles désertes), Nicolas Michaux signe un bel album pop et populaire, sans fausse note ni faute de goût. Bien joué. - Maxime de Abreu - lesinrocks.com

Ash & Ice

par Kills (The)
Ca y est, The Kills sont de retour. Après une pause de cinq ans due notamment à une blessure aux tendons qui empêchait le guitariste Jamie Hincer de jouer, le fameux duo anglais revient avec son cinquième album. Ash & Ice s'ouvre, non pas sur une des meilleures compositions de l'album, mais tout bonnement sur une des meilleurs du duo. "Doing it to death" débute sur une boîte à rythme puis un synthé épileptique, lui conférant au premier abord une atmosphère étonnante, avant que ne surgisse férocement la guitare qui, avec un unique riff, annonce d'entrée la couleur. Les mélodies sont à la fois crades et terriblement soignées, magistralement exécutées par un Jamie Hincer plus en forme que jamais. Le chant d'Alison Mosshart se veut, lui, toujours aussi sensuel et envoûtant, délivrant le refrain le plus entêtant du groupe, d'apparence simple mais qui ne nous lâche plus de nombreux jours durant. Moins sauvage que leurs deux premiers opus, Ash & Ice demeure toutefois fortement ancré dans les racines rock'n'roll des débuts. Se voulant plus ambitieux que ses prédécesseurs, ce cinquième opus remplit de bien belle manière son contrat. La musique du duo reste bien souvent sous tension sans jamais exploser, mais ni l'inspiration ni le talent n'ont encore fait faux bond à Alison et Jamie, un exploit quand on les suit depuis le début.

Blues of desperation

par Joe Bonamassa
Douzième album studio de Joe Bonamassa en solo, ce "Blues Of Desperation" montre que le rythme effréné auquel continue de se soumettre l'Américain ne tarit pas son inspiration, loin de là ! En fait, c'est même le premier disque de sa carrière dans lequel on ne trouve aucune reprise et, si deux ou trois titres se révèlent légèrement plus faible que le reste, le tout se révèle quand même de très haut niveau, largement à la hauteur de ce que le guitariste a déjà su produire. (...)Bref, pas grand chose de négatif à dire de cette nouvelle pierre ajoutée à l'imposant édifice que se construit Bonamassa, qui confirme son statut de grand maître du rock blues. -http://rocknroll.blog.leparisien.fr/

Lemonade

par Beyoncé
Pour son sixième solo, "Queen B" s'est entourée des artistes les plus talentueux de ces dernières années : Jack White (leader de The White Stripes, The Raconteurs et The Dead Weather), Kendrick Lamar, The Weeknd et James Blake mais aussi Diplo à la production. L'artiste aborde pour la première fois ses problèmes conjugaux avec Jay Z, sa fierté d'être une femme (et d'autant plus afro-américaine) mais se politise aussi en traitant des violences faites à sa communauté par la police.

Tchaikovsky : Violin Concerto

par Piotr Ilyitch Tchaïkovski
Roi incontesté des contrastes exacerbés, des extrêmes brillants, des tempi qui sauvages qui rêveurs, Teodor Currentzis se lance dans l’un des ouvrages les plus exacerbés, brillants, sauvages et rêveurs, le Concerto pour violon de Tchaikovsky avec la violoniste moldave Patricia Kopatchinskaja, elle-même une véritable force de la nature dont Diapason a récemment affirmé qu’elle « ose tout, quitte à reléguer Gitlis, Kremer ou Kennedy au rang de pères tranquilles... L’auditeur est donc informé : ce Concerto de Tchaïkovski vient du fond du fond de la Russie ! Et on ne quitte certes pas le fin fond de la Russie profonde avec Les Noces de Stravinski, un féroce tableau populaire mêlant excès de vodka, moines doctes mais sans doute eux-mêmes imbibés, choeur grivois, solistes hardis, soulignés par les quatre pianos et la percussion qu’a choisis Stravinski en guise d’instrumentation. Les versions antérieures risquent d’en prendre un coup dans les tibias, Currentzis n’hésitant pas à mettre en lumière les angularités de la partition avec maestria, voire provocation ! Enregistré à Madrid en octobre 2013 (Stravinski) et à Perm (Russie) en avril-mai 2014 (Tchaïkovski). © SM/Qobuz

The colour in anything

par James Blake
Nonchalant, langoureux et contemplatif. Le troisième album de James Blake avance avec une réelle majesté. The Colour In Anything est pourtant tout sauf un disque prétentieux voire ampoulé. A 27 ans, le Britannique a toujours été un maître de l’épure et cette cuvée 2016 ne s’embarrasse d’aucun additif ou d’enluminures gratuites ou superflues. L’électro sensuelle à laquelle Blake a habitué ses fans est au coeur de ce projet aux allures de longue ballade. Sensuelle et surtout soul. Avec cet opus, James Blake joue davantage les crooners soul qu’électro. Sa voix a d’ailleurs toujours été très attachée à la soul music et The Colour In Anything est sans doute son album le plus soul à ce jour. Là où Blake impressionne le plus est dans cette faculté à rendre éthéré et gracieux tout ce qu’il touche tout en restant sincère. Sa musique vaporeuse influence tant d’artistes depuis 2011 qu’on pouvait craindre une perte d’identité ou un manque de renouvellement. Mais The Colour In Anything est tout sauf cela. C’est surtout la nouvelle étape marquante de l’ascension de son auteur. Trois épées l’épaulent ici. Justin Vernon alias Bon Iver qui vient poser sa voix le temps du duo renversant I Need a Forest Fire. Frank Ocean - influence majeur du disque selon Blake lui-même - qui prête sa plume pour la co-écriture de My Weeling Heart et d’Always. Et Rick Rubin enfin, co-producteur de certains titres. © MZ/Qobuz

Vinyl : The essentials : Best of Season 1

par Divers

X-Men: apocalypse

par John Ottman
X-Men Apocalypse en fait rêver plus d’un dans les salles de cinéma avec ses mutants. Côté musique, c’est le très célèbre John Ottman qui est à la réalisation de la bande-originale du film ! Un choix pas si anodin quand on sait que ce dernier est déjà à l’origine des bandes-originales de « X-Men 2 » ou encore « X-Men : Days of Future Past » .Le compositeur a été choisi plusieurs fois par le réalisateur Bryan Singer pour la musique de ses films, les deux se sont en effet retrouvés plusieurs fois, notamment sur « Walkyrie », « Ennemi Public », « Superman Returns » ou encore « Jack le Chasseur de Géants ». John Ottman nous signe là une bande-originale magistrale pour l’apocalypse.

Juin 2016

Deadpool : Bande originale du film de Tim Miller

par Junkie Xl
Deadpool est irrévérencieux, gore, drôle et surtout est un excellent film et qui dit excellent dit également « Une bande originale parfaite »... Ca tombe bien, Deadpool propose clairement la meilleure bande originale d’un film Marvel depuis Les gardiens de la galaxie !12117320

Impuros fanaticos

par Fumaça Preta
Impuros Fanáticos est le deuxième album des indomptables Fumaça Preta. Le déluge de batteries, de riffs psychédéliques heavy, de grooves de percussions et la dextérité vocale du chanteur Alex Figueira ne pouvaient pas rester lettre morte. Ces 18 derniers mois, le groupe a d’ailleurs fait de nombreuses tournées à travers l’Europe, transportant le public avec leurs shows. « L’album commence par le son d’une guitare tombant du toit du studio d’enregistrement avant de se fracasser contre le béton. Nous n’arrivions pas à obtenir un son assez inquiétant en essayant tous les amplis et effet possibles, finalement la seule solution était de sacrifier l’instrument pour la chanson. » L’album broie psychédélisme, free jazz, métal, tambu, vaudou, fado et autres dans un cocktail explosif, véritable voyage d’expérimentation. Enregistré dans une usine abandonnée, au milieu du désert espagnol, dans un village isolé à la frontière du Venezuela et du Brésil lors d’une nuit de rituel vaudou, ainsi que dans une base désaffectée de République Tchèque, Impuros Fanáticos possède un feeling unique tout en gardant l’énergie caractéristique de leur premier album et de leurs concerts. 2015 a été une année sous le signe du changement pour Fumaça Preta. La popularité et les tournées incessantes ont créé des conflits et des changements qui se retrouvent directement dans les moments les plus sombres et contemplatifs de l’enregistrement. Alex Figueira a repris le chant et élargi son spectre. Il y intègre notamment l’espagnol pour rajouter des éléments mélodiques et donner plus de profondeur musicale par rapport au premier album. Fumaça Preta est composé de : Alex Figueira (chant, batterie, percussion) Stuart Carter (guitare, Moog, orgue) and James Porch (basse)

Swimming lessons

par Camp Claude
Le buzz passé, l’album peut enfin arriver. Après donc une poignée de singles concluants, Diane Sagnier encadrée par ses deux gardes du corps - le Suédois Leo Hellden et l’Anglais Mike Giffts du groupe Tristesse Contemporaine - publie ce premier album de Camp Claude, Swimming Lessons. Derrière ce nom de Camp Claude se cache ce trio électro-pop cosmopolite et transgénérationnel. Au micro, la Sagnier donc, photographe de son état ayant essentiellement oeuvré dans le milieu de la mode mais auteur également de séances photo pour des groupes et des artistes comme Metronomy ou Melody's Echo Chamber (dont elle signa la photo de la pochette de l’album éponyme). Diane chasseresse d’images mais aussi de sons. Elle qui a toujours eu des velléités musicales les a mise sérieusement en pratique après avoir croisé la route de ses deux ainés cités plus haut. Camp Claude était né ! Évanescente et hédoniste avec un brin de nostalgie, leur musique ressemble à un été indien. Une pop à peine électro fleurant bon les 80’s mais surtout portée par la voix troublante de Diane Sagnier, entre Lana Del Rey et Beth Gibbons. © MZ/Qobuz

The newest sound around

par Jeanne Lee
Sony Music publie vingt-cinq albums dans une nouvelle collection, Jazz Connoisseur, issue des catalogues Columbia, Epic, RCA.(...)Et surtout cette étrange merveille, le duo de la chanteuse Jeanne Lee et du pianiste Ran Blake dans The Newest Sound around, onze titres augmentés, pour cette édition, de quatre inédits. Quand le disque parut, en 1962, il produisit un effet de sidération qui, plus d'un demi-siècle plus tard, ne s'atténue pas. Cette musique, où la voix tantôt angélique, tantôt maternelle, toujours sensuelle, de Jeanne Lee se détache sur les accords minéraux de Ran Blake, a quelque chose d'improbable, d'immatériel, d'intemporellement moderne. En ouverture, Laura, l'air du film d'Otto Preminger, nous entraîne dans une poésie vivante, captivante, ravissante au sens fort. Blue Monk, réharmonisé sur un tempo très lent, plonge dans le blues avec une émotion poignante. En piano solo, Church on Russell Street revisite le gospel de façon très blanche, alors que le chant a cappella de Jeanne Lee sur Sometimes I feel like a motherless child donne en quelque sorte l'essence de la plainte noire, tout emplie de dignité. When Sunny gets blue nous met au bord des larmes, Season in the sun nous pénètre de joie. Bref, presque toutes les émotions humaines passent dans ce disque que l'on peut écouter sans cesse avec le même émerveillement. Ce qui s'appelle un chef-d'oeuvre. - Michel Contat - Télérama n°3460

Untitled unmastered

par Kendrick Lamar
Son aura est si impressionnante et son influence a atteint un tel niveau que Kendrick Lamar pourrait se contenter de réciter la liste des promotions de la semaine de votre supermarché favori que toute la raposphère crierait au génie... Pourtant, le kid de Compton est sans doute la chose la plus incroyable qui soit arrivée au hip-hop ces dix dernières années. Autant de créativité musicale et lexicale se faisant assez rare, on déguste chacune de ses productions, on les dissèque, les analyse voire même les autopsie. En mars 2015, Kendrick Lamar publiait To Pimp A Buterfly, grand disque fou, cérébral pour ne pas dire avant-gardiste, prenant ainsi le contrepied de Good Kid, M.A.A.D City, l’album de 2012 qui l’avait révélé au grand public. Un an après To Pimp A Buterfly, et sans prévenir, il livre le 3 mars 2016, ces huit titres regroupés sur un album orphelin d’un quelconque véritable état-civil. Juste ornée d’un simple untitled unmastered., la pochette - vert olive - joue aussi la carte du mystère. Pourtant, le contenu saute à la gueule ! Rien d’anecdotique donc dans cette publication inattendue de 34 minutes. Au contraire... C’est en fait le complément à To Pimp A Buterfly qui passe entre les oreilles. Des thèmes mis en boite au même moment et dont chacun est intitulé par sa date d’enregistrement. Le résultat qui associe funk et jazz, soul et rap, ressemble finalement à un voyage au centre du cerveau de Kendrick. L’approche avant-gardiste de To Pimp A Buterfly se poursuit ici sans réel fil conducteur. Pourtant, on suit son auteur les yeux fermés. Difficile de ne pas se laisser prendre par la main par ces saynètes tantôt très groovy, tantôt plus déstructurées. Tout ceci donne-t-il un vrai nouvel album ou une simple compilation de chutes de studio ? Un véritable disque ! Cet untitled unmastered. insiste juste sur la porosité entre les styles. Une porosité dont Kendrick est sans doute le plus brillant représentant - © MZ/Qobuz

Zoo

par Françoiz Breut
Françoiz Breut sort avec "Zoo", le troisième opus de sa plume après avoir longtemps fait appel à des artistes comme Dominique A, Philippe Katerine, Joey Burns de Calexico ou Herman Düne. Si Françoiz mène les mots à la baguette, Stéphane endosse ici un costume de chef d'orchestre, un rôle sur-mesure pour une osmose totale sur les onze nouveaux titres de l'album. "Zoo" a été enregistré et finement ciselé à Bristol dans les studios d'Adrian Utley, guitariste de Portishead et fan de la première heure de l'univers créatif de Françoiz Breut. Comme sur chaque album, Françoiz Breut se réinvente, change d'univers et fait sortir la chanson française de ses gonds. Sur des airs pop et décomplexés, la citadine expose son rapport à la nature ("Le jardin d’Eden"), aux souvenirs ("Loon-Plage"), à l’amitié, au futur, au passé. L’artiste fonctionne à l'instinct, se déplaçant au gré des images qui décorent son cabinet des curiosités, elle chante en anglais pour un "Deep Sea Diver" songeur. Avec élégance, Françoiz Breut façonne un petit bijou inspiré par un imaginaire imprévisible et rêveur. - fipradio.fr

Mai 2016

Anakronic - Krakauer

par Krakauer
Le groupe toulousain Anakronic a d'abord servi de backing band au clarinettiste new-yorkais : David Krakauer s'est ressourcé à l'inventivité électro des cinq petits goys français et leur a donné en retour l'onction klezmer. Sur ce premier album en commun, Anakronic invite à son tour le tonton swingueur pour une virée décapante dans son univers technoïde. Ravi de passer pleinement l'épreuve des machines de Mikaël Charry, le maestro américain se retrouve découpé, remixé, samplé, voire... effacé sur un titre - pour mieux réimpro­viser dessus ensuite ! Entre clin d'oeil syncopé à Bechet, envolées minimalistes et valse synthétique crépusculaire, Krakauer en a le souffle tout ragaillardi, dans les volutes poignantes comme dans les passages les plus véloces. Son swing joyeux et sautillant se marie même parfaitement avec les sombres déflagrations sonores d'Anakronic. L'accordéon excité de Vincent Peirani, autre expérimen­tateur chevronné, et les incantations hip-hop de l'Américaine Taron Benson, galvanisante sur The city's on fire, apportent d'autres couleurs, plus urbaines, plus énervées. Toutes ces mixtures fiévreuses secouent comme il faut, ce qui reste la spécialité d'Anakronic. - Anne Berthod - Télérama n°3453

Belgica

par Soulwax
Le duo belge des frères Dewaele a créé 16 groupes fictifs pour le nouveau film de leur compatriote Felix Van Groeningen primé au festival du film Sundance. Quand Felix Van Groeningen, le réalisateur de "La Merditude des Choses" et "Alabama Monroe", tourne un nouveau film dont le protagoniste est un bar musical de la ville de Gand, rien d'étonnant à ce qu'il fasse appel au duo belge Soulwax. Depuis le milieu des années 90, David et Stephen Dewaele ont multiplié les projets électro-rock excitants sous le nom de 2 Many DJ's, Radio Soulwax et Soulwax. Pour la bande-originale du film "Belgica", le duo s'est attelé, pendant un an, à créer 16 groupes fictifs correspondant aux scènes et ambiances du film. Du groupe kraut-techno White Virgins, au trio psychobilly They Live, en passant par le groupe hardcore Burning Phlegm (avec Igor Cavalera de Sepultura), le glam-rock de The Shitz ou la chanteuse néo-soul Charlotte; les 16 titres de la BO ont été enregistrés live dans le club du film, Le Belgica, inspiré du café Le Charlatan. - .fipradio.fr

C tout com !

par Tom Nardone
C’est un album et un spectacle consacrés à la communication. Oui mais voilà, depuis 15 ans que Tom Nardone observe et épie tous les faits et gestes des petites et des grandes oreilles, qu’il laisse traîner les siennes pour « capter » la matière première de ses chansons, il en a des choses à nous dire, le chanteur! Et avec l’aide précieuse de ses amis musiciens, c’est un vrai feu d’artifice, tout est « épinglé », pour le plus grand bonheur des auditeurs et spectateurs qui se reconnaissent dans leur quotidien, dans leurs petites faiblesses et leurs excès... Feu d’artifice musical par les styles très métissés des morceaux, qui vous conduiront du Foro brésilien à la valse, en passant par la salsa, la balade ou le swing manouche...La part belle étant faite aux arrangements vocaux des quatre musiciens. La mise en espace et en lumières vous réserve quelques surprises... « C’tout Com », ce ne sont pas seulement 14 Chansons sur toutes les formes de « Communication », c’est un cours de sociologie vivant, plein d’humour, sans message moralisateur. Quoique!...

Francesco Filidei : Forse

par Pierre Roullier
En tirant le portrait de Francesco Filidei pour son premier opéra, on regrettait qu'aucun disque n'ait encore été édité, alors que cet Italien né en 1973 compose depuis plus de vingt ans. Intitulé Forse (« peut-être »), cet enregistrement est d'autant mieux venu qu'on le doit à l'ensemble 2E2M, lié à Francesco Filidei par un compagnonnage de longue date, et un accueil en résidence pendant l'année 2015. Ce sont les musiciens de 2E2M qui ont créé la version définitive de L'Opera (forse), tragédie drolatique qui conte, sur un texte écrit et dit par Pierre Senges, les brèves amours entre un oiseau et un poisson. Filidei y joue aussi bien avec les sons qu'avec les passages obligés du genre lyrique : ouverture, duetto d'amore, cabalette... Marques de fabrique filidéiennes, l'humour, la colère, l'exubérance sonore et l'extrême rigueur de la structure se retrouvent dans le Concertino d'autunno. Des flûtes à bec, un violon et des appeaux évoquent une nature agitée, où rôde le fantôme de Vivaldi. Filidei connaît ses classiques, et leur rend des hommages insolents. Comme dans le très ludique Puccini a caccia, animé par une trentaine d'appeaux et des jouets divers, où Puccini braconne tout en cogitant sur sa Madame Butterfly. On espère que ce disque en suscitera d'autres ... une intégrale des Ballatas, par exemple ? Sophie Bourdais - Télérama - n°3458

Li Due Orfei : Giulio Caccini & Jacopo Peri

par Giulio Caccini
Récemment réunis à Nancy et Versailles pour une spectaculaire recréation scénique de l'Orfeo de Luigi Rossi (à rattraper sur Culturebox), le baryton Marc Mauillon et sa soeur harpiste, Angélique, ressuscitent dans ce premier enregistrement commun la rivalité productive de deux musiciens florentins, Jacopo Peri et Giulio Caccini, qui doivent leur surnom d'Orphée à leur goût militant pour la monodie accompagnée par une basse continue - la lyre du poète étant ici figurée par la harpe expressive et chaleureuse d'Angélique Mauillon. Mais si Caccini et Peri brodent tous deux autour d'amours cruelles et délicieuses, chacun a sa manière de composer, de chanter et d'ornementer. Ecoutez donc ce Tutto 'l dì piango, joué et chanté par deux fois : si le texte ne bouge pas, les notes et l'esprit du morceau changent du tout au tout. Marc Mauillon explore avec passion ces différentes formes de vocalité, où la recherche de simplicité dans l'expression des sentiments n'exclut ni la virtuosité, ni le raffinement. On retrouve avec plaisir la belle diction et le timbre atypique, étonnamment clair et séduisant, de ce baryton. Il sied à ces chansons d'amour qui préfigurent l'opéra naissant, et peut-être aussi, en anticipant un peu, le Lied et la mélodie. - S.Bo. - Télérama n°3451

Love supreme

par Koriass
(...) Le rappeur québécois Koriass sort un nouvel album, intitulé Love Suprême. La musique de Koriass allie une production léchée et des textes poétiques et profonds, avec un délicieux accent. Peu connu en France, il jouit au Québec d'une certaine notoriété, où il est reconnu comme l'un des meilleurs rappeurs actuels. Love is all you need, l’immortelle phrase de Lennon semble pourtant ici s’ériger en dogme. Une phrase doctrine, une obsession distendue jusqu’à sa conception absolument narcissique. D’un bout à l’autre de l’opus, c’est de cet amour, l’amour-propre dont il question avec Love Suprême, le quatrième album convoité de Koriass. Aussi grave qu’amusé, le rappeur aligne douze pièces originales solides et denses. Des textes forts qui, adroitement, avec puissance et sensibilité, mis en musique par lui et ses co-compositeurs Ruffsound et Philippe Brault. - franceinter.fr

Music is my home - act 1

par Raphaël Imbert
Avec cet album, le saxophoniste Raphaël Imbert se transforme en un ethno - musicologue de choc et emmène l'auditeur sur les routes du Deep South américain, en compagnie de musiciens emblématiques qu'il est parti rencontrer chez eux (Big Ron Hunter, Alabama Slim..), et de jeunes artistes hexagonaux aux premiers rangs desquels Anne Paceo. Avec une science du groove imparable, Imbert touche du doigt les racines du blues, du jazz et de la soul...

Sage

par Sage
Après deux albums et des concerts dans le monde entier avec son groupe Revolver, Ambroise Willaume décide de voler en solitaire avec un premier album produit par Benjamin Lebeau, moitié de The Shoes. Sous le nom de Sage (comme Sagittaire), il est donc seul Ou presque car armé de son piano qu'il maîrise à la perfection. Entre songwriting traditionnel et production futuriste, voilà un disque de chansons sophistiquées, marquées par la rencontre de sonorités alternatives et d’une pop élégante. Classieux. © CM/Qobuz

Sebolavy

par Mickey 3D
Mickey a pris son temps pour écrire et composer ces treize chansons qui composent ce septième album (sept ans se sont écoulés depuis le dernier album studio sorti en 2009). Les titres décodent la société actuelle sous son regard bienveillant. Ce disque aux couleurs mouvantes, aux mélodies qui accrochent sans jamais insister, au son pop-rock-électro, sauvagement familier, c’est donc celui de Mickael Furnon, qui, malgré ses trente ans de service, semble allergique aux rides. Il ne voit plus le monde comme l’adolescent qu’il était mais il refuse pourtant de s’aveugler, d’abandonner.

Snow : le meilleur de la pop, du rock et du hip hop pour skier et dévaler les pistes tout l'hiver

par Divers

Vamos

par Minino Garay
Bien des jazzmen français l'ont compris, depuis qu'au début des années 1990 le percussionniste a débarqué tout sourire et entrain de son Argentine natale, inviter Minino Garay sur scène, c'est y installer un soleil. Mieux encore, c'est se donner le sentiment d'avoir soudain un roi pour camarade de jeu - ce qui est une bonne définition de la démocratie en jazz. Vamos est ­déjà son sixième disque en leader, de loin le plus réussi, parce qu'il y conjugue ses amitiés, ses styles, ses goûts, en invitant des musiciens qui savent se fondre dans l'âme latine tout en gardant leur identité. Le groupe de base est formé de Manu Codjia à la guitare, Jérôme Regard à la contrebasse, et Minino à diverses percussions, plus alternativement Malcolm Braff et Baptiste Trotignon au piano et aux claviers. Les arrangements, heureux, sont confiés à plusieurs amis qui savent ce qui convient à cette nature expansive, joyeuse, joueuse et volontiers attendrie. Le sort que Baptiste Trotignon fait à la si belle Chanson d'Hélène, de Philippe Sarde, pour Les Choses de la vie, rappelle qu'une mélodie doit se respecter pour qu'elle livre toute son émotion. Dans l'ensemble, l'atmosphère de Vamos est solaire, avec aussi du noir profond (Ovni, de Magic Malik), et des virevoltes à vous tourner la tête, des invitations à danser et à chanter, comme pour vous convaincre une fois encore que la musique est bien la meilleure métaphore de la vie. La conclusion, Minino Garay la donne en reprenant le Wonderful World rendu célèbre par Louis Armstrong. - Michel Contat - Télérama n°3451

Yafaké

par Victor Deme
Yafaké signifie pardonner en langue dioula. Signe de l’époque, Victor Démé chante les vertus de la tolérance et de la mansuétude dans un Burkina Faso bouleversé, engagé dans une révolution politique difficile, mais ayant encore permis au peuple burkinabé de montrer que leur pays mérite définitivement son surnom, le pays des hommes intègres. Comme si le climat social orageux avait imprégné sa musique, Démé avait choisi de charpenter ces douze nouvelles compositions de folk-blues autour de la pulsation d’une batterie, une première pour lui en studio. On y retrouve aussi une partie des musiciens qui l’accompagnent depuis toujours, notamment le virtuose Issouf Diabaté à la guitare solo. Ce troisième album sera hélas son dernier, puisque Victor Démé a été emporté par une crise de paludisme, le 21 septembre 2015 dans sa ville de Bobo-Dioulasso...

Avril 2016

Everything You've Come To Expect

par Last Shadow Puppets (The)
Pour enregistrer cet opus, Alex Turner (Arctic Monkeys) et Miles Kane ont retrouvés James Ford (production et batterie) et Owen Pallett (arrangement des cordes) au studio Shangri-La de Rick Rubin à Malibu. Ils ont aussi été rejoints par Zachary Dawes (Mini Mansions) à la basse. C'est un album plus ouvert et plus exubérant que son prédécesseur et dont les influences sont plus difficiles à détecter : davantage tourné vers les 70's que vers les 60's, tour à tour planant, rugissant et séduisant à en couper le souffle.

Hersant - clairvaux: instants limites

par Philippe Hersant
Une musique intense sur des textes intenses : Philippe Hersant met en musique les textes de détenus. Une nouvelle fois, la parole est donnée au détenus de la Prison de Clairvaux dans cette oeuvre composée spécialement par le compositeur Philippe Hersant dont le talent est mis au service de textes écrits par les prisonniers dans le cadre d'ateliers d'écriture. Expérience bouleversante. Musique bouleversante. Le livret de cet album sera agrémenté de photographies de prisonniers, réalisées par les détenus eux-mêmes dans l'enceinte du milieu carcéral. Un objet à multiples entrées comme nous les aimons.

Kiai sous la pluie noire

par Lucio Bukowski
Figure emblématique du collectif lyonnais l Animalerie, Lucio Bukowski s émancipe avec un nouvel album. Kiai sous la pluie noire a entièrement été produit par Kyo Itachi, et conjuguent compositions classiques et textes léchés. Le kiai c'est le cri, le Verbe, le beat et l'énergie créatrice expulsés dans un but bénéfique, une lutte de l'esprit contre l'effondrement, l'obscurité, la cendre de l'âme qu'apporte la Pluie Noire du monde moderne. Portés par des productions aux influences new-yorkaises, aux rythmiques lourdes et aux samples patinés, les textes abordent les thèmes du temps, de la spiritualité, de la marginalité et de l'art avec une liberté de ton propre au MC.

Le garçon et la bête : Bande originale du film de Mamoru Hosoda

par Takagi Masakatsu
Shibuya, le monde des humains, et Jutengai, le monde des Bêtes... C'est l'histoire d'un garçon solitaire et d'une Bête seule, qui vivent chacun dans deux mondes séparés. Un jour, le garçon se perd dans le monde des Bêtes où il devient le disciple de la Bête Kumatetsu qui lui donne le nom de Kyuta. Cette rencontre fortuite est le début d'une aventure qui dépasse l'imaginaire... Le compositeur japonais Masakatsu Takagi retrouve son compatriote le réalisateur Mamoru Hosoda après "Les Enfants Loups" avec une ambiance féérique.

Les vestiges du chaos

par Christophe
Décortiquer Les Vestiges du Chaos, c'est un peu se plonger dans le cerveau de Christophe, et y trouver un désordre parfaitement organisé. Un beau désordre que l'on retrouve dans son fameux appartement parisien, antre de ses nuits passées éveillé : l'homme dort le jour et se met au travail une fois la nuit tombée, au saut du lit. Alors ce 13e album studio, c'est juste une tranche de vie. Dès les premières secondes de l'album, la voix fragile de Christophe donne le ton : "Je vous propose d'ouvrir des choses avec moi, sur de nouvelles voies" (sur Définitivement). Cela fait plusieurs années que le chanteur d'Aline s'est découvert des talents d'inventeur de sons. Sur cet album, Jean-Michel Jarre lui a d'ailleurs écrit les mots des Vestiges du Chaos, comme il l'avait fait pour les Mots Bleus il y a 40 ans. Au milieu de son salon, une immense console et des synthés dans tous les sens ; Christophe, 70 ans, est moderne sans que cela sonne faux. Maître du son et du rythme, Christophe envoûte, il transporte aussi. Personnage proprement unique, oiseau de nuit inspiré mais surtout passionné de musique, il emprunte les mots de ses rencontres et ses coups de coeur, de Boris Bergman à la jeune chanteuse Laurie Darmon. Les Vestiges du Chaos est un disque dont chaque écoute révèle de nouveaux secrets. Rien moins que l'album le plus passionnant de ce début d'année. - Yann Bertrand - franceinfo.fr

Lullabies for insomniacs

par Al'tarba
Au coeur des nouvelles technologies, les beatmakers ont, malgré tout, un amour certain pour le support physique et particulièrement le vinyle. Ce troisième album, auto-produit en 2011, était d’abord uniquement disponible sur le Net. Il donna le « la » à la carrière d’Al’Tarba et le fit connaître du grand public. Réédité en 2013, avec un bonus tracks « Midnight Seance », il sort en 2016 en double CD et en vinyle gatefold édition limitée. Avec plus de deux heures de son et une quarantaine de morceaux, cet artiste nous prouve que sa production est d’une grande qualité depuis plusieurs années. Il a aussi le talent de savoir s’entourer. Des featuring de renom tels que le New Yorkais Q Unique, Lord Lhus, Nekfeu, Droogz Brigade, ou encore Swift Guad, en sont l’illustration parfaite. Un réel plaisir pour les oreilles ! On sent sa jeunesse consumée par les deux bouts dans ce long voyage, à l’image de son univers d’hyperactif... Vivre à tout prix et créer, encore et toujours. Passionné de cinéma de genre, il parsème des références dans son abstract hip-hop dont il est friand. Perfectionniste, connaisseur et exigent, il ne laisse rien au hasard. Sonorités et mélodies nous transmettent un sentiment étrange : passer du monde onirique au monde dantesque est naturel pour lui. C’est ce qui donne un ton tout particulier à cet opus : il sent la sueur des caves psychédéliques, tout autant que le voluptueux parfum de l’enfance.

Mustang

par Warren Ellis
Musique originale de Warren Ellis (alter ego et proche collaborateur de NICK CAVE) Présenté à La Quinzaine des Réalisateurs cette année à Cannes, il est peu dire que Mustang a ému ! Ce véritable chef-d'oeuvre est le premier long-métrage de la réalisatrice turque Deniz Gamze Ergüven. Multi-instrumentiste de renommée internationale, l'australien Warren Ellis, basé en région parisienne, est le grand collaborateur de Nick Cave au sein des Bad Seeds et de Grinderman. Ensemble ils ont également composé les musiques de films La Proposition, L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, La Route, Des hommes sans loi, et Loin des hommes. Mustang est la première bande originale composée et interprétée par Warren Ellis en solo.

Octobre

par Cowboys fringants (Les)
Voilà près de 20 ans que les Cowboys Fringants effeuillent leurs mélodies enivrantes et mélancoliques dans un mélange de chanson française et de variété rock. Loin de stagner, les Québécois nous offrent un neuvième album en forme de renouveau retrouvant leur verve passée qui s’était un peu émoussée sur leurs deux précédents opus. Ce retour à une musique engagée fait un bien fou! Dès « Octobre » l’on retrouve avec grand plaisir la musique si attachante des québécois que Karl Tremblay porte de sa voix rocailleuse et puissante. Proche de la quarantaine, ils réussissent le tour de force de réunir plusieurs générations autour d’une musique touchante. La mélancolie joyeuse de la bande nous apporte réconfort, nous emportant dans un tourbillon de titres festifs à l’image de « Bye Bye Lou ». Ils nous fournissent une musique dynamique peuplée d’harmonies toutes plus addictives les unes que les autres. Impressionnant sur un « La la la » très proche de la vague punk rock de l’underground français des années 80, les Québécois reviennent avec fracas à leur premières amours : la chanson revendicative. Restant fidèles à leurs idéaux, ils nous servent un titre haletant au punk festif en guise de véritable cure de jouvence.(...) - quai-baco.com

Rachmaninov - music for 2 pianos

par Serge Rachmaninov
La carrière de "la lionne" fut jalonnée d'apparitions légendaires en tant que soliste, mais depuis qu'elle a décidé de ne plus jouer seule, Martha Argerich s'est entourée d'amis musiciens avec lesquelles elle se produit dans le répertoire de musique de chambre, et c'est principalement à Lugano que ces fêtes musicales se déroulent chaque année. C'est à partir de ces dizaines de concerts enregistrés que provient ce double CD consacré à Rachmaninov. Parmi ces chefs-d'oeuvre qui réunissent l'artiste à Lilya Zilberstein, Gabriela Montero ou Alexander Mogilevsky, les Danses symphoniques pour 2 pianos avec Martha Argerich et Nelson Goerner sont éditées ici pour la première fois.

Shadows : Songs of Nat King Cole

par Hugh Coltman
La voix de Nat King Cole a bercé l'enfance de Hugh Coltman. La musique de cette légende du Jazz était présente chez lui, grâce à sa mère, qui l’écoutait régulièrement et qui lui as transmis la passion de ce répertoire. Après une longue aventure au sein du groupe de blues anglais The Hoax, le succès de ses deux albums solo Stories From The Safe House et Zero Killed, et deux années en tournée, en tant qu'invité du pianiste de jazz Eric Legnini, le plus français des chanteurs britanniques a décidé de rendre hommage à ce musicien-chanteur hors pair et indirectement, à sa mère. Avec Shadows - Songs of Nat King Cole, Coltman revisite quelques standards comme Nature Boy et Mona Lisa, mais aussi des titres moins connus tels que Shadows ou Annabelle, d'une façon brute et empreinte d'émotion, où plane l'ombre de deux grandes influences de sa vie. © CM/Qobuz

The greatest video game music

par MOD
Le meilleur des musiques de jeux vidéo interprété par un Choeur de 140 voix masculines. Le mix idéal entre la musique classique et l'univers des jeux vidéos. Chaque morceau reprend les thèmes des jeux vidéo les plus connus au monde comme entre autres Final Fantasy, Assassin Creed, et World of Warcraft. Ces jeux vidéo ont déjà conquis plus d'une centaine de million de personnes à travers la planète. Ce concept album permet de vivre une véritable nouvelle expérience du gaming. Il ravira ainsi aussi bien les plus grands amateurs de jeux vidéo, que les adeptes de musiques de films.

Treat me right

par John Milk
Si des notes pouvaient relier aujourd'hui la Côte Est américaine à la cité lyonnaise, ce serait sans nul doute celles de la soul de John Milk, qui emprunte les accents funky du Philadelphia Sound pour faire vombrir son premier album "Treat Me Right". Doué d'une voix qu'il prétend "lactée" mais qui évoque plutôt les chanteurs neo-soul d'aujourd'hui - de Mayer Hawthorne au Britannique Jamie Lidell -, le claviériste a le sens du rythme et s'est entouré d'un combo guitare-basse-batterie qui lui permet de varier ses répertoires, d'une ballade dub telle "Talk Is Cheap" jusqu'aux beats disco de "Supa Dancing". Derrière la console, le producteur Bruno Hovart aka Patchworks, pointure des studios et peut-être le meilleur arrangeur hexagonal actuel de funk et de groove en tous genres, fait mousser un son patiné qui régale l'amateur de motifs syncopés. - fipradio.fr

Mars 2016

Lalo, Sarasate, Bruch

par Renaud Capuçon
On ne peut pas dire que le grand répertoire français déborde de concertos pour violon ; grâce éternelle soit donc rendue à Edouard Lalo qui a étoffé le genre avec sa Symphonie espagnole de 1874 qui, si elle ne porte pas officiellement le titre de « concerto », n’en est pas moins une oeuvre totalement concertante pour violon solo. C’est ici Renaud Capuçon qui prête les accents de son Guarnerius, accompagné par le toujours impeccable Paavo Järvi à la tête de l’Orchestre de Paris. En complément de programme, les deux musiciens proposent le Premier concerto de Bruch, écrit à la même époque que la Symphonie espagnole - 1866, pour être précis - dans un style résolument romantique à l’ancienne, Bruch n’étant pas connu pour être un véritable révolutionnaire. Mais devant le succès toujours très vif de l’ouvrage cent cinquante ans plus tard, on ne peut que dire : chapeau, Herr Bruch. Capuçon nous offre également un petit bonbon entre les deux grands ouvrages, Zigeunerweisen de Sarasate. Même époque ici encore - 1878 - mais pas du tout les mêmes influences ibériques, puisque Sarasate emprunte au genre tzigane-viennois, en particulier un thème repris dès 1847 par Liszt dans sa treizième Rhapsodie hongroise. © SM/Qobuz

La musique en chantant

par Morgane Et Cie
20 chansons simples pour découvrir les clefs de la musique de manière très imagée. Les tout-petits apprennent à faire des vocalises, à souffler, à associer voix et gestes tout en s'amusant. Ils abordent ainsi intuitivement les notes, le grave et l'aigu, les nuances, le tempo, les gammes, les modes majeur et mineur. Une initiation à la musique avec le plus naturel des instruments : la voix !

La plume et le brise-glace

par Lucio Bukowski
L’amitié, c’est le début de la création ». Rien d’étonnant donc à voir les deux amis et piliers du collectif lyonnais L’ANIMALERIE – LUCIO BUKOWSKI & ANTON SERRA – collaborer pour un album commun, orchestré par le producteur OSTER LAPWASS. Ce nouvel album mêle le hip-hop à une énergie rock et electro, le tout porté par des flows techniques et des textes léchés. La plume et le brise-glace propose 15 tracks dans lesquels on retrouve, une fois n’est pas coutume, les compagnons de l’Animalerie : Missak, Hakan le Grand (Enapoinka), Oster Lapwass, Eddy (Dico).

Man made object

par Gogo Penguin
Chris Illingworth, pianiste de GoGo Penguin, dit avoir choisi comme titre Man Made Object en partie pour sa fascination pour la robotique et les concepts de transhumanisme et d’amélioration humaine. Humaine, la musique du trio de Manchester l’est énormément. Même si son ADN est jazz, elle est aussi en contact avec la pop, la musique classique voire l’électro. Comme pour v2.0 paru en 2014, ce troisième album des Mancuniens a été enregistré et produit par Joe Reiser et Brendan Williams aux studios Giant Wafer au coeur du pays de Galles et aux studios 80 Hertz à Manchester. On retrouve ce son organique. Mais surtout cette grande capacité à dompter les mélodies, mélodies toujours au coeur de la musique de GoGo Penguin. Mention spéciale à la rythmique composée du contrebassiste Nick Blacka et du batteur Rob Turner qui offre à l’ensemble une stabilité magistrale. © CM/Qobuz

Mémoires vives

par Grand Blanc
"On connaît tous mille groupes français influencés par Joy Division, mais peu finalement influencés par ce qui a influencé Joy Division : l’environnement, le désoeuvrement, le rock déchiqueté et la poésie maudite. Autant remonter à la source même : toxique, souillée. En ce sens, Grand Blanc évoque souvent Bashung, quand il s’appropriait des langues étrangères avec l’aisance et l’intuition d’un autochtone. Grand Blanc (malade) a grandi à Metz, entre présence désespérée au stade Saint-Symphorien et balades fantômatiques parmi les débris sidérurgiques. C’est là, en autarcie, sous infusion de mauvais sang et de chant Ferré, que sont nées ces chansons inconfortables, hostiles et pourtant hautement addictives, à l’image de ce Samedi la nuit tellement poisseux, puissant, possédé qu’il donne envie (ou l’ordre) de ne rien faire : tétanisé, hébété." - Les Inrocks

Memories to come

par Etrangleuse (L')
Le duo atypique et fantastique L’Etrangleuse vient de sortir son nouvel album « Memories to come », produit, excusez du peu, par John Parish, collaborateur de longue date de P.J. Harvey. On y retrouve l’alliance audacieuse mais réussie de la guitare électrique et de la harpe, explorant des univers aux confins de l’Amérique et de l’Afrique, ou d’un pays dont on ne connaîtrait pas encore le nom, mais où l’on irait bien passer ses vacances. amply.fr

Musical garden

par Lmk
Chanteuse originaire de Lyon, LMK débarque avec un tout premier album solo intitulé « Musical Garden ». (...) C’est au sein de divers sound system de la région lyonnaise qu’elle a commencé à développer un flow percutant et ravageur influencé par des artistes tels que Damian Marley ou Capleton. (...) C’est donc tout naturellement qu’elle présente son album dans une ambiance sound system sur lequel elle mêle ses différents univers musicaux : hip hop, reggae, ragga et soul. LMK fait admirer sa voix et son flow destructeur sur des riddims électriques concoctés par de talentueux beatmakers comme Fogata, Supa Sound ou Taggy Matcher.(...) Entre authenticité et modernité, les compositions traduisent une grande créativité où s’entrechoquent skank, dub, réverbérations, grands coups de basse ainsi que sonorités électroniques à l’image des morceaux « Realise It », l’excellent « Cry Me A River » ou le puissant « Music Is My Life ». (...) Tout au long des 12 titres de l’album, le flow d’LMK raisonne alors parfaitement sur des instrus riches, épurées et dynamiques. L’album se referme sur 3 agréables prestations de la chanteuse en version acoustique qui mettent encore plus en avant la qualité de ses cordes vocale. - lavieenreggae.wordpress.com

Repeupler

par Gontard !
Echantillonnant des bouts de musique depuis tout petit et sur toutes formes de supports, Nestor Gontard met en oeuvre son amusement musical et vaguement clandestin depuis qu’il a un peu plus de 20 ans. Après avoir beaucoup (trop??) observé et disséqué, à un âge où l’on est censé être acteur, lui vient l’urgence de gratter là où ça faisait mal, de mettre des mots sur des sons, et surtout sur ses troubles. Caché derrière son masque de lapin, ce chroniqueur part de l’intime, de la névrose personnelle (un amour perdu, une lettre à sa fille, un ami resté au bled) pour aller vers des névroses collectives plus engagées, y révélant un Gontard ! encore persuadé que l’on peut changer bien des choses positivement dans ce pays.(...) - Abigail Ainouz - .lesinrocks.com

Silkidrangar

par Samaris
Trio islandais formé depuis 2011, Samaris continue de tracer sa route sereinement. Leur style musical que certains ont pu oser qualifier d'électro glaciale me plonge dans des étendues nues et désertiques illuminées par cette voix à l'accent si particulier qui apporte une couleur caractéristique aux compositions du trio. Dix titres à déguster tranquillement.

Treat me right

par John Milk
Si des notes pouvaient relier aujourd'hui la Côte Est américaine à la cité lyonnaise, ce serait sans nul doute celles de la soul de John Milk, qui emprunte les accents funky du Philadelphia Sound pour faire vombrir son premier album "Treat Me Right". Doué d'une voix qu'il prétend "lactée" mais qui évoque plutôt les chanteurs neo-soul d'aujourd'hui - de Mayer Hawthorne au Britannique Jamie Lidell -, le claviériste a le sens du rythme et s'est entouré d'un combo guitare-basse-batterie qui lui permet de varier ses répertoires, d'une ballade dub telle "Talk Is Cheap" jusqu'aux beats disco de "Supa Dancing". Derrière la console, le producteur Bruno Hovart aka Patchworks, pointure des studios et peut-être le meilleur arrangeur hexagonal actuel de funk et de groove en tous genres, fait mousser un son patiné qui régale l'amateur de motifs syncopés. - fipradio.fr

Février 2016

Adore life

par Savages (The )
Jusqu'ici on reprochait à Savages une certaine froideur, voire une distance. Pour son deuxième effort, le groupe londonien mené par Jehnny Beth change d'approche, sans rien perdre de la rage et de l'énergie qui ont fait sa marque. On nage toujours dans une atmosphère noire, poisseuse propre au post-punk mais cette fois, on célèbre la vie, l'amour, on scande haut et fort "love is the answer" ("The Answer"), on parle sentiment de manière crue ("When i take a man, at my command, my love will stand, the test of time" – "Mechanics"). De l'amour et de la noirceur. On pense forcément aussi aux grandes figures qui ont bercé les oreilles de Savages, notamment Patti Smith sur "T.I.W.Y.G." ou encore Ian Curtis sur "I Need Something New".(...) N'en déplaise à Mick Jagger qui estimait autrefois que les filles n'avaient pas leur place dans une salle de rock, elles l'ont. Mais qu'on ne s'y méprenne pas. Ce n'est pas parce que Savages est un groupe composé de quatre filles qu'elles marchent et attirent l'attention. D'ailleurs contrairement à d'autres groupes féminins cultes qui, pour exister et se faire une place dans ce monde si masculin, ont joué sur leurs attributs féminins, Savages efface tout et préfère miser sur un look neutre et androgyne. Pas de postures provocantes qui tiennent. Ici il n'y a que la musique qui parle. Savages n'est pas un groupe de filles qui font du rock mais simplement un groupe de rock. Et un bon.

Ask

par Ozlem Bulut
Claire et limpide, joliment nuancée, la voix possède un charme certain. Ce résultat n’est pas arrivé du jour au lendemain. L’oreille d’abord imprégnée par les mélodies traditionnelles entendues dans le village qui l’a vu naître (en 1982), puis grandir, dans l’est de la Turquie, Ozlem Bulut a développé ses capacités vocales en se frottant à l’école du chant lyrique. Après avoir fait ses classes à Mersin, puis Istanbul, elle obtient une bourse pour partir en Autriche où elle va se retrouver bientôt chanteuse permanente à l’Opéra populaire de Vienne (le Volksoper). Dans sa nouvelle ville d’accueil, elle crée son groupe, avec le pianiste et compositeur Marco Annau. Deuxième album de leur compagnonnage artistique, Ask (« amour »), propose une pop orientale ouverte au jazz (impliquant cordes, oud, sax soprano et luth saz, joué par la chanteuse), traversée d’une fantaisie espiègle et tendre. - Patrick Labesse - .lemonde.fr

Avalanche

par La Maison Tellier
Il y a ceux qui font beaucoup de bruit une fois, puis disparaissent. Et puis il y en a d'autres, moins nombreux, qui avancent dans le calme sans jamais perdre en qualité ; ainsi va la carrière de la Maison Tellier. Depuis dix ans, ces cinq Normands allergiques au tumulte parisien tricotent une musique folk hors du temps et des modes. La Maison Tellier, c'est un peu comme si cinq copains s'étaient un jour retrouvés à faire de la musique ensemble, sans plan ni grands espoirs mais avec simplement en commun cet amour de la mélodie. Dans ce cinquième album, Avalanche, on retrouve encore leur patte, les trompettes latinisantes et le banjo, qui les rapprochent de cette incongruité qu'est la country sur des textes en français mais cette fois les directions sont plus variées, avec en commun un certain détachement, dans la voix et dans les textes. La Maison Tellier prouve une chose : pas besoin de faire du bruit pour mériter d'être entendu. - Yann Bertrand - franceinfo.fr

Caracal

par Disclosure
Un nouvel album truffé de tubes dancefloor Le duo anglais constitué des jeunes frères prodiges Guy & Howard Lawrence, comme à son accoutumé, impressionne côté production avec des beats ciselées, un son garage-house à la fois rétro & futuriste, toujours classe, entre le uk garage et la deep house. Mais Caracal fait surtout la part belle aux vocaux, avec les featurings gorgés de soul The Week'Nd, Sam Smith, Gregory Porter, Miguel ou encore Lion Babe, pour n'en citer que quelque uns. Après le carton Settle écoulé à plus de 1.5 millions dans le monde (dont plus de 50 000 en France), il a fort à parier que Caracal produira un raz de marée bien plus puissant encore. SPÉCIFICITÉS DE L'ÉDITION LIMITÉE - Packaging Digipack + 4 titres bonus

Chat chat chat

par Pascal Parisot
Après Les Pieds dans le plat et La vie de château, Pascal Parisot, chanteur pop et insolent, adoré des enfants comme des parents, passe au scalpel la gente féline ! Le résultat de ses recherches : le chat ne fait rien 97% du temps ou bien pas grand-chose, il n'aime pas les restaurants chinois et rêve de rencontrer Davy Croquette... Un album incroyablement drôle et orignal pour lequel le chanteur s'est associé au musicien Nicolas Repac, alter ego d'Arthur H depuis plus de 15 ans.

Compton

par Dr Dre
Après 15 ans d'attente, Dr Dre est de retour avec un nouvel album qui clôturera sa carrière musicale. il sera composé de 16 titres et contiendra des featuring avec les plus grands rappeurs du moment dont Kendrick Lamar, Eminem, Snoopdog ou encore Xzibit. Certains titres de l'album serviront de bande originale du film Straight Outta Compton réalisé par F. Gary Gray, dont la sortie est prévue le 16 septembre prochain en France dans 200 salles. C'est un biopic consacré au groupe de rap NWA (Niggaz Wit Attitudes) qui était composé de Arabian Prince, DJ Yella, Eazy-E, MC Renest, Ice Cube et de Dr. Dre, pionnier et désormais maitre indétrônable dans le monde du hip-hop. Cette sortie d'album sera accompagné d'un plan marketing a la hauteur des enjeux de l'album accompagné d'une potentielle venue promo de dr dre en France.

Terre et cendres : Bande originale du film de Atiq Rahimi

par Francesco Russo
Il existe d’infinies façons de raconter l’histoire récente de l’Afghanistan. Le film d’Atiq Rahimi, tiré de son propre roman, s’attache à décrire les dégâts subit par les trois générations d’une même famille. Pour illustrer les mondes intérieurs des personnages, il a été fait appel au savoir-faire du musicien afghan Khaled Arman, créateur de l’Ensemble Kaboul et à Francesco Russo, compère du premier au sein de la formation ethno-électro Kabul Workshop. Aux morceaux du répertoire traditionnel, succèdent des improvisations au rubab ou au ney entre lesquels viennent se glisser des paysages sonores plus abstraits et contemporains. Cette bande-son s’apprécie sans support visuel et génère ses propres images. - .mondomix.com

The epic

par Kamasi Washington
La première oeuvre monumentale du saxophoniste américain. Si vous ne connaissez pas le nom de KAMASI WASHINGTON, vous avez certainement entendu son travail avec Wayne Shorter, Herbie Hancock, Snoop Dogg, George Duke, Heavy D, Stanley Clark, Quantic ou plus récemment avec son ami Flying Lotus (sur You're Dead) ou Kendrick Lamar (sur To Pimp A Butterfly). Compositeur et multi-instrumentiste de 33 ans, KAMASI WASHINGTON dirige sur The Epic - un premier album de près de trois heures, décliné en trois suites - un orchestre de 32 musiciens et un choeur de 20 personnes. Accompagné par son groupe de toujours, The Next Step/The West Coast Get Down, composé de dix musiciens de Los Angeles (dont le bassiste Thundercat, le tromboniste Ryan Porter et le pianiste Cameron Graves...), WASHINGTON propose à la fois un hommage au jazz de ses aînés Coltrane, Coleman et Ayler et expérimente pour en repousser les frontières, à l'image de ce que font ses compagnons de label avec le funk, le hip-hop et la musique électronique. Flying Lotus, petit-neveu des Coltrane et expérimentateur en chef, ne s'y est pas trompé, offrant à KAMASI WASHINGTON une plateforme de luxe pour ses recherches jazzistiques. "Il est difficile de trouver des nouvelles voix dans le jazz, aujourd'hui" admet le patron de Brainfeeder. Beaucoup de musiciens jouent la même chose, je n'en peux plus d'entendre des pales copies de My Favorite Things ; ce que j'entends sur The Epic est la musique d'un grand compositeur. "Kamasi Washington et son dectet sont bien les acteurs d'un jazz contemporain et d'un langage musical unique." - FIP

True detective : Bande originale de la série télévisée.

par Divers
BO réalisée par T Bone Burnett 'Walk the line', 'Inside Llewyn Davis'. La première saison de True detective avec Woody Harrelson et Matthew McConaughey a été un véritable phénomène pour HBO et son public, pulvérisant ainsi des records d'audience de la chaîne. En France, la série est un phénomène. Des artistes de renom y ont participé : Leonard Cohen, Nick Cave & Warren Ellis, Bonnie Prince Billie et plusieurs titres de Lera Lynn, qui joue également dans la série.

Water

par Hélène Grimaud
Avec le bien-nommé Water, Hélène Grimaud sonde la force et la beauté de l’eau, ce don le plus précieux de la nature, qui exerce une intense fascination sur la pianiste. Produit par Nitin Sawhney qu’on croise plus habituellement sur la scène électro, il souligne surtout la fascination que l’eau a exercée sur de nombreux compositeurs des XIXe et XXe siècles. Cette idée n’a pas seulement donné lieu à ce disque, elle a aussi débouché sur un projet de la pianiste avec l’artiste écossais Douglas Gordon, lauréat du prix Turner : un concert-installation intitulé tears become… streams become… (« les larmes deviennent… les flots deviennent… ») et conçu expressément pour la salle d’exercice d’un ancien bâtiment militaire de New York, la Park Avenue Armory. Donné en décembre 2014, ce spectacle mêlant art visuel, musique et architecture avait en son centre le programme « aquatique » d’Hélène Grimaud. Avant qu’elle commence à jouer, la gigantesque salle était progressivement inondée pour donner l’impression d’un immense « champ aquatique », selon les termes de Gordon, l’eau finissant par encercler complètement le piano de la concertiste. Neuf compositeurs sont représentés sur l’album qui s’ouvre sur Wasserklavier (« Piano aquatique ») de Berio. Suivent Rain Tree Sketch II (« Arbre de pluie – 2e ébauche ») de Takemitsu, la Cinquième Barcarolle de Fauré, Jeux d’eau de Ravel, Almería d’Iberia d’Albéniz, Les Jeux d’eau à la Villa d’Este de Liszt, l’Andante de Dans les brumes de Janácek et La Cathédrale engloutie de Debussy. Ces pages où l’eau se présente sous ses innombrables aspects ont été enregistrées en direct durant le concert-installation de New York puis reliées entre elles par sept Transitions écrites et enregistrées par Nitin Sawhney. Enfin, avec Water, Hélène Grimaud a réuni d’une manière unique ses passions jumelles pour la musique et l’environnement…

Décembre/Janvier 2016

All you need is relaxation

Arie napoletane

par Max Emanuel Cencic
Avec ce récital, le contre ténor Croate poursuit son exploration du répertoire baroque, et ressuscite des chefs-d’oeuvre oubliés de l’opera seria du début du XVIIIème siècle. Arie Napoletane comporte dix enregistrements en première mondiale. Le programme, qui rappelle celui du célèbre Sacrificium de Cecilia Bartoli, met à l’honneur les arias de Porpora, Vinci et de leurs contemporains. Cencic s‘est plongé dans l‘histoire musicale aussi fascinante que sulfureuse de Naples, une ville devenue incontournable pour tout compositeur ou chanteur en quête de gloire dès le début du XVIIème siècle. Les grands castrats comme Farinelli, Senesino ou Caffarelli y côtoyaient les innombrables chanteurs "star" formés dans les quatre conservatoires de la ville, ainsi que les compositeurs comme Alessandro Scarlatti, Leonardo Leo, Pergolesi, Vinci, ou Porpora.

At work

par Géraldine Laurent
Un soir, alerté par le vétéran saxophoniste Jean-Louis Chautemps, attentif aux talents neufs, on écouta la retransmission d'un concert enregistré par Claude Carrière pour son Jazz club de France Musique. Une saxophoniste ­alto, en trio nu avec contrebasse et batterie, époustouflait par son audace, sa fermeté rythmique, sa sensibilité. Elle s'appelait Géraldine Laurent, originaire de Niort, où elle avait étudié le piano classique avant de passer au saxophone. On était en 2006, elle avait 31 ans, on la couronna d'une Révélation à Jazz à Juan, d'un Django d'or, puis d'un prix Django-Reinhardt de l'Académie du jazz. Pourquoi tant d'enthousiasme ? Parce qu'elle-même en déborde, à la manière de Sonny Rollins, avec une sûreté rythmique qui relève avant tout d'un énorme culot parce qu'elle se déploie sur une faille. Géraldine Laurent, c'est une force intranquille qui s'avance sur ses gouffres, sachant que seule cette mise en danger vaut qu'on s'aventure en musique. Cet album At Work, le sagace et amical Laurent de Wilde dit très bien qu'il constitue « une sorte de rapport d'étape » dans l'itinéraire de cette toute jeune quadra. Soutenue en quartet par des musiciens plus jeunes, le pianiste Paul Lay, le fidèle et solide ­Yoni Zelnik à la contrebasse et Donald Kontomanou, batteur formidable, ­Géraldine Laurent se donne à fond dans des compositions personnelles vraiment prenantes et trois relectures de Jobim (Chora Coração), Monk (Epistrophy), Mingus (Goodbye pork pie hat) avec autant de fougue que d'émotion, les deux qualités principales en jazz. C'est peu dire qu'elle ne déçoit pas nos plus vives attentes. — Michel Contat - Télérama n°3432

Comment c'est loin

par Casseurs Flowters

In colour

par Jamie Xx
Tenues sombres et mines blafardes d'ados gothiques, quand Romy Mad­ley Croft, Oliver Sim et Jamie Smith, alias xx, sont apparus en 2009, à la faveur du premier album de The xx, on les avait associés à ces gamins qui, nés trop tard dans un monde trop vieux, singent les « jeunes gens modernes » du passé. Mais si l'ombre de la new wave planait sur ses chansons minimales et distanciées, le trio faisait bien plus que regarder dans le rétro : il propulsait Young Marble Giants à l'âge des rave parties. Aux machines, sans tapage ni ostentation, Jamie expérimentait avec beaucoup de finesse quelques « trucs » de production popularisés par la nouvelle scène dub­step : peu de samples, des beats électroniques parcimonieux, donnant beaucoup d'espace au son. Sur Coexist (2012), le producteur livrait un indice de son ouverture musicale avec un unique sample piqué aux Crusaders, le groupe de jazz-soul. Avec son premier album solo, on mesure à quel point il est un garçon funky. Sommet du disque, Loud Places, avec Romy au micro, n'a pas grand-chose à envier au We are family de Sister Sledge ou à ces standards de la soul qui mêlaient si bien tristesse, détermination et joie d'être en vie malgré tout. « Je vais dans les lieux bruyants pour rencontrer quelqu'un avec qui je me sentirai au calme », feule Romy. Un couplet qui résume l'esprit de cet In colour, essentiellement instrumental, dans l'air du temps électro — de Lone à James Blake, de Martyn à Four Tet —, où résonnent caisses claires, klaxons, steel drum, claquements de doigts et échantillons de voix doo-wop ou ska... L'oeuvre d'un surdoué qui démontre sa science de l'arrangement et des atmosphères. Il ne l'a sans doute pas pensé ainsi, mais il donne furieusement envie de danser. — Erwan Perron - Télérama n°3413

La voix lactée

par Oxmo Puccino
Oxmo Puccino est un observateur de son temps qui noue une relation fraternelle avec son public depuis 20 ans. 2 Disques d'or (L'Arme de Paix, Opéra Puccino), 2 Victoires de la Musique (L'Arme de Paix, Roi sans Carrosse) ont couronné cet artiste hors norme. Après une parenthèse enchantée "Au Pays d'Alice" aux côté d'Ibrahim Maalouf, Oxmo Puccino revient avec "La Voix Lactée" un nouvel album co-réalisé avec Renaud Letang (Feist, Liane La Havas, Gonzales...). Oxmo Puccino surprend à nouveau et revisite les codes du hip-hop. Il réussit le tour de force de renouveler son écriture, plus directe mais toujours emplie de poésie et d'humour. Tour à tour conteur, rappeur ou chanteur, l'icône du rap français n'a rien perdu de son flow et de sa plume aiguisée. Synthèse parfaite d'un artiste ayant exploré différents horizons musicaux et revenant à ses premières amours, on y retrouve la verve du Black Desperado, le côté obscur de l'agent spécial Jonxmoke, la puissance du Black Jack Brel. Le résultat : un album lumineux et direct, toujours musical, éternellement hip-hop. Entouré de ses musiciens magiciens, Oxmo Puccino nous partagera ces nouvelles mines de cristal et nous promet une tournée électrisante.

Moan snake moan

par Bror Gunnar Jansson
Du blues chacun croit tout avoir entendu, tout connu, en bref avoir fait depuis longtemps le tour de la question. C'est compter sans l'âme maligne d'une musique inspirée par le Malin. Si le genre a disparu depuis longtemps de la devanture des magasins et n'entre plus dans les charts qu'à l'occasion du décès d'un de ses derniers géants, le blues resurgit aussi là où on ne l'attend pas. C'est un coup de chaud inattendu que le Suédois Bror Gunnar Jansson apporte au blues un beau matin de 2014 avec son album Moan Snake Moan. Difficile d'imaginer plus étrange que cet échalas cadavérique semblant tout droit sorti du film Phantasm (1979), en train de hurler le blues comme les damnés hurlent à la lune. Vêtu comme un étrangleur des années 1940, Bror Gunnar Jansson a forcément été possédé par un avatar de Robert Johnson. (...) Moan Snake Moan est habité par l'esprit du blues. Plus que de musique, il est ici question d'âmes volées, de possession démoniaque, d'un croisement maléfique qui se serait déplacé du Mississippi aux fjörds suédois. Bror Gunnar Jansson apporte la preuve que, même mort et enterré pour une grande partie du public, le blues reste capable d'inspirer un disque dont l'intensité vaut la discographie entière de nombreux artistes. music-story.com

Pain noir

par Pain-Noir
On guette, on tend l'oreille et elle arrive au mieux une fois tous les déluges : la voix d'un inconnu qui vous happe, avec ce qu'il faut de familier et ce qu'elle a d'étrange. Pioche de l'année : Pain-Noir, et la trouvaille est aussi riche que l'alias (tiré d'un rêve, c'est dit dans le morceau final) est peu appétissant. Avant qu'on ait eu le temps de se demander de quelle pâte est pétri le ci-devant François-Régis Croisier, demeurant à Montferrand, la cause est entendue : la présence réelle de sa musique en impose, ce garçon a « un univers », comme on le rabâche sur ces écrans où on ne le verra pas. Concrètes et élusives, insaisissables et immédiates, ses chansons au calme trompeur sont habitées, remuantes. Une vie parallèle y coule, végétale (herbes folles, ombre des sureaux), minérale (sablières, champs de pierres), animale (chevaux, sterne, requin-baleine). L'appareil est léger (guitares plus un rien de claviers, de percus), le chant d'une simplicité sans feinte. Les mots viennent dans la langue de Brassens, ce n'est pas un détail, ni un sujet de débat. Aux sources de cette musique, on devine plus de Robert Wyatt ou Neil Young que de Manset ou Murat. Pas tout à fait né de la dernière pluie — il animait le groupe néo-folk St. Augustine —, François-Régis Croisier a le talent rare d'évoquer les sentiments des êtres en décrivant les choses (La Retenue). Ses mélodies d'artisan inspiré (Lever les sorts, Jamais l'or ne dure) font couler la rocaille des jours dans un courant limpide, qui fait l'effet du neuf. — François Gorin - Télérama n°3433

Ratchet

par Shamir
La valeur n'attend pas le nombre des années et Shamir n'a pas attendu d'avoir vingt ans pour faire sensation avec « On the Regular », pièce versée au dossier de ce premier album prometteur. (...)Ratchet (une diva urbaine, dans le langage slang du ghetto) réserve d'autres surprises à chaque étape de sa seconde moitié, de la ballade autobiographique « Demon », co-signée comme tous les autres morceaux avec le complice d'écriture Nick Sylvester, à l'hymne house « Head in the Clouds », suivi en bonus du titre acoustique « KC ». Autre hit potentiel, « In for the Kill » joue avec une trompette calypso sur une mélodie electro-pop ; « Youth » est prétexte à une belle prestation vocale, à l'instar de « Darker », qui, bercé par les cordes et les hélices d'hélicoptère, offre une nouvelle vue sur l'art de ce surdoué. Ce premier essai de Shamir Bailey, ultra brillant, personnel et futé, ne laisse aucune seconde de répit, aucune place à la faute de goût. - music-story.com

Ya balad

par Bachar Mar Khalife
Une mélodie minimaliste et entêtante chargée de lyrisme oriental, une voix gutturale marquée par l’âpreté du chant arabophone, un piano qui flirte avec l’électro : cette balade poignante qui s’achève dans une frénésie de beats puissants réunit tous les ingrédients de Ya Balad, troisième album galvanisant de la nouvelle étoile de la chanson pop arabe.

Zanaka

par Jain
Nombreuses sont celles qui, ces dernières années, se sont imposées sur la scène internationale en faisant voler en éclats les barrières entre les genres : on pense à St. Vincent, Ebony Bones ou, plus récemment, à Ibeyi ou Meg Remy de U.S. Girls. Jain est de cette trempe-là. A priori, une hybridation entre Lily Allen et Gorillaz, Salif Keita et les Specials. Dans le fond, l’affaire va beaucoup plus loin : Jain (prononcez “Jane”) a fait de l’infiniment libre et du DIY une philosophie de vie. Six bras déployés sur la pochette de Zanaka, son premier album : à 23 ans, cette jeune Française s’impose assez aisément en Shiva d’une pop décomplexée et transgenre, sans effets de manche ni esbroufe. (...) - Claire Stevens - lesinrocks.com

Novembre 2015

Cap Waller

par Bertrand Belin
Il s’agit déjà du cinquième album de Bertrand Belin, un artiste discret qui a bâti au fil des ans une oeuvre exigeante et originale, sans pour autant déchaîner les passions des médias. Aussi puissant soit-il, Cap Waller ne sera probablement pas davantage diffusé en radio que ses prédécesseurs, privant le grand public du verbe incisif et des mots à la résonnance multiple du chanteur originaire de Quiberon, ainsi que de son univers mêlant avec intelligence folk, rock, chanson et même funk par endroits. Comme le précédent, Parcs, paru en 2013, c’est à Sheffield que ce nouvel opus a été enregistré avec le concours de Shez Sheridan, acolyte émérite de Richard Hawley. La classe et l’élégance des arrangements assaillent immédiatement l’auditeur, même si la guitare aurait parfois mérité d’être plus mise en avant que la batterie. La voix grave et traînante impressionne par la clarté de sa diction dès le titre d’ouverture, « Que tu dis », transpercée de quelques fulgurances de guitare électrique. (...)Cap Weller, disque consistant et où la moindre note est pesée, est une nouvelle pépite dans le jardin luxuriant de Bertrand Belin. - music-story.com

Contrepoint

par Nicolas Godin
Huit oeuvres de musique classique Allemande du 18e siècle ont ainsi servi de point de départ et d'inspiration pour les compositions contemporaines, parfois futuristes de Nicolas Godin. Il fallait à tout prix éviter le piège d’une relecture de Bach avec des sons modernes. Nicolas Godin a donc eu envie de se réinventer et de créer une musique totalement originale en partant d’une grammaire classique. Celle du contrepoint que l’on peut comprendre comme une technique de composition suivant laquelle on développe simultanément plusieurs lignes mélodiques. Avec Glenn Gould, pour guide spirituel, qui joue le rôle d’éclaireur dans ce travail de transformation. Puisqu’il fallait un fervent admirateur de Bach et un grand ordonnateur du contrepoint pour l’aider à s’émanciper. Se libérer. Il peut ainsi partir d’un sample de la voix de Gould qui exprime la réalité du musicien qui peut parfois ressentir qu’il a atteint ses limites, qu’il peut être coincé, mais que la lumière n’est jamais loin. Ainsi tel un pointilliste, Nicolas Godin nous offre un disque lumineux.

Ici le jour (A tout enseveli)

par Feu! Chatterton
D'où sort Feu! Chatterton ? C'est la question que l'on est en droit de se poser à l'écoute des douze morceaux de ce premier album à la tonalité originale, hors des sentiers rebattus du rock ou de l'electro à la française, nourri de poésie lyrique, avec un rien de désuétude qui ajoute au charme d'Ici Le Jour (A Tout Enseveli). Si ce n'était les titres distillés à discrétion sur deux ans, comme autant d'indices à creuser pour remonter la filiation à des figures tutélaires du rock ou de la chanson, le quintette parisien apparaîtrait comme un fruit isolé, poussé seul au milieu de la plantation. Or, fait inédit, la surprise n'en est que renforcée à la découverte du catalogue intégral, malgré la présence de pièces déjà instruites comme « La Mort dans la pinède », « La Malinche » ou encore « Côte Concorde ». (...) - music-story.com

La voix lactée

par Oxmo Puccino
Oxmo Puccino est un observateur de son temps qui noue une relation fraternelle avec son public depuis 20 ans. 2 Disques d'or (L'Arme de Paix, Opéra Puccino), 2 Victoires de la Musique (L'Arme de Paix, Roi sans Carrosse) ont couronné cet artiste hors norme. Après une parenthèse enchantée "Au Pays d'Alice" aux côté d'Ibrahim Maalouf, Oxmo Puccino revient avec "La Voix Lactée" un nouvel album co-réalisé avec Renaud Letang (Feist, Liane La Havas, Gonzales...). Oxmo Puccino surprend à nouveau et revisite les codes du hip-hop. Il réussit le tour de force de renouveler son écriture, plus directe mais toujours emplie de poésie et d'humour. Tour à tour conteur, rappeur ou chanteur, l'icône du rap français n'a rien perdu de son flow et de sa plume aiguisée. Synthèse parfaite d'un artiste ayant exploré différents horizons musicaux et revenant à ses premières amours, on y retrouve la verve du Black Desperado, le côté obscur de l'agent spécial Jonxmoke, la puissance du Black Jack Brel. Le résultat : un album lumineux et direct, toujours musical, éternellement hip-hop. Entouré de ses musiciens magiciens, Oxmo Puccino nous partagera ces nouvelles mines de cristal et nous promet une tournée électrisante.

Scarifications

par Abd Al Malik
Il y a l’urgence et la pression sonore, le verbe et la morgue. Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas entendu Abd al Malik rapper avec cette hargne, et on n’a probablement jamais entendu Laurent Garnier coucher sur bande ce genre de 4/4. Si l’alliance du rap et de la techno étonne, cette collusion supersonique ne doit pourtant rien au hasard. Le rap et la techno sont nés à la même époque, dans les mêmes lieux, derrière les mêmes platines. (...) Ce sont ces émotions qui font de Scarifications un pavé vivant, ramonant les combles, tirant des leçons de ces méfaits dont on n’est jamais très fiers, où les violences tribales de William Golding croisent les lumières d’Edouard Glissant ou de Juliette Gréco, empruntant à la chanson française comme au rap underground, à la haute littérature comme au baratin des voyous. - Thomas Blondeau - lesinrocks.com

Stylus

par William Sheller
Après 7 ans d'absence discographie, William Sheller revient dans une configuration piano / quator à cordes pour nous présenter son nouvel album Stylus. Quarante ans de carrière, plus de vingt albums à son actif, des centaines de concerts et des titres aussi importants qu' Un homme heureux ou Le carnet à spirale, William Sheller est incontestablement un des plus grands auteurs compositeurs interprètes de la chanson française. Stylus, nouvel album à la fois fidèle à l'essence de sa musique et teinté d'une modernité pleine d'émotions. Youpylong, le premier extrait, est à découvrir dès à présent.

Octobre 2015

Broadchurch : Bande originale de la série télévisée.

par Olafur Arnalds
Retrouvez pour la première fois en CD la bande-originale de Broadchurch composée par l'Islandais Olafur Arnalds. Sa musique captivante fait partie intégrante de l'atmosphère si particulière de la série. Pour Olafur Arnalds, son univers musical et celui de Broadchurch sont connectés, partageant "un même sens fort de la mélancolie, mais toujours doublé d'une notion d'espoir et de bonté de l'humanité. Une certitude qu'à la fin, malgré tout, tout ira mieux".

For one to love

par Cecile Mclorin Salvant
Tout a été très vite pour la Franco-Américaine Cécile McLorin Salvant, à partir du moment où elle a été couronnée, à 20 ans, du prestigieux prix ­Thelonious-Monk, en 2010 : trois titres ­remarqués dans le projet Gouache, de Jacky Terrasson, et un album, Woman Child, qui lui a donné le statut de chanteuse la plus prometteuse en ce début de xxie siècle. Cette pure chanteuse de jazz a des dons de comédienne grâce auxquels elle transforme chaque chanson en une histoire. La réussite de For one to love est là : douze petites perles bien distinctes qui parlent d'amour en douze couleurs révélant chacune une facette originale de son talent. Fog ouvre sous la lueur sombre du blues de l'amour perdu. Growlin' Dan, que chantait Blanche Calloway, est une rauque protestation contre les négligences d'un rustre. Stepsisters' Lament raconte comment une adolescente espiègle se sent devant l'amour. Look at me révèle l'aurore d'une femme. Wives and lovers, célèbre chanson de Burt Bacharach dont Dionne Warwick fit un immense succès, met en garde contre les infidélités mâles. Avec une chanson à elle, déchirante, Left over, Cécile McLorin Salvant se met dans la peau d'une femme qui n'a que les restes d'un amour pour une autre. Le Mal de vivre fait un sort neuf à la chanson que chantait Barbara. Ce qui emporte l'adhésion, c'est bien cette voix aux chatoiements infinis, capable à chaque fois de donner une vraie personnalité à un texte. Le trio qui l'accompagne, avec l'excellent pianiste Aaron Diehl, contribue bellement à cette réussite artistique. - Michel Contat-telerama.fr

Human : Bande originale du film de Yann Arthus-Bertrand

par Armand Amar
Pendant 2 ans, l'équipe a parcouru 60 pays, fait plus de 2000 interviews en 63 langues pour aller à la rencontre des "Autres" et tourner des images aériennes témoignant de la beauté du monde. Les compositions d'Armand Amar, qui signe la musique du film, se sont imposées comme une évidence pour mettre en valeur la diversité et la richesse du propos de HUMAN. Chanteurs et musiciens du monde se sont unis pour créer un paysage musical d'un éclectisme bouleversant. "Pour HUMAN, mon idée était de construire une sorte de résonnance des interviews par un chant qui délivrerait la même émotion. J'avais envie que les choses s'ouvrent, que le coeur s'ouvre, que la tristesse s'ouvre, de ne pas avoir de retenue." Armand Amar

Juste avant la ruée

par Radio Elvis
Radio Elvis remet à plat les codes du rock et de la chanson française pour nous en livrer une vision moderne et onirique. Ce trio élégant et ambitieux aurait pu voir le jour à Londres aux côtés de King Krule ou dans le Bordeaux des années rock, mais c’est à Paris qu’il compose son premier EP «Juste Avant La Ruée». Les guitares amples et les sons synthétiques se mêlent aux textes du jeune chanteur pour nous dévoiler leurs voyages intérieurs.

Luys i luso

par Tigran Hamasyan
Il faut saluer encore une fois l'originalité de Tigran Hamasyan, prodigue pianiste de jazz capable d'enchaîner, disque après disque, gammes arméniennes nappées d'électro (Shadow Theater), martèlements jubilatoires empruntés au rock metal (Mockroot) et, aujourd'hui, chants d'église. Ni cordes, ni batterie pour cette retraversée de la musique sacrée arménienne, mais l'excellent choeur de chambre de l'Etat d'Erevan, qui ressuscite avec lui les hymnes fondateurs de saint Mesrop (362-440), les lamentations de Grigor Narekatsi ou encore les monodies de l'emblématique Komitas, prêtre du xixe siècle. Ces chants entièrement réarrangés semblent résonner dans une nef de cathédrale, comme noyés dans une réverb un peu mouillée. Ils composent ainsi une étrange nébuleuse liturgique, que viennent percer des voix d'anges, hautes et mélodieuses. Le piano de Tigran Hamasyan est étonnamment réservé, mais d'une fulgurante précision : ses métriques érudites font tout le sel du dialogue, au point que, souvent, on ne saurait du choeur ou de l'instrument lequel accompagne l'autre. Tendu de drame et de gravité, son rapport au sacré, mais aussi à son pays natal, laisse les coeurs transis de mélancolie. - Anne Berthod - telerama.fr

Nos histoires

par Grande Sophie (La)
La Grande Sophie aura donc attendu son 7ème album pour offrir ce qu’elle avait de plus beau. Dans un écrin sophistiqué constitué de textes intimistes et pudiques, mais transpirant de vécu comme rarement, elle sert une flopée de mélodies parfaitement ciselées et toujours magnifiquement arrangées. La classe folle des guitares, au son rock mais jamais exagéré, n’a ainsi d’égale que l’élégance d’un piano des plus chaleureux ou la profondeur et la discrétion d’une basse indispensable. Les compositions se suivent et ne se ressemblent pas, chacune étant habitée d’une ambiance particulière. (...) Moins sombre et plus ouvert que son précédent opus La Place du Fantôme, publié en 2012, qui avait raflé une Victoire de la musique, Nos Histoires porte admirablement son nom et est à ce jour le disque le plus généreux, authentique et personnel qu’ait proposé La Grande Sophie. - music-story.com

Stuff like that there

par Yo La Tengo
(...)"Stuff Like That There", un album qui répond à ce même principe de relecture. Devenu quatuor en réintégrant Dave Schramm à la guitare, Yo La Tengo aligne ainsi quatorze titres pris d’un peu partout et pourtant parfaitement homogènes dans leur nouvel habillage sonore - nulle guitare distordue ici, essentiellement de jolies ballades aux arrangements délicats. Piochant chez Hank Williams, The Parliaments, Darlene McCrea, The Lovin’ Spoonful, Great Plains ou The Cure, les héros discrets du New Jersey opèrent ainsi un beau travail de funambule, assaisonnant ces titres à leur sauce tout en leur rendant hommage, en ne leur volant jamais la vedette. Ainsi, si Friday I’m in Love ou I’m So Lonesome I Could Cry sonnent ici comme s’ils avaient toujours appartenu à Yo La Tengo, ces nouvelles versions rappellent aussi combien les chansons originales étaient fortiches, belles, émouvantes...Dans son propre catalogue, le groupe déracine All Your Secrets (de l’album Popular Songs), The Ballad of Red Buckets (de Electr-o-pura). A chaque fois, il opte pour une enveloppe musicale douce et sentimentale, d’où s’échappe cette fragilité indé - instrumentation en retrait, voix sur le fil - qui a souvent nourri nos chapitres préférés de l’histoire de la musique (de Lambchop à Belle And Sebastian...).Dans deux ans, Yo La Tengo aura l’âge du Christ. Ce "Stuff Like That There" alimente encore un peu plus notre foi : on croit toujours aussi fort à Yo La Tengo. - Johanna Seban - lesinrocks.com

Septembre 2015

Best of lounge 2015

par Divers

Currents

par Tame Impala
Dans « Apocalypse Dreams », sur Lonerism, le précédent album de Tame Impala, Kevin Parker chantait « Everything is changing and there’s nothing I can do ». Presque une prophétie quant à l’inéluctabilité du virage musical qu’il prendrait trois ans plus tard avec ce nouvel opus déroutant, Currents. Avec deux mois de retard, la tête pensante perfectionniste du groupe de rock psychédélique australien, seul à la barre de ce nouvel opus, entièrement conçu chez lui, à Perth, livre enfin ce troisième album tant attendu. Histoire d’aller au bout de ce processus solitaire, il est même allé jusqu’à mixer lui-même les morceaux. Et là, surprise : Innerspeaker, paru en 2010, était un album de rock néo-psychédélique, là où Lonerism, deux ans plus tard, intégrait davantage d’éléments pop, avec notamment une place plus importante laissée aux claviers et un tube imparable (« Elephant »). Mais Currents est à l’évidence en rupture avec les deux premiers opus, oscillant toujours entre pop et electro, voire funk et disco par endroits. (...) On pourrait croire à un disque relativement inégal, mais que l’on ne se méprenne pas : s’il est indubitablement surprenant, voire déroutant, Currents est surtout une collection enthousiasmante de chansons très abouties conçues par un ermite totalement imprévisible. - Olivier Roubin - music-story.com

Gary Peacock Trio - now this

par Gary Peacock
C'est un trio inédit qui voit le jour sur Now This, réunissant le bassiste et leader du projet Gary Peacock, le compositeur et pianiste Marc Copland, six ans après leur collaboration discrète sur Indsight (2009) et une récente tournée, et le batteur Joey Baron. Ce dernier compagnon de route de John Zorn et de Bill Frisell, et accompagnateur patenté de David Bowie, Laurie Anderson ou Enrico Pieranunzi, est souvent mis à contribution pour la touche avant-garde qu'il apporte avec ses fûts. (...) L'enregistrement, qui s'est tenu au Rainbow Studio d'Oslo à l'été 2014, revient donc également sur quatre compositions de Gary Peacock, qui ne se lassent pas d'être réécoutées. Remises à l'ambiance du moment, « Vignette », « Moor », « Requiem » et « Gaya » bénéficient de cette nouvelle lecture claire et nuancée, où le sens du détail prime. Il en est de même pour la reprise de Scott LaFaro, « Gloria's Step ». L'héritier Gary Peacock, qui fête ses 80 ans avec cette sortie, n'a pas oublié le passage de témoin effectué par Bill Evans après la disparition soudaine de son contrebassiste, dans un accident d'automobile en 1961, alors qu'il venait de créer la composition. - Loïc Picaud - .music-story.com

La cour des grands

par Bigflo Et Oli
A en croire l’engouement qui a accompagné la sortie de leur EP « Le Trac » en 2014, le renouveau du rap passe par ces deux jeunes MC, Bigflo et Oli, alias Florian et Olivio, respectivement âgés de 22 et 18 ans. Ces « petits frères » toulousains font la différence par la sincérité de leur propos et le contrepied assumé au lissage par le bas du vocabulaire et des thèmes développés dans la frange commerciale du hip-hop français. La sainte trinité grosses cylindrées, argent et filles faciles. (...)En retour à ces banderilles bien senties, les deux rappeurs anticipent les critiques de leurs aînés, pratiquant l’autodérision à longueur de rimes à l’instar de « Je suis aussi bon avec les filles qu’un manchot aux fléchettes » (« C’est qui ces deux-là »). Bigflo et Oli sont en équilibre constant entre cet humour corrosif et des sujets beaucoup plus sombres : la mort et le cancer dans « J’attends la vague », des faits divers récents comme « Le Bijoutier », un accident de voiture dans « Marco » ou même l’avortement au détour du « Cordon ». Et, à l’instar de cette dernière, ils ont l’intelligence de le faire en adoptant des points de vue originaux, comme celui de l’enfant non désiré, puis celui de la mère, sans jamais condamner ou verser dans le pathos. Pour ne rien gâcher, Bigflo et Oli affichent une solide connaissance musicale, intégrant des instruments organiques qu’ils pratiquent comme la trompette, qui se taille une place de choix sur « C’est pas du rap » et « Le Philosophe sans barbe ». - Romuald Ollivier - music-story.com

Les années américaines

par Véronique Sanson
Puisés dans ses « années américaines », entre 1973 et 1981, la vingtaine de titres choisis dessinent un impressionnant florilège. Plus qu'une collection de tubes, un peu de l'histoire musicale francophone : Alia Souza, On m'attend là bas, Celui qui n'essaie pas (ne se trompe qu'une seule fois), Bernard's song (il est de nulle part), Je suis la seule, Féminin, Tu sais que je t'aime bien... Sans compter les monuments Le Maudit, Il a tout ce que j'aime ou Monsieur Dupont. A les ré-entendre ainsi enchaînés, on réalise même à quel point l'artiste a réinventé la chanson francophone dans les années 70, lui insufflant un swing cuivré et électrique qu'elle ne connaissait pas. L'apport artistique est vertigineux.

Sauvage EP

par Fakear
Diplômé en musicologie originaire de Caen, Théo alias Fakear se fait connaître par l'EP Morning in Japan publié en 2013, suivi de Dark Lands et des sept titres de Sauvage en 2014. L'univers electro de ce lauréat du Prix du public ADAMI/Deezer associe la programmation aux samples et rythmiques trip-hop.

Juillet 2015

Wagner - le vaisseau fantôme

par Richard Wagner
Der Fliegende Holländer, en français, Le Vaisseau fantôme, est un opéra allemand de Richard Wagner, créé en 1843. Quatrième opéra de Richard Wagner, il marque encore une transition entre le style dominant de l'opéra de la première moitié du XIXe siècle et la révolution formelle à laquelle aspirait le compositeur; on y retrouve cependant déjà certains des grands thèmes de l'univers wagnérien, l'errance, l'arrivée d'un personnage inconnu, le sacrifice, la rédemption par l'amour. L'opéra fut créé le 2 janvier 1843 à Dresde. En 1860, Wagner révisera partiellement la partition, notamment le finale, afin d'insister sur l'idée de rédemption. Il dure environ deux heures quinze, sans interruption.

Akö

par Blick Bassy
Avec ce troisième album, Blick Bassy bascule dans une autre ­dimension, quelque part du côté du Mississippi, hantée par le fantôme de Skip James. De ce bluesman, disparu en 1969, le songwriter camerounais, métamorphosé, adopte la modernité dépouillée et l'émouvant falsetto. On reconnaît, dans ces ballades intimistes aux mélodies somptueuses, la patte No Format : un mélange très organique de minimalisme et d'élégance, à la fois ancré dans la tradition (africaine, du Delta) et sublimé par un ­halo classique. Avec, pour épouser ses complaintes graciles et sa langue si musicale, le picking du violoncelle, qui fait écho à celui du défunt guitariste, et les samples de Nicolas Repac. Le son est soigné et l'album, parfaitement construit. Le disque s'ouvre ainsi sur les rêveries oniriques d'Aké et se ferme sur les climats délicatement dramatiques de Ndjèl. Entre ces titres à l'épure envoûtante, on navigue entre swing New Orleans, rhythm'n'blues et berceuse murmurante. L'harmonica s'étire, le banjo cultive une douceur plus roots et le trombone soupire, tendre à fendre le coeur. - Anne Berthod - Telerama n° 3404

Dee Dee's feathers

par Dee Dee Bridgewater
Bigre, quand Mrs Bridgewater, prénommée Dee Dee (pour Denise Eileen, née Garrett), retourne au jazz, elle ne fait pas les choses à moitié. D'abord un orchestre, le flambant neuf New Orleans Jazz Orchestra, créé pour faire le pendant, au sud, du Lincoln Center Jazz Orchestra. Ensuite un soliste, le trompettiste Irvin Mayfield, patron dudit orchestre, version exubérante de Wynton Marsalis, sorte de Roy Eldridge moderne, bourré de la même énergie. Enfin le répertoire, une vraie party néo-­orléanaise pour fêter le renouveau de la ville dix ans après Katrina. Elle commence par la chanson One fine thing, écrite par Harry Connick Jr, un enfant du pays. Poursuit par le What a wonderful world, une merveille de confiance en la vie. La fête atteint au torride avec Big Chief, joyeux comme un brass band de Tremé. Mais on attendait Dee Dee sur Saint James Infirmary. Elle chante cet air en équilibre exact entre le chagrin et la joie d'aimer. New Orleans, autre chanson immortelle, écrite par Hoagy Carmichael, nous en donne à jamais la nostalgie. Aussi­tôt guérie par la célébration, toutes plumes dehors, du mardi gras avec Dee Dee's Feathers et Treme Song (générique de la fameuse série). Ellington ne manque pas à l'appel avec Come sunday, et la fête danse lentement C'est ici que je t'aime. Dee Dee n'a jamais chanté avec autant de flamme et de sens du jeu, cette fois maîtrisé. Welcome back, Mrs Bridgewater. - Michel Contat - telerama.fr

Edge of the sun

par Calexico
Les chansons de Calexico sont des récits de la frontière tenue par les terribles comanches, une photo des mesas désolées du Nouveau-Mexique, un tourbillon de poussière venu du Texas, une country poétique aux images fortes. Un univers où la voix toujours admirablement voilée de Joey Burns fait merveille autant qu'un bon coup de whiskey. Calexico pousse le vice jusqu'à rallier d'un coup d'aile musicale la Jamaïque pour imposer un petit skank reggae à « Moon Never Rises ». Une légère incartade dans un monde partagé entre ballades country rock habitées (« Bullets & Rocks ») et embuscades mariachis (« Coyoacan »). Edge of the Sun renoue surtout avec cette « lumière noire » chère à Calexico, expert en clair-obscur et en contrastes violents. De plus en plus apprécié du public certainement en raison de la rectitude de sa démarche, Calexico est l'objet d'un culte qu'Edge of the Sun ne peut qu'amplifier. - François Alvarez - .music-story.com

Euraoundzeweurld

par Merlot
Ce disque se présente comme un manuel de géographie mondiale de 40 pages alternatif et un peu barré. 18 chansons ayant pour thème la Chine, le Bangladesh, le quartier d'à-côté... et même le Liechtenstein, nous parlent de la pluie et du vent de Sibérie, des dictateurs de pacotille et même d'un certain pépé espagnol (olé). Comme un carnet de voyage d'une après-midi de balade dans son quartier, Merlot nous embarque dans un tour de son monde. Ici tout le monde vient de quelque part et à une histoire à raconter. Au cours de son épopée, se mêlant de tout, en petit prof de géographie improvisé et souvent maladroit, Merlot nous parle aussi bien de ses amis, de sa famille, de ses voisins que de politique, de météo, de ses rêves et cauchemars, de ses amours, de cuisine. À la recherche de nouveaux voyages, Merlot, se promenant dans son quartier, rencontre le monde et se construit son propre planisphère. Les pays et leurs noms étranges évoquent des images concrètes, rêvées, fantasmées ou complétement décalées. Par des paroles amusantes, franchement drôles, plus poétiques ou juste jolies, Merlot, un peu clown, un peu rêveur, un peu savant-fou nous décrit un quartier riche de métissage, d'amitiés, de découvertes. Merlot s'amuse du vocabulaire géographique avec une désinvolture pour le moins désarmante. À la façon d'un Boby Lapointe qui aurait rencontré Manu Chao, il relève chacun de ses petits plats musicaux d'un soupçon d'ironie à laquelle petits et grands ne sauraient rester insensibles. A partir de 6 ans

Feu

par Nekfeu
Bourrasque de fraîcheur sur le rap français après le brûlot de Bigflo & Oli, paru peu avant, un autre jeune rappeur, Nekfeu, fait parler de lui et affiche la ferme intention de bousculer les codes du genre. Si le grand public le découvre à la faveur ce premier disque solo baptisé Feu, comme pour marquer le départ d’une longue course de fond, l’artiste de seulement vingt-cinq ans oeuvre depuis une dizaine d’années dans le circuit, est à la tête de son propre label, Seine Zoo et a multiplié les collaborations, entre L’Entourage, le 5 majeur et le S-Crew. Mais c’est au sein de 1995 que le rappeur a affûté son verbe et son flow sans pareil et a préparé son envol. (...)Sur cette base s’inspirant du savoir-faire de la vieille école, Nekfeu produit un hip-hop à textes qu’on aime à appeler « conscient ». Mais il se garde bien de tomber dans un discours moralisateur ou une analyse sociétale. Se nourrissant de son quotidien, sans avoir peur de verser dans les banalités, il cisèle des textes riches, joue avec la langue, les mots, travaille la forme pour servir le fond. En cela, l’héritage des parrains IAM ou Mc Solaar n’est jamais très loin. (...)Autre preuve de son caractère iconoclaste, Nekfeu n’a pas hésité à franchir les frontières du hip-hop le temps d’une collaboration sur « Reuf », avec son ami Ed Sheeran, qui dynamite actuellement la pop avec son astucieux mariage entre le hip-hop et le folk. Nekfeu, le pyromane des mots, est fait de ce bois-là, inclassable et incassable. - Romuald Ollivier - music-story.com

Mad Max fury road : Bande originale du film de George Miller

par Tom Holkenborg
Derrière les morceaux bien souvent explosifs du film, qui participent d’ailleurs fortement à son niveau d’épique global, on retrouve l’artiste Junkie XL. Tom Holkenborg de son vrai nom, est un musicien néerlandais qui a produit plusieurs albums studio, mais aussi de nombreuses bandes originales de films.

Mandarine

par Innocents (Les)
Nous sommes en 2000 lorsque Les Innocents, avec quatre albums et pléthore de tubes au compteur, parmi lesquels les inusables « L’autre Finistère », « Colore » ou encore « Un homme extraordinaire », décident de tirer le voile sur leur aventure commune. JP Nataf se consacre à une carrière solo tandis que Jean-Christophe Urbain décide d’écrire pour d’autres artistes. Pendant presque trois ans, le temps que de l’eau coule sous les ponts d’une séparation acrimonieuse, les deux hommes ne se croiseront plus. Mais lors de la préparation d’un best of, ils se retrouvent et apprennent à apprivoiser leurs rancoeurs, à se (re)découvrir.(...)Du solo rock désarticulé de « J’ai couru » au road-movie léger et aérien de « Erretegia », en passant par la chanson-ovni « Floués du banjo », le plaisir de retrouver ces esthètes de la mélodie ciselée n’est jamais pris en défaut, si ce n’est peut-être sur les nappes synthétiques datées de « Petite voix ». Trop peu, on l’aura compris, pour décourager des fans sevrés depuis si longtemps. - Olivier Roubin -music-story.com

Musique pour les feux d'artifices royaux

par Georg Friedrich Haendel
Réalisé en 1993, cet opus Astrée, qui regroupe les deux grandes fresques orchestrales de Haendel (Water Music, Music for the Royal Fireworks), se distingue par son équilibre expressif, exprimant à la fois la saine et rafraîchissante vigueur des pages les plus flamboyantes, comme l'intensité expressive des pages plus lentes. L'orchestre miroite de couleurs, et de subtilités.

Opening

par Superpoze
Il y a ceux qui ont l’esprit de synthèse et ceux qui ont l’esprit de création. Les premiers n’auraient pas hésité une seconde à (re)mettre les succès de leurs précédents EP dans leur premier album, histoire de marcher sur des sentiers plus ou moins rassurants. Heureusement, Gabriel alias Superpoze fait partie de cette deuxième catégorie d’artistes, ceux qui ont l’esprit de création, et ne s’est pas contenté de recracher bêtement les formules exotiques de From The Cold ou de Jaguar pour concevoir Opening, son tout premier album. Le jeune Caennais a su se réinventer, soit une certaine forme de prouesse à notre époque, en allant pêcher davantage du côté d’influences post-krautrockiennes. Le changement est radical mais subtilement beau, à l’image de ces huit pistes aux épopées dûment galvaudées: on traverse toutes sortes de paysages, des plus froids aux plus ensoleillés, et peut-être même qu’on traverse la planète entière, comme ça, sans vraiment s’en apercevoir. On pense à Saycet, à Rone, à tous ces gentils trublions encore capables de nous faire rêver en créant de véritables contes modernes. Et de nous faire voyager sans décoller le cul de sa chaise, avec notre casque en guise de seule carte d’embarquement. - Benjamin Cerulli - tsugi.fr

Juin 2015

Afrodeezia

par Marcus Miller
Promu ambassadeur de l'UNESCO pour la paix et la promotion artistique dans le monde, Marcus Miller s'est senti investi d'une mission pas seulement symbolique, mais de haute importance pour le développement du geste musical et la création. C'est dans le cadre de l'opération « La route de l'esclave » que s'inscrit le projet Afrodeezia, qui embarque pour un tour des racines du jazz, depuis l'Afrique nourricière de ses rythmes à La Nouvelle-Orléans et Paris, en passant par les Caraïbes et Sao Paulo, en compagnie de musiciens aux origines diverses.Trois ans après le splendide Renaissance (2012), le bassiste fraîchement recruté par le label Blue Note inaugure son périple par un morceau emblématique intitulé « Hylife », duquel découle la pulsion ternaire, au motif basique, qui irradie les partitions de chaque intervenant, de la guitare au saxophone. Au centre du recueil, la basse slappée du protégé de Miles Davis donne l'impulsion au jazz africain coulant dans les veines de « B's River » et de la ballade teintée de gospel « Preacher's Kid (Song for William H) », dédiée à son père et chantée par la Sénégalaise Julia Sarr. (...)- Loïc Picaud - music-story.com.

Chef : Bande originale du film de Jon Favreau

par Divers
Une B.O. décoiffante, à la Tarantino, allant de la salsa au rock en passant par le hip-hop et le reggae. La bande son du film, compilée par Mathieu Schreyer souligne parfaitement le côté road trip du film. Chaque ville possède son identité culinaire et musicale : - Miami et sa sauce salsa (Que Se Sepa, Homenaje A Beny More), - New Orleans et son inévitable groove de fanfare (Bustin Loose, Sexual Healing), - Austin et son "Texas blues" (Gary Clark Jr.), et enfin Los Angeles et son buffet hip-hop (C.R.E.A.M, West Coast Poplock).

La maison haute

par Bastien Lallemant
Originaire de Dijon, l'auteur, compositeur et interprète Bastien Lallemant déclame sa poésie avec sa voix grave et son chant nonchalant. Découvert en 2003 avec "Les Premiers Instants" il avait poursuivi brillamment sa fresque avec "Les érotiques" (2005) et Le verger (2010). Depuis Bastien Lallemant propose aux quatre coins de la France et à l’étranger une expérience singulière : la sieste musicale. Moments d’autant plus riches qu'avec ses complices d'abandon dans l'obscurité il a testé en live ce formidable recueil de nouvelles chantées qu'est "La Maison Haute". C'est donc fort logiquement que Bastien Bastien Lallemant a réuni ce même petit monde en studio : JP Nataf et Seb Martel (les « réalisateurs »), Maëva Le Berre, Jean Thevenin, Pascal Colomb, Pierre-Olivier Fernandez, mais aussi Albin de la Simone, Maissiat, Françoiz Breut, Katel, Diane Sorel, les Innocents... Sans oublier Charles Berberian pour « dessiner » l’enregistrement et illustrer le journal de création. Douze chansons intimes et récits ciselés autour de l'amour et du désamour, dont la richesse des arrangements n'a d'égal que la sobriété et l'élégance de l'interprétation. - .fipradio.fr

Past present future

par Dafuniks
Trois ans après un premier opus, Dafuniks est de retour avec l'album "Past Present Future...", un nouvel hymne joyeux à la fusion entre samples brillants et groove acoustique sensuel, entre breakbeats ravageurs et voix soul et hip hop. Une nouvelle collection exaltante de titres auxquels participent Afrika Baby Bam membre du mythique groupe américain Jungle Brothers, les bouillonnants ASM , le soul man Elias (voix historique du groupe), l’élégant rapper Mattic, la diva Danoise Barbara Moleko, et le nouveau rookie, Blacc El.

Pilates music for body in motion

par Fly
Fly a créé la musique parfaite pour les exercices de Pilates. Relaxante et stimulante, les douces sonorités incite les mouvement doux et fluides. Les compositions sont orientées de manière à permettre un entraînement motivant sous grande concentration. Tous les morceaux se situent dans le domaine du " Downbeat " et sont un soutien pour une respiration profonde et contrôlée. C'est pourquoi le fans de FLY apprécient son easy listening comme une bienfaisante musique de détente.

Rock les mômes

par Captain Parade
Armé de sa basse et de sa voix éraillée, Captain Parade n'a qu'une obsession : jouer avec ses potes, Charlie 1000 Watts à la guitare et Mamat à la batterie. Avec lui pas de chichis et une seule devise " La Rock n roll attitude " !!!!! Il n'a qu'un but, partager sa passion avec les gamins et leur transmettre les secrets du parfait petit rockeur. Tout y passe, les solos infernaux, les refrains chantés à tue tête, les chorégraphies cosmiques, les rythmiques groovy qui font bouger les guiboles, les comptines boostées en décibels, sans oublier les ritournelles en Anglais. A coup de compositions originales, drôles, efficaces et de jeux musicaux, les trois copains envoient un show rock and roll et vitaminé pour les enfants de 5 à 115 ans.

Sonic soul surfer

par Steve Seasick
Enregistré dans sa ferme en Norvège, le septième album de Seasick Steve évoque pourtant les plages de Californie. À voir le véhicule break photographié sur la pochette de Sonic Soul Surfer, il s'agit de la Californie des années 1950 et 1960, lorsque le surf représentait un mode de vie alternatif autant qu'un passe-temps pour beaux gosses bronzés. Capté dans des conditions pratiquement live, Sonic Soul Surfer ressemble plus à une jam improvisée autour d'un feu de camp, le soir au bord de la mer, qu'à un produit de l'industrie musicale de 2015.(...) Avec son allure de survivant, Seasick Steve est l'un des plus grands bluesmen contemporains. Il est impossible d'en douter après avoir écouté le pur joyau de blues qu'est Sonic Soul Surfer, où électricité et caisses de résonance font un si bon ménage. - François Alvarez - music-story.com

Soul power

par Curtis Harding
Il faut avoir le sens de la mission ou une âme de crâneur (ou les deux) pour baptiser son premier album Soul Power en 2015. Mais rien ne semble pouvoir intimider Curtis Harding, jeune Black du Michigan qui a grandi sur les routes d'Amérique, dans le sillage d'une mère affairée à la propagation des transes des évangélistes, et qui joue de la Stratocaster comme s'il voulait ranimer la flamme de Buddy Guy et des guitaristes de blues qui ont électrisé les quartiers sud de Chicago. Le pedigree soul, Curtis Harding l'a décroché avec l'ardeur rituelle sur les bancs de la chorale, et il se sent prêt à défendre, sur tous les terrains, sa part de l'héritage de Sam Cooke et de James Brown (« La soul, dit-il, n'est ni un feeling, ni un son, ni un mouvement, c'est une connexion. ») Pour ne rien gâcher dans l'apparition de cette étoile filante, le feu sacré et l'ambition dévorante sont mis en scène par Hedi Slimane, créateur en chef chez Saint Laurent, qui photographie le beau Curtis torse nu et cigarette au bec, dans un ténébreux noir et blanc. Ces affinités mode pourraient rebuter, mais Slimane est connu pour sa passion du rock'n'roll, et c'est sur ce versant que Curtis Harding nous emporte. Sa soul rétro est plus frénétique qu'extatique, montée sur un rythme bouillonnant et traversée de gimmicks aussi simples que jouissifs. Quelques grandes chansons déjà (Next Time, Freedom...), de la gueule, et de l'élan. Beaucoup d'élan. - Laurent Rigoulet - Telerama n° 3397

Sound & color

par Alabama Shakes
Confronté à l'angoisse de la page nécessairement blanche du deuxième album, Alabama Shakes n'a pas tremblé. Un deuxième disque qui éclaire traditionnellement sur les possibilités à long terme d'un artiste et détermine en partie la suite de sa carrière. Il semble cependant que chez Alabama Shakes, il faille parler d'une évolution logique plutôt que de savants calculs pour tirer des plans sur la comète. Sur Boys & Girls (2012), Alabama Shakes faisait étalage de ses racines, sur le présent disque il en donne sa vision contemporaine. Americana et soul rock sudiste se retrouvent projetés sur Sound & Color dans un début de XXIème siècle plus friand d'electro et de R&B que de gospel et de blues. Qu'à celà ne tienne, Alabama Shakes prend le bison par les cornes et propose une lecture très actuelle de ces genres américains traditionnels. Il n'est cependant pas certain que tous les rednecks s'y retrouvent, Alabama Shakes ayant une façon bien particulière de transcender les genres. (...) Boys & Girls soulevait l'enthousiasme, Sound & Color fait naître l'admiration. Deux sentiments qui résument bien le début de parcours plus qu'exemplaire d'un nouveau grand du rock alternatif américain. - François Alvarez - music-story.com

Stereo 7

par Scratch Bandits Crew
Forts de leurs singularités créatrices, les Scratch Bandits revisitent aujourd’hui leurs fondamentaux dans un retour aux sources bodybuildé, où samples seventies, beats Hip-Hop, basses Electro et instrumentations Jazz s’entrechoquent dans une signature musicale unique. "Stéréo 7" est le nom du nouvel album du crew lyonnais, pour lequel il a fait escale en Europe, Amérique et en Asie. Des créations spontanées et empruntes de l’énergie du live, nourries par des échanges culturels sans cesse renouvelés, des activistes Hip-Hop taïwanais aux improbables disquaires indiens. Un Hip-Hop mutant, sensible et sur-vitaminé, appuyé par la présence inédite dans leur discographie de MC’s internationaux : Gavlyn, Blitz the Ambassador ou encore A State Of Mind.

VIDALA

par Vidala
Vidala tire son nom d’une forme musicale poétique issue du folklore argentin qui parle des grands espaces andins, de l’intime et de la solitude des êtres qui les occupent. Album éponyme, Vidala revisite les chansons d’Atahualpa Yupanqui, Violeta Parra, Víctor Jara, Daniel Viglietti et autres Mercedes Sosa, immenses figures chiliennes, argentines et uruguayennes de la chanson contestataire « Nueva Canción » des années 70/80 et du renouveau du folklore latino-américain. Autant de voix de poètes qui nous mènent à découvrir la beauté aride des paysages solitaires peuplées des vidalas de Julio Santos Espinosa ou Atahualpa Yupanqui mais surtout à dévoiler les vies souvent rudes et précaires des indiens, des mineurs, des ouvriers, des paysans sans oublier les anciens esclaves noirs d’Amérique latine. Car derrière la finesse de ce répertoire, la critique sociale n’est jamais bien loin...Chacarera, milonga, tango, boléro, zamba, danza criolla, canción india sont autant de danses ou d’airs que les musiciens de VIDALA revisitent avec leur sensibilité.

Mai 2015

Coming forth by day

par Cassandra Wilson
La chanteuse de jazz la plus imprévisible et surprenante de son temps, dont chaque interprétation est une recréation en soi, revient à son genre de prédilection, celui des reprises. Pas n'importe lesquelles puisqu'il s'agit de marquer le centième anniversaire de la naissance de Billie Holiday (1915-1959), voix emblématique du siècle de jazz s'il en est.(...)Loin d'adresser un remerciement passéiste, Cassandra Wilson fait de chaque morceau un moment de grâce et d'inspiration. - Loïc Picaud - music-story.com

Homeland

par Hindi Zahra
Hindi Zahra possède cette capacité rare d'amalgamer des influences différentes pour donner naissance à un magma personnel impossible à nommer avec certitude. Composé au Maroc avec le monde entier en tête, l'album Homeland est principalement une rencontre entre l'Afrique, le Moyen-Orient et l'Amérique latine. Trois mondes très liés par l'histoire, ce que n'ignore pas la Berbère Zahra Hindi. Pour lier ces différents ingrédients, Hindi Zahra fait preuve de modernisme et utilise sans retenue les possibilités de l'electro. (...)Le foyer, le Homeland d'Hindi Zahra, n'est pas un lieu fixe. C'est un monde en perpétuel mouvement où le présent ramène au passé dans un intense jeu de flipper spatio-temporel. La fusion totale prônée par Hindi Zahra n'est pas sans rappeler celle opérée par Natacha Atlas : un univers tellement vaste que deux divas ne sont pas de trop. - François Alvarez - .music-story.com

Interstellar : Bande originale du film de Christopher Nolan

par Hans Zimmer
C'était un challenge difficile pour Hans Zimmer que de mettre en musique l'aventure spatiale démesurée d'Interstellar, forcément conscient qu'il était de devoir éviter des météorites comme les bandes originales de 2001, Odysée de l'espace ou Gravity. De telles références lui donnaient peu l'occasion de faire briller sa musique face aux images, sans risque de trop évoquer les réussites absolues précitées. Trop malin pour tomber dans les rets ainsi tendus, Hans zimmer s'en tire avec sobriété et élégance. Pas d'effets sonores colossaux comme dans Gravity, ni de mélange psychédélico-classique cher au film de Stanley Kubrick, mais seulement un score tiré à quatre épingles, au point d'en être un peu terne. La marge était étroite et Hans Zimmer s'est faufilé par un trou micro-cosmique pour orchestrer une bande originale qui tienne son rang. Les mélodies sont souvent douces comme sur « Cornfield Chase » ou « A Place Among the Stars » et créent un décalage avec des images beaucoup moins contemplatives. Par certains côtés, Hans Zimmer a presque composé un disque d'ambient orchestral. (...) - François Alvarez - Music Story

Les symphonies subaquatiques : un conte musical pour protéger les océans

par Valérie Bour
Plongez à la découverte des merveilles des océans et de l'effroyable 6ème continent avec Adrien, petit garçon curieux et audacieux. Sous l'eau, il rencontre des personnages hauts en couleur qui vont l'accompagner en musique jusqu'à Phoebus le dauphin, gardien des Symphonies Subaquatiques. Ces musiques magiques permettront de reconnecter le monde humain aux océans. Le CD et le livre se complètent à merveille, mariant une narration ponctuée de chansons et des illustrations telles des décors de théâtre. Avec les voix de Dominique A, Sophie Bernado, Laure Calamy, Jacques Gamblin, Marianne James, Agnès Jaoui, Kent et Simon Teglas. A partir de 4 ans.

Short movie

par Laura Marling
On avait laissé la petite surdouée du renouveau folk anglais sur un remarquable mais épuisant (par sa longueur et son propos sombre) Once I was an eagle. La revoici, deux ans après, avec un cinquième album aussi surprenant que brillant. A 25 ans, Laura Marling y opère magistralement un périlleux passage à l'électrique qui confirme l'impressionnante maîtrise dont elle fait preuve depuis ses 16 ans. Loin de la banaliser - comme c'est souvent le cas - ou de masquer par le bruit une panne d'inspiration, l'électricité sur certains titres - sans excès, rassurez-vous - témoigne chez la chanteuse d'une énergie et d'une inspiration renouvelées. En treize chansons qui rappellent par leurs interrogations la PJ Harvey de Stories from the city, Short Movie expose les tourments d'une jeune femme tiraillée entre vertiges de la solitude et aspiration à une relation où appartenir à l'autre ne signifierait pas être dominée. Une confusion des sentiments qui n'exclut en rien la cohérence et la cohésion musicale des chansons. Marling, émancipée vocalement, passe de la délicatesse d'un Nick Drake au féminin (le magnifique Warrior d'ouverture) au bagout mélodique d'une Chrissie Hynde (les plus enlevés False Hope, Gurdjieff's Daughter, Don't let me bring you down), glissant dans la peau de personnages divers pour mieux démêler les élans contradictoires du coeur. Quant aux chansons plus acoustiques, elles gagnent, par contraste, en relief tout au long d'un album sur lequel Marling s'impose comme une artiste majeure. - Hugo Cassavetti - Telerama n° 3402

Une

par Luciole
Capitaine de navire, Luciole est à la barre de son nouvel album, Une, produit par ses soins. Elle parle de la construction de soi, de se chercher tout en s'appuyant sur ce qui nous entoure (les personnes, les décors, les sensations...), comment puiser au fond et à l'extérieur de nous pour avancer, grandir. Etre toujours en chantier, progresser, évoluer petit à petit, c'est ce que Luciole défend, décrit, c'est son phare dans la nuit. Les textes effleurent les opposés : l'enfance et l'âge adulte, l'ombre et la lumière, le froid et le chaud, l'immobilité et le mouvement. La musique se fait plus dense, prend ses aises, de l'ampleur. La voix quant à elle, murmure des histoires du bout des lèvres ou sort pleine d'assurance. Entre force et tendresse, Luciole aime décidément les contrastes et chante, conte, oscille entre poésie et modernité. Douze chansons, de l'encre sur le papier, pour une traversée tout en sensibilité. Ecriture délicate, portée par une voix limpide et lumineuse, bateau gracile sur un océan impétueux, la chanteuse a bravé les tempêtes et mené son embarcation à bon port.

Avril 2015

Apiafo

par Vaudou Game
Installé depuis dix ans à Lyon, le musicien Peter Solo s’est lancé récemment dans l’aventure Vaudou Game. Une sorte de révélation sur le tard pour ce musicien de quarante ans, passé par les circuits world plus classiques jusqu’alors. Un retour aux sources de l’afro-funk qui a bercé son enfance togolaise, entre une mère pratiquante vaudou, et un père commissaire central à Lomé. C’était les années 70, la grande époque de l’orchestre poly-rythmo de Cotonou, venu du Bénin voisin. Celle de son oncle également Roger Damawuzan, qu’il a invité sur deux titre de son nouvel album, dont Pas Contente, qui rythme déjà nos futures Trans. - telerama.fr

Carrie & Lowell

par Sufjan Stevens
En 2010, le natif de Détroit livrait un long exercice célébré de folk électronique baroque, The Age of Adz, devenu son plus grand succès commercial. À rebours, ou en réaction comme semble se lire le parcours de l'auteur-compositeur, Carrie & Lowell s'érige en autoproduction minimaliste et lo-fi. Travaillé à la maison de manière artisanale, à l'aide de quelques guitares, d'un vieux piano et d'un synthé basique, ce recueil est dédié à Carrie, la mère de Sufjan Stevens décédée en 2012, et au beau-père du chanteur.(...)Sa mère atteinte de troubles mentaux, qu'il a peu connue, et son beau-père encore présent à ses côtés, sont bien sûr au coeur de « Carrie & Lowell », où guitare et banjo, fortement intriqués, sont happés par une ligne de synthé surnaturelle et grésillante. L'équilibre fragile qui relie les textes touchants et la musicalité profonde hisse l'ensemble vers le sommet du genre. - Loïc Picaud - .music-story.com

Chienne de vie

par Zoufris Maracas
Chienne de Vie, le dernier album de Zoufris Maracas investit enfin les bacs de France. Une musique ensoleillée et engagée, un esprit bucolique et déjanté, un appel à profiter de la vie sans prise de tete, voici la Chienne de Vie décrite par Zoufris Maracas. Le groupe sétois, révélé par La Rue Ketanou distribue une grosse dose de fraîcheur et de bonne humeur. Bonne écoute !

Connesson - cosmic trilogy - the shining one

par Guillaume Connesson
On est loin des pensums stériles auxquels l'avant-garde nous a habitués ! Au contraire, la brillante Cosmic Trilogy sonne comme du John Williams revu par Maurice Ravel. D'une virtuosité grisante, cette musique évoque tour à tour le big bang, les scintillements et la mort des étoiles. - Bertrand Dermoncourt - L'Express - 20/01/2010

From darkness

par Avishai Cohen
"Contrebassiste adulé et compositeur hors pair, Avishai Cohen signe son grand retour à sa formation fétiche : le trio acoustique, avec les doigts d'or de Nital Hershkovits et l'irrésistible Daniel Dor. Avec "From Darkness", Avishai Cohen revient donc au coeur même de ce qui articule son langage et sa pratique de musicien. Mais comme toujours avec lui, ce qui semble relever d'un retour aux fondamentaux porte surtout la promesse d'un départ : si le compositeur et contrebassiste israélien ressaisit le bagage de l'expérience, c'est pour mieux prendre le large et partir à la conquête de terres vierges. "

Ibeyi

par Ibeyi
Ibeyi sont deux soeurs jumelles nées d'un père d'originine cubaine, le célèbre percussionniste Anga Diaz (Irakere, Buena Vista Social Club) et d'une mère d'orgine vénézuélienne. Une simple vidéo pour (feu)mondomix permettra aux jeunes parisiennes de signer sur un des labels les plus prestigieux, XL Recordings. Mais leur belle histoire ne s'arrête pas là, Richard Russell, le patron du label tombe tellement sous leur charme qu'il leur demande de produire lui-même leur premier album. Ibeyi est donc le dernier album produit par Richard Rusell après avoir travaillé sur d'excellents albums avec Bobby Womack, Gil Scott-Heron ou encore Damon Albarn. Après plusieurs sessions d'enregistrement à Londres, Ibeyi se présente au public avec le titre Oya rappellant les premiers enregistrements de Björk, un titre hybride entre musique électronique chanté en anglais, français et yoruba et musique du monde. Ibeyi est un ovni dans le monde musical actuel mais il devrait sans aucun doute s'adresser à un large public avide de découvertes organiques.

La belle excentrique

par Patricia Petibon
La Belle excentrique est l'intitulé d'une « fantaisie sérieuse » signée Erik Satie, une de ces pièces cachant tout le sérieux et la concentration sous une enveloppe humoristique. Composée en 1920, elle était destinée à une danseuse de French Can-Can surnommée Caryathis. Telle cette composition, démantelée en interludes, le récital de Patricia Petibon possède deux visages. Une facette légère qui est celle du Paris insouciant d'avant-guerre et des divertissements, entre la Belle Époque et les Années Folles, et une autre plus grave où toutes les blessures ne sont pas encore pansées. Et puisque cet album de vignettes début de siècle du XXème est placé sous le signe de l'éclectisme, il n'est pas étonnant d'y trouver à deux reprises Léo Ferré, compositeur hors de son époque, avec sa « Jolie môme » fredonnée en compagnie d'Olivier Py et « On s'aimera », où s'invite le violon de Nemanja Radulovic.(...) - Loïc Picaud - music-story.com

Les poux

par Najette
La recherche des chaussettes orphelines, les fâcheries avec la copine, les promesses (qu'on ne tiendra pas) pour avoir un animal à la maison, l'attaque des poux. Voilà des situations quotidiennes finement observée de la vie familiale. C'est le point de vue d'une maman parfois débordée par les devoirs à la maison et qui va parfois chercher un peu de tranquillité dans les toilettes. Tout est juste : les situations évoquées, les dialogues entre la chanteuse et les enfants sur les arrangements soignés du guitariste Nicolas Repac (Arrangeur pour Arthur H, Maurane, et Mamani Keïta). L'atmosphère est tranquille, un peu feutrée mais non dénuée d'humour. Les enfants s'y reconnaîtront, les adultes encore plus. A partager en famille. - enfantsalecoute

Next level

par Peuple de l'herbe (Le)
En constante évolution, le style et l'énergie du Peuple de l'Herbe n'en demeurent pas moins comme d'habitude reconnaissables, avec de bons textes, taillés pour leur univers musical. On vacille entre des influences rock ("Soya Green"), électro ("Mogador"), hip hop ("Rude Bwoy") ou funk, mais toutes ces vibrations se mélangent aussi entre elles (tel que sur l'excellent "What a Shame"). Londonien JC 001 mène la danse principale et des invités tels Marc Nammour (La Canaille) et Louis Michot (The Lost Bayou Ramblers) offrent de belles prestations. Teinté de cajun (musique canadienne originaire de Louisianne), le morceau "La Lune Est Croche" ne manquera pas de vous surprendre. Et si on voulait faire une comparaison cinématographique de l'album, on pourrait dire qu'il s'agit là d'un mix entre des ambiances taratinesque, scorsésienne et mangas, Autant vous dire que Le Peuple de l'Herbe a placé la barre haut et que ce "Next Level" fera date.

Sacred Seed

par Pura Fé
Sur des arrangements de Mathis Haug, la chanteuse continue son aventure musicale métisse sur "Sacred Seed". Chanté en anglais, tuscarora et tutelo, les onze titres de l'album alternent compositions originales et reprises de standards comme "In a Sentimental Mood" de Duke Ellington et le boogie "Spirit in the Sky" de Norman Greenbaum. Pura Fé s'est enfermée dans un mas du sud de la France avec Mathis Haug (banjo, guitares, arrangements), Stéphan Notari (piano, percussions) et Eric Longsworth (violoncelle).Ici Pura Fé mêle ses choeurs traditionnels et ses harmonies à des sonorités celtiques ("River People"), plus rock ("Woman's Shuffle") et bien sûr folk, jazz ou blues. Dès le chant sacré d'ouverture "Mohomeneh" accompagné au banjo et rythmé par ce shuffle caractéristique, l'auditeur est envoûté par cette ôde à la beauté intemporelle. Taj Mahal dit qu'elle "chante comme les oiseaux"... - .fipradio.fr

To pimp a butterfly

par Kendrick Lamar
Il est rarissime qu'un artiste sorte coup sur coup deux albums d'une qualité exceptionnelle. C'est ce qu'accomplit le Californien Kendrick Lamar en donnant, trois ans après, une suite à Good Kid, M.A.A.D. City. Ce genre d'exploit place Kendrick Lamar au niveau de grands noms de la musique contemporaine comme Miles Davis, Prince, Michael Jackson, The Rolling Stones ou David Bowie. To Pimp a Butterfly résume en effet à lui seul pas loin de trente-cinq années de rap, qu'il soit East Coast ou West Coast. (...) Encyclopédie, monument, sans anticiper sur le qualificatif qui sera donné à To Pimp a Butterfly à l'avenir, il faut rendre grâce à Kendrick Lamar pour avoir osé atteindre une telle perfection. Ce disque suinte de talent et d'intelligence de manière presque obscène, tant il fait ressembler en comparaison quatre-vingt-dix pour cent de la production rap à de la vulgaire pornographie. - François Alvarez - music-story.com

Hiver 2014/2015

Bed of Stone

par Asa
Véritable singer songwriter, la Nigériane Asa se laisse porter par ses inspirations plutôt que par la fidélité à un style. Il est ainsi de plus en plus difficile de lui attribuer un genre au vu du contenu des quatorze chansons présentes sur Bed of Stone. Il faut dire que le disque a été conçu entre les États-Unis, l'Europe et l'Afrique, ce qui n'incite déjà pas à l'uniformité. Cette volonté de pratiquer folk, soul, musique africaine ou tout simplement pop rock, ne va pas non plus sans des variations importantes. Observé en coupe, Bed of Stone apparaît comme un album vallonné, fait de quelques belles collines et de quelques creux. Il manque peut-être quelques pics un peu escarpés où Asa aurait pu mettre à l'épreuve sa facilité naturelle. (...) - François Alvarez

Dormir profondément

par Daniel May
Enveloppez-vous dans cette couette confortable de musique rêveuse et de doux sons de la nature, élaborés selon un procédé scientifique par le docteur Lee R. Bartel, spécialiste de la thérapie du sommeil, pour favoriser les ondes delta, qui génèrent un sommeil profond et réparateur.

Everybody down

par Kate Tempest
La front woman de Sound of Rum revient en solo ! KATE TEMPEST est célèbre en tant que poète, performeuse ou artiste de spoken world. Elle a aussi écrit un roman qui sera publié l'année prochaine. Mais quand on lui demande de se décrire, KATE explique qu'elle est une rappeuse qui écrit. Le hip hop est son premier amour. Sa voix, son flow, son accent rappellent plus Skinnyman que Seamus Heaney. Elle sait comment raconter une histoire et cela fait d'Everybody Down un roman à douze chapitres unique en son genre. Produit par Dan Carey aka Mr Dan (Toy, MIA, Chairlift, Hot Chip), cet album est une révélation. KATE insuffle une vie nouvelle aux histoires hip hop, une vie londonienne et personnelle. Elle habite les différents personnages et met en scène leur quotidien et leurs peurs plutôt qu'un glamour simulé, révélant plus que tout leur besoin d'amour.

Live at the olympia june 27, 2012 : Ahmad Jamal

par Ahmad Jamal
L’Olympia, 27 juin 2012. Dans la salle légendaire de Paris, le quartette d'Ahmad Jamal fonctionne en mode télépathique et réinvente le répertoire de Blue Moon. Puis, le pianiste invite Yusef Lateef, son ancien compagnon du label Atlantic, pour des instants mystiques où le souffleur pionnier de la world nous emmène dans l'une de ces promenades mystiques dont il a le secret. En son et en images, ce coffret propose l'intégralité de ce concert historique de deux géants du jazz, sur lequel souffle la flamme du groove et l'esprit du sacré.

Lucy : Bande originale du film de Luc Besson

par Eric Serra
Bande originale composée par ERIC SERRA, inclus un titre original de DAMON ALBARN. Après plusieurs années, enfin une nouvelle collaboration entre ERIC SERRA et LUC BESSON sur un film d'action !

Mundo Meu : Flavia Coelho

par Flavia Coelho
Ce n'est pas chez Flavia Coelho qu'il faut chercher l'hymne de la Coupe du monde de football 2014. Bien qu'en tant que brésilienne son coeur bat forcément un peu pour la Seleçao, il n'est pas sûr que l'artiste établie à Paris apprécie les dépenses somptuaires engagées à cette occasion par un pays toujours aussi inégalitaire. Son propos serait plutôt de tenter de vulgariser la multiplicité de la culture musicale brésilienne, seulement effleurée en France via les modes successives. (...) Mundo Meu est une excellente introduction aux mille facettes de la musique brésilienne actuelle, avec Flavia Coelho parfaitement inspirée dans son rôle de Madame Loyal d'un cirque sonore bien mené. A écouter en boucle et sans modération. - François Alvarez - music-story.com

Novembre 2014

33 ans

par Ben Mazué
Ben Mazué fait figure d'exception dans le paysage de la chanson française. Son style, qui associe aussi bien des influences pop et rock que du slam et du rap, et l'amour du texte et de la langue, est loin d'être partagé, même par sa génération. C'est d'ailleurs de cette dernière dont il est question dans le deuxième album du Niçois, baptisé de façon très réaliste 33 Ans.(...)Entre ces bilans décennaux passant de l'espoir à l'amertume, l'auteur-compositeur glisse des tranches de vie plus pop (« Oui-oui », « Chamallow »), rock (« Ruby ») ou blues (« Vivant »). La production hétérogène de Guillaume Poncelet s'adapte à toutes les facettes de l'interprète à la voix pâle, trop souvent neutre. C'est la moindre réserve d'un album qui affirme la personnalité de Ben Mazué, un nom à écouter et retenir pour les prochaines années. - Loïc Picaud-music-story.com

Eternal Beauty

par Nils Landgren
On redécouvre ici sans bouder son plaisir des tubes pop de George Harrison, Mr. Mister, James Taylor ou Tina Turner, mais l'album a également son lot de ballades jazz. Avec son timbre chaleureux et doux, sans mièvrerie, le chanteur-instrumentiste, Nils Landgren, réinterprète des titres de John Patitucci, Michael Wollny ou du regretté Esbjorn Svensson. Dédié à la mémoire de ce dernier, dont l'ombre plane sur les titres interprétés (écouter le « One Frozen Moment »), c'est un album apaisé et éthéré. La retenue musicale n'éclipse pas le talent de chaque individualité. Pour tous les amateurs du "cool jazz" nordique.

Get on up - the James Brown story : Bande originale du film de Tate Taylor

par James Brown
La bande originale de Get On Up remet en avant 20 titres du chanteur mythique dont 11 morceaux studio et 9 morceaux live dont deux enregistrements exclusifs datant de 1966. Cette bande originale vous fera redécouvrir les classiques studios de James Brown et des enregistrements de performances live hors du commun, de son hit Please Please Please qui a marqué l'année 1956, jusqu'aux intemporels Out Of Sight, I Got You, et Get Up (I Feel Like Being A) Sex Machine.

Henri Godon : chansons pour toutes sortes d'enfants

par Henri Godon
Henri Godon, c'est un OVNI qui nous vient du Québec, exit Carmen Campagne, Annie Broccoli et autre Petits Toons, c'est du lourd ! Fred Pellerin, Bryan Perro, les Cowboys fringants accompagnent Denis Massé, alias Henri Godon dans un tour de chant virevoltant qui engrange outre atlantique nominations sur nominations !

La Légende d'Eboa King

par Pat Kalla
Slameur et conteur, Pat Kalla présente son nouveau projet, « La légende d’Eboa King », avec des instrumentaux soul hip-hop, teintés de rythmes et de sonorités africaines. Une formule énergique qui invite à la danse, croisant l’âme du griot africain et le chanteur de soul.

Let the ghost sing

par Al'Tarba
Vouloir assigner Al’Tarba à une case est une mauvaise idée. Parce qu’il est un joyeux mélange qui malgré ses 28 ans aurait déjà de quoi égarer exégètes ou biographes qui voudrait retracer son parcours. Chinese Man RJD2 DJ Shadow Presque 10 ans de carrière, 5 albums et 2 EP, des collaborations à la pelle, et tout ou presque a été dit à son propos. Souvent vraies, les déclarations sur l’artiste hyperactif ne le sont que si on accepte qu’elles soient parcellaires. Résumons : Membre d’un groupe de rap dès la primaire, le jeune toulousain baigne dans les musiques variées d’une famille ataviquement mélomane. Le punk l’embarque : des Damned, New-York Dolls, ou Ramones, il passe via le skate qu’il pratique et la culture californienne qui va avec au punk rock des groupes comme Rancid ou NOFX. Il rencontre à cette époque ses futurs potes du Droogz Brigade. Eux aiment ce qui se passe de l’autre côté des USA, à New York : Mobb Deep, Necro, Wu Tang. Al’Tarba découvre donc le Hiphop ricain, et passe de (mauvais) bassiste d’un groupe punk à ses premiers bidouillages solo façon East coast. Dès lors, au gré des ballades musicales de ce curieux de nature, on le considérera successivement comme un pur beatmaker Hiphop, sombre voire horrocore, dans la lignée des Necro et Stoupe, puis comme un sautillant compositeur electro swing - genre - avec les succès de Mushroom Burger, Petite maline ou Sexy Coccinelle, avant que des incursions plus douces ne le situe aux côtés d’artistes abstract hiphop comme ou . Il y aurait de quoi être perdu si toutes ces facettes ne dessinaient pas lorsqu’on recule de trois pas un univers cohérent et nuancé. Loin du beatmaker sous influence, Al’Tarba s’avère être définitivement un artiste solo cultivé, revendiquant la complexité et délaissant l’étiquette du "puriste" trop souvent attachée au punk ou au hiphop.

Listen

par Kooks (The)
4ème opus des anglais de The Kooks Ce nouvel album a été produit par le chanteur du groupe Luke Pritchard aidé d'Inflo, jeune prodige de la scène Hip Hop anglaise. Succédant à Junk of the Heart, paru en 2011, cet opus est le premier enregistré avec le nouveau batteur Alex Nunez, qui a remplacé Paul Garred. Enregistré à Los Angeles et à Londres avec Inflo et Fraser T. Smith, Listen a déjà dévoilé deux extraits nommés Down, en avril, et Around Town, il y a quelques jours. Le groupe annonce cette nouveauté comme le début d'un autre chapitre après les trois premiers albums Inside In/Inside Out (2006), Konk (2008) et Junk of the Heart (2011). À tel point qu'il a déclaré que The Kooks - qui tire son nom d'une chanson de David Bowie - aurait pu en changer tant cet album était différent des précédents.

Tchaïkovski - casse-noisette, suite op.71a casse-noisette

par Piotr Ilyich Tchaïkovski
Steven Richman et l'Harmonie Ensemble/New York font revivre l'art de "swinguer les classiques" et réunissent sur un même album deux versions du célèbre Cassenoisette : la suite originale de Tchaïkovski (1892) pour orchestre symphonique et le remake de 1960, concocté par le génial tandem américain Duke Ellington/Billy Strayhorn pour orchestre de jazz.

The Gloaming

par Gloaming (The)
The Gloaming trace de nouveaux chemins en connectant la richesse de la tradition folk Irlandaise à la scène musicale contemporaine New Yorkaise. Des titres de Sean-nós lancinants aux mélanges instrumentaux entrainants, ils créent une nouvelle alchimie musicale entre traditions ancestrales, expérimentation et modernité. "Leurs performances sur scène ont été révélatrice. Leurs futurs concerts conforteront le potentiel de ce groupe et en feront une des grandes forces de la musique Irlandaise" The Irish Times "The Gloaming est un mélange fantastique de talents passionnés et émouvants, qui ont créé leur propre style musical." The Gloaming se compose du maître du violon traditionnel Martin Hayes, du guitariste Dennis Cahill, du chanteur de Sean-nós Iarla Ó Lionáird, du joueur de violon norvégien (hardingfele) Caoimhin Ó Raghallaigh et du pianiste New-Yorkais Thomas Bartlett (alias Doveman) - cinq musiciens, aux carrières respectives bien remplies, qui créent ensemble une musique nouvelle alliant des mélodies languissantes à un style progressif. Bien que chargée des traditions Irlandaises, la musique de The Gloaming n'a rien de nostalgique, mais démontre une vraie personnalité et une vraie identité. Les paroles sont tirées de l'histoire et de la littérature Irlandaise, ancienne et nouvelle. La musique, entraînante et sentimentale, lancinante et pleine d'émotions, est jouée avec l'autorité des virtuoses. Elle sonne ancienne sans pour autant être une pâle copie de la musique d'autrefois.

Octobre 2014

Gardiens de la galaxie : Bande Originale du film de James Gunn

par Divers
La bande originale du nouveau joyau de l'écurie Marvel, Gardiens De La Galaxie, reprend une sélection de titres classic rock/ blues et funk et tient une place très importante dans le film à travers le Awesome Mix. On peut donc s'attendre à ce que cette B.O crée l'événement. Elle se compose de 2CD : l'un avec les titres du film (des titres rock cultes des Jackson 5, Raspeberries ou encore des Runaways) ainsi qu'1 CD du Score du film.

Jungle

par Jungle
Né de l'imagination de deux amis d'enfance, Josh et Tom, le projet Jungle a mis le Tout-Londres à genoux au rythme des titres et des vidéos chorégraphiées, savamment distillés, un an avant la parution de ce premier album tant attendu. Si une part du mystère subsiste concernant les protagonistes, l'objet sans titre sous cadre noir et or dévoile en long et en large tout leur savoir-faire. Les ingrédients réunis dans la mixture Jungle ne suffisent pas à expliquer la recette d'un album réussi. Maniant avec dextérité les codes apparus durant leur évolution musicale, provenant de l'electro, du rap et de la dance, le duo brille autant dans l'utilisation de ses synthés et machines à disposition que dans l'art de susciter l'intérêt. (...) - Loïc Picaud - music-story.com

La Finta giardiniera

par Wolfgang Amadeus Mozart
La Finta giardiniera a longtemps fait partie des opéras peu connus du jeune Mozart. Il faut dire que la version originale de Munich, chantée en italien, avait disparu rapidement de la scène, avant que l'ouvrage soit repris en allemand a partir de 1779. Une version posthume de 1796 dévoile une réorchestration habile, très symphonique, typique du tout dernier Mozart, au point que beaucoup de spécialistes y voient la main du compositeur lui-même. C'est cette version dite "Namest" qu'a interrogée Rene Jacobs, qui voit dans cet opéra d'une incroyable vitalité un théâtre fort ancien, conjuguant et fusionnant sans scrupules éléments de farce et grandes passions avec des éléments typiques d'un opéra initiatique moderne.

La nausée

par Canaille (La)
Avec ce troisième album auto-produit - conclusion d'une trilogie frontale et engagée, virage annoncé vers de nouveaux horizons musicaux -, le rappeur use une plume visiblement incorruptible, et par-dessus tout fédératrice : aux scratchs, DJ Pone (Birdy Nam Nam) envoie des valses hallucinantes ; à la guitare, Serge Teyssot-Gay assomme, accompagné de Lazare, performeur prometteur déjà vu au festival d'Avignon ; Lorenzo Bianchi, esthète de l'IRCAM, signe une production pharaonique ; quand pour clôturer l'album, Sir Jean (Le Peuple de l'herbe) apporte son univers ragga. Autant de rencontres marquantes, sorte d'amitiés fertiles nées sur les routes - imprévisibles et pourtant si capitales dans la carrière de La Canaille - promptes à enrichir le catalogue déjà riche d'un artisan aussi à l'aise dans l'écriture que dans le discours lorsque, limpide, il s'exprime sur des thèmes qui lui tiennent à coeur. Pas étonnant donc, que la carrière de ce fan inconditionnel de Léo Ferré eut été marquée par des récompenses décisives, comme en 2006, lorsque le Fair, le Prix Chorus Hauts-de-Seine et les découvertes du Printemps de Bourges lui tombent dessus la même année.

Le chant des murmures

par Fredda
Elle nous avait laissé sur une "Ancolie" au visage évanescent, dont on avait gardé la douceur en mémoire. Un peu plus de deux ans après, voilà Fredda de retour avec "Le chant des murmures", son quatrième album solo. Là où les titres de l'"Ancolie" nous étaient apparus comme des cartes postales aux couleurs pastel, ceux du "Chant des murmures" portent en bagages autant de souvenirs que d'étapes significatives de la vie de la chanteuse. De sensations en paysages, on y retrouve ses Vosges d'origine, le Marseille de son adolescence "Les barres", mais aussi les réminiscences du "voyage initiatique" qu'elle effectuait sac au dos aux Etats-Unis à l'âge de 18 ans. Et quand elle confie "aborder la chanson de manière picturale depuis toujours, comme des clichés, des photographies musicales", cela n'étonne guère, tant elle livre avec "Le chant des murmures" un album qui lui ressemble.

Opérette : Chansons marseillaises 1930-1940

par Moussu T e lei Jovents
Magnifique hommage aux inventeurs du genre, voici que Moussu T e lei Jovents s'emparent des airs de l'opérette marseillaise, qu'ils se les approprient - et avec quelle gourmandise, quelle espièglerie réjouissantes ! Au générique de leur CD, une sélection sobrement intitulée « Opérette » de douze chansons datées des années 1932-1939. Imprégnés depuis toujours de la tradition chansonnière marseillaise - comme du blues, du reggae, du rock et de tous les rythmes et harmonies du monde dont ils se sont également nourris - Moussu T e lei Jovents ont emprunté « de longue » à cette tradition, à ce « folklore » - n'ayons pas peur de ce beau mot ! - nombre de leurs thèmes d'inspiration. Défilent alors dans nos mémoires mélancoliques les paroles légères de René 'Sarvil' Crescenzo, Raymond Vinci, Henri Alibert, Vincent Telly, Léo Lelièvre, Fernand Nazereau et les inoubliables mélodies de Georges Sellers, Germain Blanc, Sylvère Caffot, Charles Borel-Clerc et de l'incomparable Vincent Scotto.

Soleil dedans

par Arthur H
(...)En compagnie de François Lafontaine, claviériste du groupe de post-rock Karkwa et producteur de la douzaine de chansons sélectionnées, Arthur H a fait de Soleil Dedans un album conceptuel non prémédité, regardant en l'air (de « Oh là-haut ! » à « La Femme étoile ») et chantant étonnament haut sur « Une femme qui pleure ». Dans le surréaliste « Les Papous, c'est nous ! » s'entrechoquent un conte anachronique et des sonorités électroniques. L'imaginaire du musicien lunaire tourne décidément à rebours de ses contemporains. En fin de partie voisinent deux pièces plus longues : le duo minimaliste « Le Tonnerre du coeur » avec Patrick Watson et l'aventureux « Le Bonheur de l'eau ». Arthur H met tous les éléments de son côté. - Loïc Picaud - music-story.com

The best of

par Quantic
Initialement sorti en 2001, le Best Of de Quantic est l'une des perles à avoir absolument dans sa discothèque. Il y a une dizaine d'années, le jeune Will Holland (aka Quantic) sonnait aux portes du label Tru-Thoughts avec dans ses mains les démos qui allaient composer son premier album, The 5th Exotic . Adulé alors par les plus grands noms de la musique underground tels Gilles Peterson, LTJ Bukem et Richard Dorfmeister, il était évident que ces débuts impressionnants auguraient de très bonnes choses. Sa passion pour la découverte des racines de la musique qu'il aimait l'a conduit en Colombie, où il réside et travaille avec un réseau de musiciens de tous horizons. The Best Of Quantic puise dans les 12 albums sortis jusqu'alors pour restituer toute la diversité du talent de Quantic au sein de ses nombreux projets, entre soul, funk, dub, reggae, rythmes latins et tropicaux, et même indie. Ce double album compte également 3 titres exclusifs.

This is all yours

par Alt-J
Souvent considéré comme le plus difficile pour un artiste, le deuxième album permet bien souvent d'y voir plus clair quant au réel talent d'un musicien ou d'un groupe.(...) Comportant un début et une fin, This Is All Yours débute avec une « Intro » de plus de quatre minutes, basée sur des échanges vocaux éthérés rappelant l'utilisation des voix par Brian Eno. Pas moins lent et contemplatif, « Arrival in Nara » ne démarre vraiment qu'au bout d'une minute et demie. Il est suivi par « Nara » et ses étranges changements de direction aiguillés par le timbre aigu de Joe Newman. Proche, d'une certaine façon, du new age plus que de l'electro pop, This Is All Yours est un album labyrinthique où il n'est pas interdit d'aimer se perdre.(...) - François Alvarez - music-story.com

Why ?

par Ginger Baker
Dans les années 60, le flamboyant batteur du super-groupe britannique Cream a littéralement révolutionné la batterie. Inspiré à la fois par son amour pour les rythmes africains et les grands du jazz comme Art Blakey, Max Roach ou Elvin Jones, le style unique de Ginger Baker a posé les bases d'un son entièrement nouveau dans le monde du rock. Why ? réunit autour du batteur la légende du sax Pee Wee Ellis (James Brown, Van Morrison), le contrebassiste anglais Alec Dankworth et le percussioniste Abass Dodoo, pour produire une fusion entre le jazz et les rythmes africains.

Septembre 2014

Bach : Le Clavier bien tempéré

par Johann Sebastian Bach
L'intégrale du Clavier bien tempéré par une artiste unique et généreuse : Zhu Xiao-Mei. "Plus je progresse dans la vie, plus je me dis que mon grand projet, c'est de rendre la musique de Bach la plus accessible au plus grand nombre, la plus populaire, dans le sens noble du terme. Je veux la faire aimer de tous, je veux la porter partout. C'est dans cet esprit que j'aborde le Clavier bien tempéré." Zhu Xiao-Mei

Hevra Together : Aynur

par Aynur Dogan
Nouvel album produit par Javier Limon "Son excellente voix porte les sentiments des montagnes brumeuses, des rivières sauvages, le soleil et la belle odeur de la terre... sa voix est impressionnante, comme la nature elle-même" Tülay German. Née en 1975 dans la province turque de Tunceli, Aynur Dogan est une superbe représentante de la culture vocale kurde. Elle est aujourd'hui le symbole d'un mélange de genres ; la musique du peuple, la pop, et l'arabesk, la musique kurde, sont en effet les deux composantes principales de sa musique. Sa carrière a connu un tournant très controversé lors de la sortie de son album Keçe Kurdan, temporairement censuré par les autorités turques en 2005. "Je pense que les musicien doivent, à travers leurs mélodies et leurs poèmes, transmettent des messages d'espoir. Il y'a aujourd'hui du sang qui se verse et de la torture au Moyen-Orient : les enfants, les femmes...meurent. Nous devons réfléchir à ce que nous devrions envisager, aujourd'hui pour que cela cesse demain. La musique est une bonne arme pour cela ; tout en protégeant et en exposant leur personnalité, les musiciens peuvent aider le peuple contre ce combat." Ce nouvel album est le premier pour la chanteuse depuis quatre ans. Il a été supervisé par le producteur espagnol Javier Limon, bien connu pour son travail avec Yasmin Levy et Buika, et qui a reçu tout au long de sa carrière quatre Latin Grammy Awards. Virtuose de la guitare acoustique, il permet à l’artiste de découvrir de nouveaux horizons musicaux et donne à l’album une couleur "flamenca" très prononcée.

Jersey boys : Bande Originale du film de Clint Eastwood

par Four Seasons (The)
Pour confectionner cette B.O de 25 titres, le producteur Bob Gaudio a soigneusement sélectionné les meilleurs titres de Frankie Valli & The Four Seasons, tout en insérant des enregistrements réalisés par les membres du casting du film et de la comédie musicale. Cette bande originale permettra au grand public de (re)découvrir ce quartet mythique et séduira également les plus anciens, amateurs de nostalgie 60's.

Lese majesty

par Shabazz Palaces
De retour avec ce deuxième acte de Lese Majesty, Shabazz Palaces démontre qu'il n'a rien perdu de ses ambitions à travers les dix-huit pistes d'un album riche en rebondissements, ambiances et sonorités rap, funk ou electro. Aux avant-postes d'une fusion musicale déroutante, Butler et Maraire transforment le hip-hop de rue en ascension lunaire, non loin d'un Flying Lotus ou d'un Gonjasufi. (...)Long en bouche, Lese Majesty se propose non moins que d'inventer le rap du futur, passé du langage de la rue au laboratoire musical, multipliant les collages et enchaînant, d'un titre à l'autre, les idées en cascades, à la façon d'accumulations sonores. Ce goût pour l'aventure et les changements de climat s'illustre encore sur l'inquiétant « Colluding Oligarchs », parfait pour illustrer un film d'horreur, ou le mystérieux « New Black Wave », digne d'une cérémonie occulte. Dire que Shabazz Palaces possède des ressources lointaines est un doux euphémisme. - Loïc Picaud - music-story.com

L'évidence des contrastes

par Eric Lareine
Chaotique. Allumé. Imprévisible. Parfois doux, parfois piquant. Eruptif et éructant. Félin et inquiétant... Plus les années passent et plus, dit-on, se creusent nos traits de caractère. Vingt-deux ans après son premier disque, l'énigmatique Eric Lareine publie un sixième album, plus radical encore que les précédents. Il n'est pas seul pour commettre le forfait : le pianiste de free jazz Denis Badault est à ses côtés comme quand, il y a près de quinze ans, ils étaient montés sur scène sous le nom de Duo Reflex, pour un spectacle improvisé. Après s'être longtemps éloignés, ils se retrouvent aujourd'hui pour reprendre, revoir et graver l'oeuvre restée en suspens. L'un chante sans concession sa poésie épineuse, expressionniste et incisive, tandis que l'autre lui répond au clavier, sans indiquer par avance la direction où il va nous mener. Ce n'est pas un accompagnement, c'est un échange. Dans lequel on tente de s'immiscer, souvent avec difficulté, mais toujours stimulés par la virtuosité des intervenants. Nos sens en éveil, nos neurones chahutés. Leur disque en liberté ressemble à une toile de Pollock, dont les secrets se dévoilent peu à peu à chaque nouvelle écoute, sans être jamais tout à fait révélés. - Valérie Lehoux - Valérie Lehoux - Telerama n° 3363

Meslanges pour la Chapelle d'un Prince : Etienne Moulinié

par Etienne Mouliné
Pendant près de 30 ans, la carrière d'Étienne Moulinié reste indissociable du mécénat de Gaston d'Orléans (1608-1660), frère de Louis XIII. Dans ses Mélanges sur des sujets chrétiens, qu'il considère comme son oeuvre majeure, il revendique une liberté de composition susceptible de "purifier la musique et la rendre toute chaste". Quelques-unes des plus belles pièces de ce recueil figurent dans cet enregistrement et montrent à quel point le but que s'est fixé le compositeur a été atteint.

Oeuvres pour Piano : Gabriel Dupont

par Gabriel Dupont
Compositeur injustement oublié, Gabriel Dupont laisse pourtant deux grands cycles pour piano et un somptueux quintette pour cordes et piano. Mort à 36 ans en 1914, il est le représentant du dernier romantisme français. Lyrique et inspirée, sa musique chante la nature, la mer, le vent, la pluie. Depuis longtemps, Marie-Catherine Girod défend, avec passion et emportement, le répertoire méconnu et oublié du piano. On lui doit d'ailleurs le premier enregistrement mondial de "La Maison dans les dunes" de Gabriel Dupont en 1997. Enregistré dans la ville du célèbre Quatuor Prazak, à Prague, sur un piano Petrov dont les sonorités feutrées conviennent parfaitement à l'univers mélancolique et "proustien" du compositeur, ce disque prouve une fois de plus que Gabriel Dupont est un compositeur qu'il faut absolument redécouvrir.

Son of a Blues Man : Lucky Peterson

par Lucky Peterson
Natif de Buffalo dans l'État de New York, ce chanteur, guitariste et organiste est aujourd'hui l'un des dépositaires les plus authentiques du blues ; il connaît ses pionniers et sa tradition orale, respecte son histoire et son héritage et sait le jouer et le chanter comme personne avec sa voix caverneuse gorgée d'émotions. Mêlant compositions originales et reprises inspirées (Bobby "Blue" Bland, Wilson Pickett et même Johnny Nash), il nous offre un album où la poésie, les idées noires et l'espoir se conjuguent avec un groove imparable. Avec ses onze titres forgés dans la braise d'un feu de flammes soul et rhythm'n'blues, d'où s'élèvent aussi quelques étincelles de gospel et de rock'n'roll, Lucky Peterson ne se contente pas de faire son grand comeback. Il remet le blues, la plus ancienne des musiques noires américaines, sur le devant de l'actualité.

Soulblazz : Natalia M. King

par Natalia M. King
Après sept ans d’absence discographique, nouvel album de Natalia M. King, grande voix bourlingueuse de la musique américaine. Elle est de retour avec un très bon nouvel album, Soulblazz, enregistré avec une fine équipe de musiciens français (Stéphane Belmondo, Pierrick Pédron, Dominique Cravic...). Le titre de l’album résume son style : soul, blues, jazz, ces bonnes vieilles musiques américaines revisitées et ravivées par une chanteuse à la voix toujours aussi centrale, essentielle, intense et tranchante. Natalia M. King s’est un peu calmée mais elle ne fait pas encore dans la musique de salon de thé, ou alors servi bouillant et sans sucre. - Stéphane Deschamps - lesinrocks.com

Juillet 2014

12 years a slave : Bande originale du film de Steve McQueen

par Divers
Ce film est basé sur une histoire vraie incroyable : la lutte d'un homme pour sa survie et la liberté. Dans la pré-guerre civile aux Etats-Unis, Solomon Northup, un homme noir libre de l'état de New York est enlevé et vendu comme esclave. Face à la cruauté, personnifiée par un propriétaire malveillant, Solomon se bat non seulement pour rester en vie mais aussi préserver sa dignité. Dans la douzième année de son odyssée inoubliable, la rencontre fortuite avec un abolionniste canadien modifie sa vie pour toujours.

Also Sprach Zarathustra / Don Juan / Till Eulenspiegel

par Richard Strauss
Notre adhésion est totale à son interprétation de trois des chefs-d’oeuvre orchestraux de Richard Strauss, les célèbres trois poèmes symphonies : Ainsi parla Zarathoustra, Don Juan et Till l’espiègle. La direction nerveuse d'Andris Nelsons, son travail d’ensemble et pupitre par pupitre, sa musicalité foncière, magnifient ces partitions pleines de charme, de beauté intrinsèque et d’exaltation communicative. Ses Strauss retrouvent sous sa baguette tout leur charme ravageur, leur dynamique communicatif et leur innocence étincelante. Et comme l’avance Nelsons : « La musique est la nourriture de l’âme ». - classissima.com

Banshee

par Kendra Morris
Forcément ensorcelé ce Banshee (une « banshee » est une sorcière en Irlande) n'est pas que neo-soul et réserve une place aux guitares fuzz d'« I'm Gonna Be (500 Miles) ». Le blues rock psychédélique cher à Janis et à Grace (Grace Slick, autre comparaison possible) est lui présent à travers « Today » ou « The Plunge », nouvelles occasions pour Kendra Morris de montrer qu'elle est à la hauteur. Enfin distribué en Europe, Banshee risque d'y faire une meilleure carrière que chez lui. Et Kendra Morris un nom. - François Alvarez - music-story.com

Blues in my soul

par Lurrie Bell
Lurrie Bell (né le 13 décembre 1958 à Chicago, Illinois) est un chanteur et guitariste de blues américain. Il est le fils de l'harmoniciste Carey Bell. Dès l'âge de 7 ans, il emprunte la guitare de son père et apprend à en jouer tout seul, mais influencé par les musiciens de Chicago comme Eddy Taylor, Big Walter Horton, ou son cousin Eddy Clearwater. Il travaillera également beaucoup avec le "patron" de son père Muddy Waters. À l'âge de 17 ans, il monte sur scène avec Willie Dixon. Depuis il a joué avec de nombreux musiciens de blues, mais reste fidèle à son père, avec lequel il a souvent joué. Il est l'un des grands guitaristes actuels de la scène blues de Chicago. Lurrie Bell a été élu aux USA meilleur artiste blues de l'année 2012. Il a également reçu via son producteur Matthew Skoller la distinction "Prix du Blues" décernée par l'Académie du Jazz(France) pour le meilleur album de blues enregistré en 2012. Il a déjà enregistré de très bons albums pour Delmark, on le retrouve également sur les deux superbes albums "Chicago BluesA Living History",",A Living History - The (R)evolution Continues" parus chez Raisin Music / Socadisc. "Blues In My Soul", produit par Dick Shurman (Johnny Winter, Albert Collins) est un album dans la pure tradition du chicago blues. Lurrie Bell signe ici trois titres originaux, le reste de l'album étant composé de reprises de morceaux de Little Walter, T-Bone Walker, Jimmy Rogers, Otis Spann, Junior Wells, Big Bill Broonzy entre autres.

Boule à facettes

par Phases Cachees
Après deux mixtapes et quelques escapades en solitaires, le groupe revient avec son premier album : « Boule à Facettes ». Pour l’occasion, Phases Cachées fait appel à S.E.B, beatmaker Luxembourgeois (Masta Ace, Sean Price, El Da Sensei…) pour la production de l’ensemble du disque. Douze nouveaux tracks taillés sur mesure qui marquent une nouvelle étape pour les trois acolytes, bien décidés à s’installer dans les mp3 autant que sur les scènes de France et de Navarre. Avec la participation de musiciens additionnels, du Danakil Band, de Milk, Coffee & Sugar (Gaël Faye / Edgar Sekloka) et Toki Wright du label Rhymesayers, « Boule à Facettes » promet de briller, dévoilant les 1000 faces du groupe.

Chaleur humaine

par Christine And The Queens
Bien qu'assez éloignée de son projet d'origine (un groupe avec des drag queens, d'où le nom Christine and the Queens), Héloïse Letissier est en passe de s'affirmer comme une étoile montante de la scène electro française. En plus de ses nombreuses - et pertinentes - influences internationales, elle le doit au mariage réussi et toujours difficile de la langue française et de la musique synthétique.(...)La Chaleur Humaine de Christine and the Queens ne conviendra peut-être pas à tous les tempéraments mais elle se montre d'emblée au niveau des artistes les plus passionnants de la grande tribu de l'electro. Un premier album en forme de manifeste pour une jeune femme qui se dévoile sous les traits d'un personnage androgyne, bien dans son époque et friande de changements à vue. - François Alvarez - .music-story.com

Childhood home

par Ellen Harper
Ben Harper et sa mère, Ellen, ont collaboré pour donner naissance à cet album profondément intimiste composé uniquement de chansons originales. Sur ce disque, six des dix morceaux ont été écrits par Ben, les quatre autres par Ellen, chacun abordant avec honnêteté et générosité le sujet de la vie de famille dans tout ce qu’elle a de complexe. L'album est entièrement acoustique, avec des sonorités tout à la fois soul, californienne, folk rock et américaine.

Harlem-Kingston express - Volume 2 the river rolls on

par Monty Alexander
Au fil de sa carrière, il a su marier le jazz américain, les chansons populaires et la musique de sa Jamaïque natale. Cet album constitue l'intégration la plus complète de ce double héritage musicale.

L'alchimie des monstres

par Klo Pelgag
Une auteure, compositrice et interprète à l'imagination sans fin. Alors que les yeux s'en éprennent et que les coeurs se braquent vers son luxuriant univers de piano, de cordes et de voix, elle s'efforce à faire de ses chansons un paysage pour les aveugles. À l'oeil ouvert et à l'oreille brillante, Klô fait se confondre musique et mots... pour que l'un n'existe pas sans l'autre.

Les cygnes sauvages

par Charlie Dupont
Il était une fois une jolie princesse prénommée Emma. Sa vie bascule le jour où ses onze frères sont transformés en cygnes, suite à un mauvais sort de leur méchante belle-mère. Chassée de chez elle, la princesse doit tricoter onze chemises d'ortie pour rompre ce terrible maléfice. Pas facile, surtout quand on croise sur sa route le beau roi Boris le Timide, une bande de fantômes malicieux, ou encore un évêque inquisiteur. Comment ce conte de fées délirant va-t-il se terminer ? Tu le découvriras dans cette adaptation surprenante du conte d'Andersen, pour tous les enfants de 6 à 706 ans ! Vos veux n'en croiront pas leurs oreilles. Les Cygnes sauvages est un véritable spectacle de plus d'une heure, à écouter en famille. Dix-sept acteurs talentueux y prêtent leur voix à des personnages tous plus fous les uns que les autres. Des chansons entraînantes et des bruitages dignes d'un film d'animation donnent vie à cet univers loufoque. Tu retrouveras dans le livre les moments clés de l'histoire, les paroles des chansons ainsi que les différents personnages. Une aventure sonore pleine de fantaisie et d'humour belge ! Ouvre grand tes oreilles et bon voyage !

Makan

par Driss El Maloumi
Après avoir parcouru le monde avec Jordi Savall, avec 3MA (Ballaké Sissoko et Rajery), avec Paolo Fresu, Debashish Bhattacharya ou encore Montserrat Figueiras et après avoir prêté son oud à Armand Amar ou à Laurent Voulzy, Driss El Maloumi revient sur ses terres. Vers des espaces qu'il connaît, à Agadir, entre cultures arabe, amazigh, occidentale et sub-saharienne. Un carrefour où il invite son oud à distiller les épices glanées sur les mille chemins parcourus. Tranquillement, simplement, dans l'intimité d'un dialogue avec deux percussionnistes. Pour que son instrument puisse exprimer pleinement sa gourmandise, son envie de se délecter au contact d'autres essences, d'autres couleurs.

Sonates pour violoncelle op.16 : George Onslow

par Georges Onslow
Creusant son sillon dans les traces de Mozart et Haydn, George Onslow invente une voie entre les héritages français et allemands. Si Onslow reçoit le titre de "Beethoven français", Maud Gratton et Emmanuel Jacques nous donnent, à travers ces trois Sonates pour piano et violoncelle, l’occasion de cerner la véritable personnalité de ce compositeur dont la musique allie un lyrisme et une théâtralité très opératique, une élégance purement française, une vitalité rythmique et une virtuosité éclatante.

Juin 2014

Aubry - forget me not

par René Aubry
Les compositions mélodiques, souvent entraînantes de René Aubry ont une écriture très reconnaissable. Des musiques de spectacles pour Carolyn Carlson, Pina Bausch ou Philippe Genty, des musiques de film, 15 albums à son actif, René Aubry est un compositeur populaire prolifique et discret. Il est le compagnon de la chorégraphe mondialement connue, Carolyn Carlson, qu'il a rencontré au milieu des années 1970 à Paris et dont avec laquelle il a un fils. Il collabore régulièrement avec elle avec au cours des années l'écriture de nombreuses musiques de scène, dont certaines publiées dans : Blue Lady (1983) - Steppe (1990) - Après la pluie (1993) - Signes (1997), lauréat aux Victoires de la musique classique et du jazz en 1998 dans la catégorie Production chorégraphique en France. Un de ses titres les plus connus, Steppe, servait de générique à l'émission de télévision Bas les masques, animée et produite par Mireille Dumas au début des années 1990. Son titre Paso, extrait de Après la pluie, est le générique de la série Aimer vivre en France réalisée par TF1 (37 épisodes de 52 min). Une de ses compositions, Avant la pluie, a été utilisée en 1995 pour l'indicatif de la campagne officielle télévisée de l'élection présidentielle. Il a collaboré régulièrement pour la musique des spectacles de la compagnie de Philippe Genty : Seul au monde (2003) - Mémoires du futur (2006) et a réalisé la musique des films Killer Kid (1994) - Sous les bombes (2007) et Par les épines (2011). Sa dernière réalisation pour sa femme est "Blue Lady", un solo mythique de Carolyn Carlson dont le spectacle a tourné dans le monde entier en 2011. Il a laissé des images inoubliables, cristallisant les rêves, les aspirations, les émotions de milliers de spectateurs. René Aubry se produit régulièrement sur scène et poursuit ses créations. Avec ce vingtième album inspiré, traversé d'énergie poétique, Aubry réussit une fois de plus à nous surprendre en nous entrainant sur ses chemins détournés au gré d'une liberté toujours revendiquée et de son intarissable inventivité.

Bring it back

par Catherine Russell
Un swing acoustique étincelant et une approche vocale étonnante font d'elle une des plus grandes interprètes de la scène musicale populaire américaine.

Brothers and sisters of the eternal son

par Damien Jurado
Le onzième album studio du songwriter américain et probablement son meilleur. Damien Jurado perçoit cet opus comme une suite à Maraqopa, son prédécesseur, sorti aussi chez Secretly Canadian, en 2012, et déjà vivement salué par la critique : "mon dernier disque était basé sur le rêve que j’ai fait d’un homme qui disparait, il quitte sa maison et décide de disparaitre. Celui-ci est à propos d’un homme qui part à la recherche de lui-même et ne rentre jamais chez lui". C’est donc logiquement qu'il a choisi de continuer à travailler avec le producteur Richard Swift (Foxygen, The Shins) mais en se tournant cette fois-ci vers des influences reggae dans l’esprit et dub dans les textures afin de créer "un univers spécifique, avec son propre symbolisme, son mythe de la création et sa liturgie" comme l’explique Father John Misty, l’ancien membre des Fleet Foxes.

Built on glass

par Faker, Chet
(...)Par quelques touches d'orgue, des choeurs lointains, une brassée de cuivres, une corde suspendue, Chet Faker nourrit ses miniatures electro d'un peu de sang soul, gospel ou jazz, leur conférant cet ADN hybride qu'il enveloppe de son timbre plaintif. Le temps étant une notion assez distendue chez lui, il ne suffit parfois que d'un interlude comme l'ironique « No Advice (Airport Version) », ou à l'inverse des huit minutes envoûtantes de « Cigarettes & Loneliness », pour exprimer une idée ou la développer par un grand monologue. D'autres lames tranchantes comme « Blush » ou « 1998 », braqués sous la gorge, ne manquent de faire de Built on Glass un premier jet explosif. - Loïc Picaud

Comptines et chansons au bord de l'eau

par Choeur des Enfants (Le)
Didier Jeunesse a "pêché" dans sa production 17 comptines et chansons autour du thème de l'eau. Chants marins pleins d’énergie, petites comptines de tous les jours, chansons de colos et grands classiques à entonner dans la bonne humeur, le thème est vaste et la sélection réjouissante. Le cd offre une grande diversité musicale qui s’appuie sur des voix d’enfants et d’adultes, des choeurs d’hommes et une orchestration d’une grande variété.

Dark swing

par Ndidi
Ndidi est une force de la nature.de la nature sauvage de la colombie britannique où elle a grandi mais aussi de celle des scènes "open mic" à New York où tout un chacun tente sa chance au micro ; mais aussi de la nature des clubs de Toronto ou enfin de l'essence des vibrations de Paris où elle perfectionne son art et sa technique. "Dark Swing" a été écrit entre Paris et Los Angeles avec le producteur / musicien / songwriter Joel Shearer. L'album est une infusion de sons distillée autour de cette voix si rare, de son chant transpire l'univers musical de Ndidi empli de ses racines, World, Blues, Folk, Rock et Pop. Cela donne des chansons que l'on reconnait à la première écoute comme de vieux amis, mais sur lesquelles il est difficile de mettre une étiquette !

Mortissa

par Cigdem Aslan
On connait bien sûr le tango ou encore le fado, qui au fur et à mesure des années sont sortis de leurs contextes d'origine, ont traversé leurs frontières jusqu'à obtenir une place à part entière sur la scène des musiques du monde. Mais qu'en est il du rebetiko ? Qu'est-ce que le rebetiko ? Une musique d’origine populaire, une plainte mais aussi une révolte qui au fil du temps s’est forgé une excellence musicale à l’aune de son grand répertoire.

Sonates & airs pour violoncelle

par Martin Berteau
La passion de Christophe Coin pour un compositeur, quel qu’il soit, pour une époque ou pour un style, est toujours un gage de haute musicalité. Et c’est le cas de ce nouvel enregistrement de la Schola Cantorum Basiliensis - où Coin enseigne - centré sur l’un des pères fondateurs du violoncelle moderne, Martin Berteau, dont la production se situe au milieu du XVIIIe siècle. Son activité de professeur de plusieurs violoncellistes parmi les plus importants du temps et ses innovations techniques destinées à amplifier le registre et l’expressivité de l’instrument ont éclipsé ses compositions qui, de plus, ont souvent été attribuées à d’autres musiciens. En toute justice, Berteau est donc enfin reconnu grâce au talent de Christophe Coin (qui joua, comme le compositeur, de la viole de gambe avant de se dédier au violoncelle), entouré ici de deux de ses anciens étudiants, Petr Skalka et Felix Knecht, sur instruments d’époque, et accompagnés au clavecin par Markus Hünninger. Le programme contient des airs et des sonates (l’une d’elles, interprétée par les trois violoncellistes). Dans l’essai accompagnant le livret de ce CD (publié par Glossa dans le cadre de la collaboration avec la SCB), Thomas Drescher esquisse la vie et l’oeuvre de Martin Berteau, une personnalité injustement oubliée qui nous remémore l’origine d’un instrument si important pour notre culture musicale.

Transe lucide

par Disiz
On ne le présente plus : 15 ans de carrière, un premier rôle aux côtés de Béatrice Dalle, Jean-Pierre Cassel et Vincent Elbaz dans le film "Dans tes rêves", auteur de deux romans, dont le second, apprécié par la critique. Au théâtre, il joue le rôle d'Othello... 2014, il présente Transe-lucide son album le plus abouti et le plus personnel, qui surprend musicalement. Qu'on se le dise : Disiz a enfin réalisé l'album qu'il cherchait depuis des années. C'est une invitation dans le premier trajet d'une vie, un regard à la loupe posé sur un jeune gars qui s'est extirpé, sans se perdre ni se vendre, de la voie de garage qui lui était promise.

Mai 2014

Ecran total

par Mustang
Mustang est un groupe de rock originaire de Clermont-Ferrand. Le trio découvert au Printemps de Bourges sort un premier EP en 2007 et l'album A71 à l'automne 2009, au tempo rétro fifties assuré. Mustangrevient en 2011 avec Tabou qui sort au Japon en 2012. Son troisième album, Écran Total se pare de mélodies pop en 2014.

Home

par Electro Deluxe
Electro Deluxe est un rêve de musiciens aux formations et influences différentes qui se rencontrent pour créer une musique hybride, habile mélange de jazz, de funk et d'electro dont le dénominateur commun reste le groove. Les albums Stardown en 2005, Hopeful en 2007 et Play en 2010 servent à merveille ce cocktail prisé des amateurs de sons léchés. En 2013 sort le quatrième album Home.

Le baiser

par Billie
Voix sucrée, sourire de louve, boucles acérées, le coeur qui groove, quand Billie prend la pose, c'est pour mieux te manger mon enfant. Auteur à la prose sensuelle, Billie nous emmène de chimères en merveilles. Sultane à la poésie tragique, ou clandestine en ce monde, c'est autant d'histoires que Billie raconte. Elle est unique, mais quand elle boucle sa voix sur scène, et nous absorbe dans son monde, elle est multiple, elle est nombreuse, elle est partout. Fidèle et sauvage, elle règne sans partage sur la lumière et abandonne l'ombre à Teddy Elbaz aux claviers et machines.

Magnificat : WQ.215, Heilig ist gott WQ.217

par Carl Philipp Emanuel Bach
Le 9 avril 1786, Carl Philipp Emanuel Bach dirige à Hambourg un concert de bienfaisance. Au programme, trois de ses meilleures oeuvres, représentatives de son génie : la Symphonie Wq 183/1 (1780), le Magnificat composé en 1749 dans l’espoir de succéder à son père comme Cantor de Leipzig, et enfin l’époustouflant Heilig (1776) à double choeur, dont il écrit : "Dans le genre, ce sera mon chant du cygne, et servira à ce qu’on ne m’oublie pas trop vite après ma mort." Il eut raison : 200 ans après sa naissance, ce CD reprenant le même programme en témoigne.

Salaud on t'aime : Bande originale du film de Claude Lelouch

par Divers
Un photographe de guerre et père absent, qui s'est plus occupé de son appareil photo que de ses 4 filles, coule des jours heureux dans les Alpes avec sa nouvelle compagne. Il va voir sa vie basculer le jour où son meilleur ami va tenter de le réconcilier avec sa famille en leur racontant un gros mensonge. La Bande Originale du Film est composée de titres d'Ella Fitzgerald, Duke Ellington, Georges Moustaki, et de compositions de Francis Lai et Christian Gaubert.

Sometimes too much ain't enough

par Excitements (The)
The Excitements est de retour avec un troisième long format. L'essence du groupe n'a pas changé - soul, R&B et une touche de gospel 50s - mais le son est maintenant complètement affiné, affûté. Tous les titres sur Sometimes Too Much Ain't Enough sont des singles potentiels, l'album offre tout, du R&B sophistiqué à l'instru Stax-style en passant par des ballades hypnotiques. Produit par Mike Mariconda, cet album voit le groupe passer de petit combo à l'orchestre, atteignant un dynamisme sans précédent.

Souvenirs d'enfance

par Sylvain Luc
Reconnu comme un des grands guitariste de jazz, Sylvain Luc a toujours eu beaucoup de plaisir à explorer le répertoire des chansons enfantines lors de ses concerts solo. Un plaisir qu'il a voulu graver sur cet album dans lequel les thèmes incontournables des comptines sont interprétées le plus sobrement possible.

The new tango songbook

par Plaza Francia
Ce n'est pas une surprise de retrouver Catherine Ringer en vedette - elle est seule sur la pochette du disque - d'un projet d'essence hispanique. La moitié restante de Rita Mitsouko ne s'est jamais privée de montrer son appétence pour l'univers latino (la chanson « Marcia Baila », sa participation au spectacle Concha Bonita (2002) d'Alfredo Arias et son incursion sur l'album Rendez-Vous Chez Nino Rota en 2008) et se révèle une chanteuse de tango compétente sur l'album de Plaza Francia. Il faut dire qu'elle est placée dans les meilleures conditions avec des chansons quasiment composées sur mesure par Christoph H. Müller et Eduardo Makaroff, membres fondateurs de Gotan Project et chantres du néo-tango. On n'oubliera pas non plus la présence de l'Argentin Gustavo Beytelmann, chargé d'enrober A New Tango Songbook d'arrangements splendides.(...) - François Alvarez - music-story.com

Think about your futur now

par Mat3r Dolorosa
Guitariste de formation et graphiste de profession, Tristan aka Mat3r Dolorosa nous présente son projet solo, fruit de l'aboutissement d'un long travail introspectif. C'est bercé par les albums Kid A (Radiohead), the Fragile (NIN), les concerts de Bjork, Massive Attack, ou Dj Krush qu’il commence à s'éloigner de ses amours de jeunesse pour concevoir la guitare comme un outil, la mélodie et l'harmonie comme finalités. Il s'investit au sein des collectifs Rockwave ou Jarring Effects, appréhende ses envies, ses idées. Autodidacte, il commence donc à sampler ses compositions de guitare puis de batterie, triturer le son qui en découle pour façonner les fondations d'une musique qui s'imagine, qui se regarde. Ses productions, expressives et intenses, trouvent ainsi naturellement leur place entre electronica ambient, abstract hip-hop et électro progressive, non sans rappeler l'univers charnel d'EZ3kiel ou les débuts de Fumuj.

Avril 2014

A fabric of beliefs

par Witxes
WITXES fût l'une des révélations de l'année 2012 en terme d'Ambient Expérimental sans aucune limite ni frontières stylistiques. Ce second opus "A Fabric Of Beliefs" est la suite logique et "Sorcery Geography" et contient une fois de plus une musique contemplative aux multiples influences (acoustique, modern classical, dark ambient, field recording, experimental electronica, dark jazz, drone). A DECOUVRIR DE TOUTE URGENCE !

Cosi fan tutte

par Wolfgang Amadeus Mozart
Le ténor mexicain Rolando Villazón n’est plus à présenter. Quant au jeune chef québécois Yannick Nézet-Séguin, actuellement à la tête du Philadelphia Orchestra, il est l’étoile montante de Deutsche Grammophon. Le label jaune a associé ces deux talents pour un projet ambitieux, l’enregistrement d’un cycle composé des sept opéras de maturité de Wolfgang Amadeus Mozart. Enregistrée lors du festival de Baden-Baden, cette version de Cosi fan tutte réunit, en plus de Rolando Villazón dans le rôle de Ferrando, un casting de rêve : Miah Persson, Mojca Erdmann, Alessandro Corbelli...

Emmaar

par Tinariwen
Tinariwen est le groupe Touareg par excellence, un groupe aujourd'hui mythique tant il représente depuis le début des années 2000 la culture Touareg au Mali et bien au-delà des frontières du pays. Un groupe aux influences multiples, bien que basé avant tout sur sa propre culture, qui mélange aujourd'hui le blues et la musique traditionnelle (Assouf) au rock. En effet, la formation a pour la première fois enregistré un album loin de ses terres (dû aux évènements), dans le désert du Mojave en Californie. Un album sur lequel on retrouve nombre d'invités prestigieux tels que Josh Klinghoffer (guitariste des Red Hot Chili Peppers), Matt Sweeney (guitariste de Chavez), Fats Kaplin (violoniste et steel pedal de Nashville) ainsi que le poète Saul Williams. Si l'on rajoute à cela un ingénieur du son de Nashville qui a l'habitude de travailler avec Jack White, vous obtenez un rock hypnotique aux guitares ensorcelantes, d'une expression rare.

Flesh and blood

par John Butler
The John Butler Trio reprend du service avec l'album Flesh & Blood, comprenant au passage un changement intervenu en août 2013 avec le départ du batteur Nicky Bomba, remplacé quelques mois plus tard par Grant Gerathy. On ne peut pas dire que ce changement soit d'importance tant Flesh & Blood fait la part belle à des titres où John Butler évolue presque en solo. Le défenseur de la nature, qui aime les couleurs rastafariennes, semble en effet avoir voulu faire un album plus introspectif qu'à l'habitude. Si le rock mâtiné de reggae a encore droit de cité, ce sont les chansons folk ou d'inspiration blues qui retiennent l'attention sur Flesh & Blood. Ainsi, « Bullet Girl » témoigne de cette volonté de taquiner un style épuré et un rien nostalgique. Même si la basse et la batterie se font entendre sur « Only One », la tonalité est également très dépouillée. Introduit par des bruits de la nature et un chant d'inspiration aborigène, « Wings Are Wide » achève de convaincre du bien-fondé de cette nouvelle direction.(...) - François Alvarez - music-story.com

I know I'll be alright

par Térez Montcalm
Avec son disque précédent, Here's to you, la chanteuse canadienne Térez Montcalm nous avait gratifiés, de façon inattendue, de standards empruntés au répertoire de la grande Shirley Horn, la championne absolue des tempos ultra lents. Avec I know I'll be alright, elle retourne à une musique pop-jazz-rock qui est plus dans son genre expansif. La grande force de Térez Montcalm réside dans une expressivité torride, qui la fait passer des feulements sensuels à des raucités de prédatrice amoureuse. Sa voix est puissante, profonde et sait aussi se faire féline et chatoyante. Une voix vraiment exceptionnelle, qu'elle met au service ici de chansons empruntées à Stevie Wonder (Superwoman), Gilbert Bécaud (Je reviens te chercher, très réussi), Neil Young (une Philadelphia prenante), Michael Jackson (Wanna be startin' somethin'), David Bowie (Ashes to ashes), auxquelles elle ajoute d'excellentes chansons à elle. Ce qui donne au total un disque très bien composé et qui maintient constamment l'intérêt, voire l'émotion. Térez Montcalm a fait appel à des Français, jazzwoman (Géraldine Laurent, très inspirée en solo comme dans ses arrangements) et jazzmen (Pierre de Bethmann, impeccable comme toujours, Christophe Wallemme, Nicolas Moreau) pour concevoir et jouer cette musique entraînante qui vous réchauffe l'âme et le corps. - Michel Contat - Telerama n° 3342

Jericho road

par Eric Bibb
Eternelle générosité, éternelle beauté, éternelle profondeur du blues qui donne un sens à la souffrance par cette distance émouvante qui le caractérise. A ceux qui l'ont chevillé au corps et à l'âme, on ne sait pas trop par laquelle de deux bonnes nouvelles commencer. Un disque d'Eric Bibb, Jericho Road, son meilleur depuis longtemps, nous restitue cette voix d'airain et de muscle, cette voix mâle et tendre qui a fait de lui une présence indispensable du blues moderne. Bibb et son complice Glen Scott, claviériste, et chanteur lui aussi, offrent là treize blues qui n'en ont pas tous la forme (ses fameuses douze mesures), mais proposent chacun une histoire, rappelant que le blues, c'est aussi une chanson chargée de l'expérience du monde. Les sonorités souvent discrètement pop de ce disque n'altèrent en rien l'authenticité de son inspiration. (...) - Michel Contat - Telerama n° 3344

Mozart / Beethoven / Schubert

par Menahem Pressler
Menahem Pressler, légende vivante du piano, a réuni trois partitions viennoises dans cet album anniversaire. Dans ce récital, la tradition est viennoise. La ville y joue un grand rôle, comme ce sera plus tard le cas à Leipzig pour Mendelssohn et Schumann. Il n’y a rien de plus beau à ses yeux que le Rondo de Mozart. Cette musique comporte à la fois de la tristesse et de la joie. Or ce sont des sentiments qui ont été largement éprouvés par l’interprète. Cette pièce qui fait partie des pages les plus personnelles que Mozart aient composées est ici enregistrée pour la première fois par le Maître. En le couplant avec les Bagatelles de Beethoven, il offre un lien spirituel avec Mozart. Dans la Sonate en sol majeur de Schubert, Menahem Pressler s’interroge longuement sur la manière de traduire cette danse libre, qui fait aussi référence au chant, à l’art du Lied.

Paon d'or

par Ludéal
(...)Composé de onze titres, Paon d'Or s'avère un album racé dont le mélange de sonorités synthétiques et acoustiques, fruit d'un travail fait main et à la maison, trace les contours de mélodies toujours plaisantes. À la belle envolée country de « Cheveaux sauvages » (quelque part entre « Osez Joséphine » et le générique de Get Carter), en parfaite introduction, suit la rêverie en apesanteur de « Allons nous coucher », où l'imagination de l'auteur glisse dans une lazy afternoon accompagnée ou non. Premier extrait de l'album, « Le Jardinier japonais » monte en puissance dans un rock très années quatre-vingt. D'embardées folk open tuning façon « L'Appétit » à l'évocation sombre et poétique de « Après l'obus », en passant par les arpèges élégiaques de « Au large » et la ballade western « L'enfant du tipi d'à côté », Ludéal montre une habileté de compositeur doublée d'une belle maîtrise instrumentale, faisant de Pan d'Or un ouvrage à l'éventail varié, souvent léger et agréable. - Loïc Picaud - music-story.com

Pierre et le loup et le jazz

par Sergej SergeeviÏc Prokof'ev
Pierre et le Loup réinventent le jazz ! Denis Podalydès, Leslie Menu et les musiciens de The Amazing Keystone Big Band vous invitent à redécouvrir une histoire pas comme les autres, racontée en musique par chacun des instruments du grand orchestre de jazz : toute la famille des saxophones, les trombones, trompettes, la flûte, le piano, la guitare et la batterie nous font voyager à travers les différents styles du jazz et c'est irrésistible ! Chaque épisode du conte de Serge Prokofiev sera malicieusement croqué par Martin Jarrie dans ce livre-disque généreux et qui ne s'adresse pas qu'aux petits : après le conte, les musiciens prolongeront le plaisir en se livrant à un boeuf endiablé sur les différents thèmes de Pierre et le Loup, plus jazz encore.

Mars 2014

Bilan et perspectives

par Reno Bistan
Il y a indéniablement une griffe Bistan, une manière d'être, un rien décalée, looser des sentiments certes mais acteur de sa vie, souvent en des chroniques sociales qui font ou devraient faire référence. Michel KEMPER, Nos Enchanteurs C'est drôle, inventif, poétique, souvent engagé, avec un vrai don de parolier. - Blaise Merlin - Festival Musiques et Jardins (Paris)

Comptines et berceuses des rizières

par Chantal Grosléziat
Embarquez pour un beau voyage au pays des rêves, avec Comptines et berceuses des rizières, 29 comptines de Chine et d' Asie : quel beau voyage ! On retrouve les paroles des berceuses dans les alphabets d'origine transcrites en caractères latins. Des commentaires expliquent l'origine et l'histoire de ces chansons d'une grande poésie.

Ghost Surfer

par Cascadeur
Bas les masques serait-on tenté de dire. Pas que les casques d'astronaute ou les cagoules de catcheur mexicain soient intrinsèquement gênants, mais on aimerait bien que le talent ait le courage de se présenter devant nous à visage découvert. Ceci dit, dans le cas d'Alexandre Longo il suffit d'écouter son deuxième album Ghost Surfer pour voir surgir le visage radieux d'un artiste épanoui. (...) En parlant de génie, la présence de Christophe sur « Collector » vaut adoubement même si la seule chanson en français du disque n'en est pas la meilleure. On ne peut pas non plus passer sous silence « The Crossing » écartelé entre la voix de Stuart Staples de Tindersticks et les sonorités du cornet de Médéric Collignon. Arrivé à ce point, on peut tourner et retourner Ghost Surfer dans tous les sens, le parer de tous les masques possibles, la conclusion reste la même : la musique électronique française vient d'accoucher d'un chef d'oeuvre dont le retentissement devrait survivre au temps qui passe. - François Alvarez - music-story.com

Hk présente les Déserteurs

par Hk Et Les Deserteurs
Ce n’est pas pour rien que ce projet s’appelle ainsi : Kadour Hadadi a déserté à la fois les usages traditionnels de la chanson et les attaches exclusivement méditerranéennes du chaâbi. Il a fait ce que lui dictait sa conscience et même tout simplement son identité de Français né à Roubaix de parents algériens. Ce disque est la plus belle désertion depuis longtemps : une quinzaine d’immenses classiques prennent la tangente ; Boris Vian, Jean Ferrat, Renaud, Maxime Le Forestier ou Serge Gainsbourg s’évadent dans le chaâbi comme s’ils avaient toujours vécu là-bas. Pour ce faire il fait appel à deux figures emblématiques, P’tit Moh (Gnawa Diffusion), et Rafah Khelifa (Souad Massi).

Insolite

par Dj Fly
"Cet EP retranscrit toutes mes influences musicales : hip-hop, électro, dubstep, etc. Il y a du scratch plus ou moins mis en avant dans tous les morceaux". (...) Seul pour de puissants morceaux électro (Rocking With The Best) ou plus hip-hop instrumental festif (Keep On), accompagné de rappeurs (Anton Serra sur l'efficace Insolite et Les Gourmets sur La Tête la première) ou de ses anciens acolytes du Scratch Bandits Crew pour une performance de scratch music envoûtante (Cinematix), DJ Fly montre différents visages tous aussi convaincants. Comme en compétition ( de DMC), le Lyonnais démontre sa faculté à mettre sa technique au service de la musicalité, dans une version toutefois bien plus accessible au grand public, les routines de championnat restant un exercice réservé aux initiés. L'exemple le plus probant est bien entendu avec Les Pentes, quand le scratch vient forger totalement la mélodie. - retourdesdj.net

I wanna be evil

par René Marie
Elle a commencé sa carrière musicale en 1997 –à l’âge de 42 ans- sur les encouragements de ses deux fils. Dix albums plus tard et une récompense décernée par le prestigieux magazine Down Beat comme "révélation de l’année", le site Allmusic décrit cette native du Virginia comme "une chanteuse de jazz reconnaissable et plutôt imprévisible" qui -selon son humeur- peut être décalée et espiègle une minute, mélancolique, nostalgique ou sexy la suivante". La chanteuse démontre toutes ces qualités dans cet album, son troisième opus sur Motéma music.

Paganini fantasy

par Niccolo Paganini
Après le succès de son album Les cinq saisons, Nemanja Radulovic nous présente là un disque consacré à Paganini, avec pour souhait de changer l’image du compositeur et montrer qu’il n'est pas seulement le compositeur de la virtuosité. Car si Paganini doit sa réputation à sa technique instrumentale inégalée, le musicien franco-serbe voit aussi, à travers cette musique, un compositeur qui a permis aux violonistes de se sentir plus proches de la voix humaine.

Queen between : Susheela Raman

par Susheela Raman
La chanteuse anglo-tamoule renoue avec la veine crossover la plus frontale. On y retrouve, bien sûr, son timbre grave et ses suaves circonvolutions vocales, ainsi que l'influence des musiques carnatiques et autres folklores du sud de l'Inde dont elle a fait son envoûtante marque de fabrique. Seulement, Su­sheela Raman, qui a multiplié ces dernières années les séjours au Rajasthan et au Pakistan, s'abreuve davantage aux traditions mystiques du nord du sous-continent : les chants dévotionnels hindous des Bauls du Bengale, le folk hypnotique des Manganiars (musulmans) du Rajasthan et le qawwali soufi, qu'elle syncrétise dans un répertoire largement anglophone. Entre douce méditation et incantation ténébreuse, elle déploie ainsi un univers de pop en transe très acoustique (en dehors de quelques échos psyché sur les lignes chorales), porté par la frénésie de ses musiciens indiens, aux tablas, timbales nagara ou flûte narh. Sur les trois titres les plus marquants de l'album, elle s'efface davantage face aux huit chanteurs qawwals du groupe Rizwan-Muazzam : dans ce tourbillon enivrant d'harmoniums, de claps de mains et de voix extatiques, elle-même se contente de quelques ponctuations véhémentes. Le cocktail n'en est que plus efficace. - Anne Berthod - Telerama n° 3349

Rivière noire

par Rivière Noire
(...)Moins rock, plus onirique, le charme lumineux de cette Rivière noire hantée par les djinns tient aussi à l'harmonie des douces sonorités lusophones et des lancinantes voix mandingues : la simplicité de la partition est transcendée par la spontanéité de l'échange (Bako Dagnon, toujours puissante), par quelque chose qui relève plus de la poésie (les ponctuations erratiques de Bloffou sur Viver aqui) que de l'énergie brute, notamment sur le sublime Bate longe, porté par le chant majestueux du grand Kassé Mady Diabaté. L'instinct musical des invités africains y est pour beaucoup. Mais l'orfèvre Lamoot (il a travaillé pour Bashung, Noir Désir ou Salif Keita) a également fait des merveilles au mixage. Et si tous les titres ne sont pas à la hauteur de Bate longe, leurs rengaines efficaces font mouche : pour peu que l'on s'accommode d'une certaine facilité mélodique, on devient vite accro. - Anne Berthod - Telerama n° 3341

Soulscape

par Kennedy Harrison
Ex-musicien du groupe de Detroit The Chairmen Of The Board qui enregistra dans les années 70 sous la houlette du fameux trio d'auteurs-compositeurs de la Motown (Holland-Dozier-Holland), Harrison Kennedy a mis depuis plus de dix ans sa voix de soul man au service d’un blues rustique et acoustique totalement contemporain.

Février 2014

Between Dogs & Wolves

par Piers Faccini
(...)Difficile de relier cet album à un courant ou une époque. Des colorations de musique de chambre s'y discernent, de même que quelques échos du british folk anglais des années 70. Mais depuis son studio installé dans les contreforts des Cévennes, Piers Faccini a peint des tableaux parfaitement intemporels, inspirés autant par la mélancolie que l'apaisement et baignés dans une lumière crépusculaire, « entre chien et loup »... - Bertrand Bouard - Mondomix

Beyoncé

par Beyoncé
(...)C'est en quelque sorte du R&B alternatif qui est présent sur un album qui s'apparente plus à du Erykah Badu ou à du Janelle Monae qu'à du Rihanna ou du Miley Cyrus. Il est alors temps de déguster la confession de « No Angel » où la voix de Beyoncé est autant à nu que ses révélations intimes. Débuté presque a capella, « Blow » démarre sur un funk gluant que l'on jurerait sorti des délires les plus sexuels du maître de Paisley Park. « Superpower » avec Frank Ocean donne dans la gravité et la confrontation de deux voix que tout oppose. La jeune mère aurait sans doute pu nous éviter les babillements de sa fille Blue Ivy sur « Blue », mais on peut lui pardonner d'être gaga devant sa progéniture comme tout parent qui se respecte. Surtout que Beyoncé est un cadeau d'autant plus beau qu'il est inattendu. Et qu'il constitue surement l'album le plus dépourvu d'artifices de la dame depuis ses débuts. - François Alvarez - music-story.com

Birds requiem

par Dhafer Youssef
Attiré par les vents contraires, c'est vers la Scandinavie que s'est dirigé Dhafer Youssef afin d'accoucher en studio les fruits de son inspiration. Renouant avec le style épuré de ses débuts et mettant de côté les excentricités électroniques de ses récents travaux, il en profite pour retrouver le complice d'Electric Sufi, le trompettiste norvégien Nils Petter Molvaer. (...) Divisé en quatre parties, l'album inspiré par le chant des oiseaux traduit en musique le sentiment de liberté qu'évoque l'envol des volatiles vers des destinations inconnues.(...) Faisant la part belle aux atmosphères contemplatives, Birds Requiem se fraie un chemin entre nuages sombres et éclaircies. Et c'est sur un doux « Ascetic Journey » que le convoi se dirige vers la cérémonie finale qui constitue le dernier chapitre, « Whirling Birds Ceremony ». - Loïc Picaud -

Love muzik

par Camille Bazbaz
(...)Artisan d'une chanson patinée, travaillée à l'ancienne et sourcée aux différents idiomes soul, folk, rock, rocksteady ou reggae, Camille Bazbaz est autant un musicien aguerri et emballant qu'un auteur attachant, à l'univers décalé mais proche du quotidien. Après le blues cabossé de « Poubelles » chaufé à l'harmonica (« Y'a plus rien dans mon frigo / Des restes de mon ego / Un vieux fond de ragot »), la soul déglinguée de « Si j'avais su » se laisse chahuter par un piano bastringue ou une guitare fiévreuse. Puis l'album glisse doucement de l'amour fou et son cortège d'inquiétudes et de souffrances vers la fragilité et le doute, signalant le désamour et, inévitablement, la fin de l'histoire. En cela, Love Muzik n'usurpe pas son intitulé d'un album où l'amour et la musique font jeu égal. - Loïc Picaud - music-story.com

Mandela, long walk to freedom

par Heffes, Alex

Musiques de cinéma pour petites oreilles

par Divers
(Re)découvrez les plus grands thèmes musicaux du cinéma La guerre des étoiles, James Bond, Fantasia, Il était une fois dans l'ouest, La panthère rose... Quel rôle la musique joue-t-elle au cinéma ? Comment le réalisateur et le compositeur travaillent-ils ensemble ? Un nouveau volume dans la collection Musiques pour Petites Oreilles. Musiques de cinéma pour petites oreilles est une invitation à se plonger dans l'atmosphère magique du cinéma. L'oncle d'Amérique, compositeur de musiques de films à Los Angeles, rend visite à sa nièce en France. Lors d'un weekend, il lui présente les grands films du cinéma hollywoodien et l'emmène dans un voyage au coeur des plus belles musiques de cinéma. Nouveau volume de la collection pour les petites oreilles : pour initier les plus jeunes à la musique, explorer les grands courants musicaux et les artistes incontournables de chaque style en écoutant une histoire. A partir de 6 ans

Ravel - musique pour piano : Intégrale

par Maurice Ravel
François Dumont, l'un des pianistes français les plus brillants de sa génération, est lauréat des plus grands concours internationaux : le concours Reine Elisabeth à Bruxelles en 2007, le Concours Chopin de Varsovie en 2010 (avec dans le jury Martha Argerich et Nelson Freire), et en 2012 les Piano Masters de Monte Carlo. Il collabore pour la première fois avec le label Piano Classics, à l'occasion de l'intégrale de la musique pour piano de Ravel la plus complète à ce jour, contenant à la fois la transcription de La Valse, et la plus rare Parade. Un jeu pianistique de premier rang, une virtuosité qui convie harmoniques merveilleux, couleurs enchanteresses et atmosphères géniales. Dumont laisse chaque oeuvre prendre forme de manière organique sous ses doigts, faisant ressortir la logique interne, la puissance et la beauté de ces pièces.

Rhythm & blues

par Buddy Guy
Buddy Guy is alive and well ! C'est plutôt une bonne nouvelle de retrouver le dernier des géants du blues encore sur pied, guitare à pois assortie avec la chemise, qui plus est sur la longueur d'un double album. Celui-ci, dernier-né d'une discographie démarrée en 1967 (soit une dizaine d'années après ses débuts en club), porte fièrement le titre de Rhythm & Blues : non pas un genre par face mais un mélange de blues accéléré et de morceaux plus proche des racines qui l'ont vu grandir de la Louisiane à Chicago. (...) Pour en arriver à cette démonstration de blues moderne et incandescent, il aura fallu passer par une première partie rapide et tout autant électrique, enchaînant pirouettes funky (« Best in Town »), boogie salé (« Messin' with the Kid » avec le remuant Kid Rock) et blues de (com)plaisance (« One Day Away »), aussitôt rattrapé par une série de feulements affolants, avec Miss Beth Hart (qui pour l'occasion délaisse Joe Bonamassa) sur « What You Gonna Do About Me » ou seul, livré à lui-même et son blues teigneux, en légendaire survivant et légataire universel d'un art séculaire. - Loïc Picaud - .music-story.com

Vari-colored songs

par Leyla Mccalla
Leyla McCalla est une artiste totalement atypique. Cette adolescente américaine d'origine haïtienne pratique un folk blues teinté de musique créole. Elle joue de la guitare et du banjo mais possède également une formation de violoncelliste classique. Ces multiples influences donnent à sa musique une couleur unique et révèlent un univers poétique et plein de fraîcheur.

Voodoo

par D'Angelo
Comment définir la soul? Ce mot magique très galvaudé retrouve toute sa noblesse avec "Voodoo", le second album du prodige D'Angelo, que l'on remarqua en 1995 avec le très groovy Brown Sugar, balade imparable qui lui valut ses premiers lauriers. Ici, D'Angelo prouve qu'il est ailleurs, très loin du r&b formaté de ses pairs. On pense à Curtis Mayfield, à Prince, on se noie dans Send It On, on vibre avec Left & Right (featuring Redman et Method Man). Un disque magique, sombre et parfois difficile d'accès qui s'impose dès sa sortie comme un indispensable.

Janvier 2014

Baron Samedi

par Bernard Lavilliers

Enfantillages 2

par Aldebert
Quatre ans après un premier volume, Enfantillages 2 reçoit une vingtaine d'invités sur ses dix-sept chansons espiègles en duo avec Sanseverino, Bénabar, Alexis HK, Didier Wampas, Alizée, Sophie-Tith, Archimède, Barcella, Carmen Maria Vega, Jocelyne Béroard et Jacob Desvarieux, Les Yeux Noirs, Claire Keim, Ours, Leeroy, François Morel, Ben Mazué, Ben Ricour, Louis Chedid, Jérôme Daran, Sirius Plan, Tactil Box ou Zola Tempo.

Harnoncourt - mozart: piano concertos nos. 23 & 25

par Wolfgang Amadeus Mozart
C'est la première fois que Nikolaus Harnoncourt enregistre les Concertos pour piano de Mozart, ici à la tête du Concentus Musicus (instruments d'époque), c'est bien entendu, sur pianoforte que Rudolf Buchbinder en est le soliste. Il joue un piano Walter, une copie conforme de celui que Mozart joua à l'époque de ces Concertos n° 23 & 25, et sur lequel il les joua vraiment lui-même en 1786. Chaque nouveauté discographique de Nikolaus Harnoncourt est un événement, celui-ci ne manquera pas de l'être, avec des ouvres majeurs de Mozart et une première discographique sur instruments d'époque pour le chef, comme pour le pianiste !

Hora kota

par Bonga
Quand Bonga parle, on retrouve par instants cet exceptionnel éraillement de la voix, ces inflexions exprimant d'emblée la cassure, la force arc-boutée et le vague à l'âme. Voilà quarante ans que cette voix séduit, étonne. Ce n'est pas seulement par son exotisme ni parce qu'elle met les nerfs à vif ou les sentiments en vrac. C'est parce qu'elle est unique, abrasive, résistante à tout, une qualité appréciée par Bernard Lavilliers, qui l'a embauché pour un récent duo, "Angola", publié dans "Causes perdues et musique tropicale", et repris dans "Hora kota". Bonga sait toujours émouvoir avec cette voix venue des profondeurs de son enfance à l'ombre de la jungle et d'un fleuve auprès duquel les anciens apprenaient le sens inéluctable du mouvement. A 69 ans, Bonga lui aussi est toujours en mouvement.

Inside Llewyn Davis

par Oscar Isaac
Inside Llewyn Davis relate une semaine de la vie d'un jeune chanteur folk dans son parcours à travers la scène folk du Greenwich Village de 1961. Llewyn Davis (Oscar Isaac) est à la croisée des chemins. Porté par les interprétations d'Oscar Isaac, Justin Timberlake, Carey Mulligan, ou encore Marcus Mumford et les Punch Brothers, la BO Inside Llewyn Davis est traversée par le son captivant d'un autre espace-temps. L'album compte douze nouveaux enregistrements réalisés spécialement pour le film et sa bande originale, plus une reprise de Dave Van Ronk. À noter également l'interprétation inédite de "Farewell" de Bob Dylan, enregistrée pendant les sessions de son album The Times They Are A-Changin' et disponible exclusivement sur cette bande originale.

Jumbie in the jukebox

par Kobo Town
Le son de Kobo Town mixant calypso, reggae roots, dub est unique : il ressuscite, revigore et redéfinit le calypso pour le nouveau millénaire. Fondé par le songwriter trinidadien, Drew Gonsalves, le groupe passe la musique des Caraïbes à travers le filtre du 21e siècle.

Light up gold

par Parquet Courts
Sauvage et déjanté, le premier album du duo texan installé à New York, est une véritable leçon de rock‘n’roll. Cultivant la science du morceau explosif, le groupe ne laisse pas un seul moment de répit à l’auditeur tout au long des quinze morceaux punk dévastateurs enchaînés à la vitesse de l’éclair.

No deal

par Melanie De Biasio
Avec ce deuxième album, la France s’apprête à découvrir Mélanie de Biasio, jeune musicienne et chanteuse belge au succès fulgurant dans son pays. Rarement un disque n’avait de récente mémoire déployé autant de beautés sombres et de luminescences cachées, parlant mille langues musicales tout en demeurant parfaitement accessible, à la fois séduisant et déroutant. C’est une invitation à l’apesanteur et à la rêverie qui arrive sans prévenir de là où on l’attendait le moins, de cette Belgique qui ne cessera jamais de nous surprendre.

Orelsan & Gringe sont les casseurs flowters

par Casseurs Flowters
Formé sur les bords de l'Orne en 2000, le combo fantasque et joyeusement immature, obsédé par la rime bien tankée, s'est jusqu'à présent montré outrageusement parcimonieux. Le CV est famélique : une mixtape anecdotique en 2004, un titre sur chacun des albums d'Orelsan et une apparition remarquée sur l'album de Taïpan. L'autoproclamé "groupe de rap le moins productif" se décide donc enfin à sortir du bois. Au menu d'un disque hors-norme : fables déglinguées, aphorismes ubuesques et saillies effrontées sur fond de nostalgie pop. Les deux comparses de longue date promènent le rap français là où il n'a encore jamais mis les pieds.

Pure heroine

par Lorde
Premier album pour cette chanteuse originaire de Nouvelle Zélande et qui est âgée d’à peine 16 ans.

Décembre 2013

Casse-pieds

par Henri Dès
Les arrangements et les choeurs de ce 18ème album sont orchestrés de main de maître par Martin Chabloz, complice de scène d’Henri.

Chopin : les Concertos pour piano de Lang Lang

par Frédéric Chopin
Le look atypique et la jeunesse de Lang Lang n'entravent en rien son talent et sa technique. Bien qu'ayant souvent joué ses deux œuvres en public, il a préféré attendre de pouvoir les enregistrer avec la crème des musiciens, dont la musicalité fait de leur participation à ce disque bien plus qu'un simple accompagnement. Du coup, c'est un véritable dialogue qui s'instaure entre les musiciens.

Les chansons de l'innocence retrouvée

par Etienne Daho
Cinq ans après la sortie de L'invitation, Etienne Daho revient avec un album, co-produit avec Richard Woodcraft, ingénieur et mixeur de l'album des Last Shadow Puppets et Jean-Louis Pierot, producteur notamment des albums "Fantaisie militaire" d'Alain Bashung et "Suppléments de mensonge" d'Hubert-Félix Thiéfaine.

Marshall Mathers LP 2

par Eminem
Ce huitième album du kid de Detroit est produit par Dr. Dre et Rick Rubin.

Messe en si mineur : Version 1733

par Johann Sebastian Bach
La genèse de cette 'grand-messe', décrite déjà en 1811 par Carl Friedrich Zelter comme 'vraisemblablement le plus grand chef d’oeuvre musical que le monde ait jamais vu', est encore aujourd’hui en partie mystérieuse. Après avoir joué et enregistré pendant plusieurs années les Messes dites 'luthériennes' (BWV.233 à 236) avec l’ensemble Pygmalion, un chemin logique nous a portés jusqu’à la version primitive de la Messe en si mineur BWV.232, autrement dit la 'cinquième Messe Brève', ne comportant que le Kyrie et le Gloria, portant donc l’appellation de Missa, et écrite en 1733 à l’intention du Prince électeur de Saxe installé à Dresde. Version presque inédite au disque, cet enregistrement clôt le cycle des Messes brèves de manière spectaculaire et confirme la position du chef Raphaël Pichon comme l’un des grands chefs baroques, ainsi que la qualité technique et artistique de ce jeune ensemble.

Rebel massive

par Dubmatix
L'artiste canadien, producteur et multi-instrumentiste, acclamé et reconnu Dubmatix est de retour avec son cinquième album "Rebel Massive", une nouvelle attaque de basses, chargée de sens. Ce nouvel album voit ce natif de Toronto affirmer plus que jamais son identité tout en se jetant dans des territoires jusqu'ici inexplorés, mêlant par exemple riddims reggae à de l'électronica actuel. Le tout portant sa signature unique, désormais reconnaissable qui en a fait, en l'espace de dix ans, un incontournable de la scène dub en France et en Europe. Sur ce nouvel opus, on retrouve à nouveau de grands noms sur les parties chantées : U Roy, Luciano, Horace Andy, Eek-A-Mouse, Earl Zero, Cornell Campbell pour n'en citer que quelques-uns. A noter, en dernier track de l'album, Dubmatix propose de créer son propre remix de Liberation en offrant les parties instrumentales séparées.

Tales of us

par Goldfrapp
Descendant en droite ligne de Felt mountain, le premier album onirique de Goldfrapp, Tales of us s’annonce d’ores et déjà comme un opus marquant dans sa discographie. Elaboré en studio pendant près de deux années avec son complice de toujours Will Gregory, il constitue certainement l’album le plus narratif, le plus intime et le plus cinématographique jamais enregistré par Goldfrapp.

The changing light

par Stacey Kent
10ème album pour Stacey Kent ce sera la sortie majeure de la rentrée en jazz vocal féminin. The Changing Light est un album inspiré des musiques brésiliennes, que ce soit par la reprise de classiques de Jobim ou la collaboration avec Marcos Valle, ainsi que la création de titres originaux, en s'entourant de l'équipe artistique qui avait participé au succès phénoménal de Breakfast in the morning tram.

The electric lady

par Janelle Monae
Avec un album inventif, ambitieux et sexy, l’Américaine Janelle Monáe offre à la soul music un merveilleux saut en avant. (...)Inspiré par un large âge d’or de la soul, plus pop et radio-friendly qu’ArchAndroid, The Electric Lady ne sonne pourtant jamais rétro, prévisible ou formaté : c’est un disque terriblement vivant et inventif. Janelle Monáe confirme qu’elle est une artiste démiurge et visionnaire, en totale liberté dans le monde qu’elle s’est créé, batifolant dans un jardin d’Eden où l’espace-temps n’existe pas. On sait qu’on l’y rejoindra le plus souvent possible. Album de l’année-lumière. - Stéphane Deschamps - .lesinrocks.com

Through the never : bande originale du film

par Metallica
Film exigeant aux moyens impressionnants, "Though the Never" est un long métrage à mi chemin entre blockbuster de fiction américain et captation de concert live. Metallica et leur concert sont au centre de l'action. Cette sortie représente un véritable événement pour les nombreux fans du groupe et la B.O. du film n'est autre qu'un double album live de Metallica enregistré à Vancouver où l'on retrouve tous leurs plus grands titres.

Novembre 2013

Archipel

par Peau
Perrine Faillet a été nourrie par la danse, le théâtre, la poésie sonore et l'esthétique de la performance. Artiste plurielle, c'est dans son home-studio qu'elle imagine le projet Peau. Trois ans après "Première mue", premier album unanimement salué par la critique, elle publie "Archipel", un recueil élaboré dans sa retraite du Vercors et au studio Farside à Paris. Au fil de morceaux oniriques et imprévisibles, chanson, électronique et post-rock s'entrechoquent, dévoilant une auteure, compositrice et interprète hors du commun, véritable exploratrice du verbe et des sons.

Grands airs d'opéra pour petites oreilles

par Collectif
Grands airs d'opéra pour petites oreilles est une invitation à plonger dans l'atmosphère riche et magique de l'opéra. L'écoute est progressive. D'abord les instruments de l'orchestre, puis les voix solistes de soprano, ténor et baryton puis les duos, trios et enfin les choeurs. Une comédienne guide les enfants de la fosse d'orchestre au paradis à la découverte des grands compositeurs d'opéra et de leurs airs à couper le souffle.

Porpora - airs pour Farinelli

par Nicola Porpora
Rendre hommage au roi des castrats par le biais des partitions de son maître et compositeur attitré Nicola Porpora, tel est l'angle adopté par le chanteur qui conserve à trente-sept ans cette étonnante fraîcheur vocale comme à ses débuts, ce timbre capable d'attraper les notes les plus hautes avec une souplesse et une douceur inégalable. Le fait est particulièrement patent dans les magnifiques airs de Polifemo (« Placidetti zeffiretti », « Nell' attendere il mio bene ») et de Sémiramide (« Riconsciuta si pietoso il tuo labbro » et « Regina dell'Assiria come nave in ria ») qui font par la même redécouvrir la plume alerte du compositeur napolitain. Brillantissime. - music-story.com

The bling ring : Bande originale du film de Sofia Coppola

par Sofia Coppola
La bande originale de ce film est composée de 17 titres avec de nombreuses têtes d'affiches mélangeant tous les styles puisqu'en effet on y retrouve Kanye West, Rick Ross, Lil Wayne, 2 Chainz ou encore Chris Brown pour le coté Hip Hop, mais aussi Azealia Banks, M.I.A pour le coté Electro ou encore Phoenix et Frank Ocean pour le coté Pop. Avec un casting aussi éclectique on ne peut que s'attendre à écouter une bande originale explosive en total adéquation avec l'énergie du film.

Tookah

par Emiliana Torrini
La chanteuse islandaise délivre une pop à l’orchestration acoustique mêlée de nappes électroniques sur laquelle se pose sa délicate voix parfois enfantine pour créer une atmosphère enivrante.

Universal breakdown blues

par Popa Chubby
Le nouvel album blues, gorgé de soul, du super champion incontesté des poids lourd du rock : Popa Chubby. Universal Breakdown Blues est une offrande moderne au blues urbain, véritable reflet de l'âme du monde dans lequel évolue Popa Chubby. 12 nouveaux titres explosifs qui capturent le feu et l'énergie de ses concerts incendiaires. On atteint ici de nouveaux sommets dans son art de manier la guitare de façon rageuse tout en gardant un côté roots et soul dont lui seul a le secret. Popa a réussi à mettre toute sa fougue habituelle dans le langage simple et universel de la musique et nous invite à le rejoindre dans cette grande fête du blues. Une super production qui constitue un véritable retour aux sources pour cette légende urbaine du blues !

Vuela

par Las Hermanas Caronni
Un violoncelle, une clarinette, presque pas de guitare ni de piano, quelques percussions, deux voix : les soeurs Caronni renouvellent, avec Vuela, le miracle de leur manifeste Baguala de la Siesta en 2010. Nées à Rosario, Argentine, les jumelles blondes ont fait à rebours le chemin de leurs grands-parents partis de Russie, de Suisse et d’Andalousie, à la recherche d’une terre promise. Instrumentistes classiques (clarinette pour Gianna, violoncelle pour Laura), elles ont jeté l’ancre en Gironde, du côté de Bègles, et réunissent dans leur musique toute la richesse de leur héritage : Europe et Amérique, musique savante, traditions populaires. Avec elles, le Bolero de Ravel est le prolongement naturel de Drume Negrita, berceuse afro venue de Cuba. Et les rythmes de la chacarera rencontrent les mots de Denis Péan, du groupe Lo’Jo. Ce disque enchanteur, à la fois chaleureux et mélancolique, illustre les deux visages de l’exil : le déchirement et la possibilité de tout réinventer. - François-Xavier GOMEZ - Libération.fr

Octobre 2013

Alabama Monroe : Bande Originale du film

par Broken Circle Breakdown Bluegrass Band (The )
Dans la filmographie de Felix van Groeningen, la musique est à l’image de ses personnages : nerveuse, sensuelle, attirante, passionnée. Pour Alabama Monroe, le réalisateur belge a décidé de rendre hommage aux Etats-Unis à travers une bande-son entre musique country et bluegrass.

If you wait

par London Grammar
Auteurs-compositeurs-interprètes, Hannah Reid, Dot Major et Dan Rohtman suscitaient déjà l'enthousiasme avant la sortie de ce premier album. Porté par la voix puissante d'Hannah, London Grammar est déjà régulièrement considéré comme le pendant pop de The XX.

La noche mas larga

par Buika
Buika, chanteuse espagnole d'origine équato-guinéenne, profondément habitée par la musique qu'elle crée et interprète, rassemble ses différentes origines au sein d'une musique singulière à la croisée du flamenco, du jazz et de la musique populaire espagnole. C'est avec "Mi Nina Lola" en 2006 qu'elle se révèle au public français qui tombe littéralement sous le charme de cette grande voix jazz. Cet album sera d'ailleurs récompensé à deux reprises aux Latin Grammy Award 2006 et s'écoulera à plus de 27 000 exemplaires en France.

Les plus belles berceuses jazz

par Valérie Rouzeau

Liquid spirit

par Gregory Porter
"Liquid Spirit", le premier album de Gregory Porter pour Blue Note, succède à deux disques, sortis sur des labels indépendants, qui ont été salués par la critique et lui ont très rapidement permis de devenir l'un des chanteurs de jazz actuels les plus reconnus, tout en lui valant deux nominations aux Grammy Awards. Gregory Porter voit dans "Liquid Spirit" une progression logique au sein de sa production discographique naissante et est en partie issu de la rencontre de ses nouveaux fans. Il est indéniable que Porter possède un don pour écrire, en partant de sa propre expérience, des chansons poignantes auxquelles les auditeurs s'identifient immédiatement. Ajoutons à cela des mélodies accrocheuses qui entrent instantanément dans vos oreilles pour ne plus en sortir Gregory Porter est assurément la révélation Jazz des deux années passées. Il sera à coup sûr la révélation musicale (tous genres confondus) de cette rentrée automnale.

Steffani - stabat mater

par Agostino Steffani
En 2012, Cecilia Bartoli nous a fait découvrir un compositeur italien oublié, Agostino Steffani. Enthousiasmée par la musique de ce personnage fascinant, elle a donc décidé de poursuivre sa mission en enregistrant un joyau oublié et quasiment inconnu du compositeur italien, son émouvant Stabat Mater.

The ballad of boogie christ : Acts 1 & 2

par Joseph Arthur
Après neuf albums et onze EPs, Joseph Arthur, découvert à l origine par Peter Gabriel et Lou Reed, revient chez son premier label Real World. Il a enregistré un double album concept dont le personnage principal est, dixit l artiste, « un caractère de fiction basé principalement sur ma propre existence ». Enregistré lors de sessions à New York, Los Angeles, Minneapolis, ce riche recueil de 24 chansons s abreuvant à l histoire du rock marque la signature d un très prolifique auteur. « Cet album est très différent de ce que j ai enregistré de par le passé. C est une production importante avec des cuivres et la participation de grands artistes tels Garth Hudson, Ben Harper, Jim Keltner, et beaucoup d autres... C est un album de soul-rock psychédélique au sujet de la rédemption retrouvée et de nouveau perdue, probablement le plus inspiré depuis les dix-sept années que j enregistre des disques. Je l ai peaufiné dans ma tête pendant des mois et des mois avant de le sortir. J ai hâte que vous puissiez l écouter ! ».

The Deluxe family show

par Deluxe
S'inspirant des grands maitres du hip-hop, du jazz, du groove et du funk, DELUXE crée sa propre recette musicale. Après un passage remarqué sur TARATATA et une tournée SOLD OUT dans toute la France, le groupe DELUXE (laureat du prix Adami Deezer Talents 2013) dévoile enfin son 1er album The Deluxe Family Show. La sortie de l'album sera soutenu par une impressionnante tournée de plus de 80 dates qui permettra sans aucun doute aux talentueux aixois de confirmer les énormes attentes qu'ils ont su générer depuis leur débuts.